mardi 23 février 2010
Couch Potato Olympics
The Daily Beast a lancé une autre sorte de compétition : le "Couch Potato Olympics". Cette compétition avait pour but de déterminer quelles nationalités étaient les plus paresseuses. Pour établir ce classement, les critères étaient clairs et regroupaient le nombre moyen de calories ingurgitées quotidiennement, le nombre d'heures passées quotidiennement devant la télévision, le pourcentage des individus pratiquant un sport, et celui des personnes utilisant Internet explique Rtlinfo.be. Ainsi, grâce à l'étude de ces critères et des résultats, il semblerait que ce soient les Américains qui seraient les plus paresseux. Ce résultat est notamment dû à leurs scores très importants concernant le nombre de calories ingurgitées chaque jour et le nombre d'heures passées devant le petit écran. La deuxième place est attribuée au Canada, puis à la Belgique et la Turquie. La Grande-Bretagne clôt le Top 5.
dimanche 21 février 2010
UK: Jobless migrants living in shanty towns offered free flights home
Homeless east European migrants are being offered free flights back to their home country by a government-funded scheme set up to combat the rise of shanty towns in rural Britain.
The scheme, known as the National Reconnection Service, is expected to cost about £150,000 and is being trialled in Boston, Lincolnshire, and Peterborough, Cambridgeshire, two towns that have experienced a large influx of migrants seeking work.
In 2008, the government said that a quarter of Boston's population was made up of migrants and that 65 languages could be heard in the streets and fields of the county. Workers came to the Lincolnshire town to pick fruit and vegetables, but the jobs dried up during the recession and many migrants returned home.
However, a significant number have remained, hoping that things would get better. As the economy faltered, some found themselves without work or any entitlement to social security benefits. Ultimately, a number became homeless. As a result, some of Boston's residents now speak of a new phenomenon – shanty towns.
Boston's authorities have become so concerned that they have enlisted the assistance of Crime Reduction Initiatives (CRI), an organisation funded by government and local authorities, designed to address the causes of disorder in communities. Its job is to assess the homeless and ascertain if they can get state benefits. If they are not eligible, they can be offered a one-way ticket back to their country of origin.
(...)
http://www.guardian.co.uk/uk/2010/feb/07/shanthy-town-migrants-free-flights
The scheme, known as the National Reconnection Service, is expected to cost about £150,000 and is being trialled in Boston, Lincolnshire, and Peterborough, Cambridgeshire, two towns that have experienced a large influx of migrants seeking work.
In 2008, the government said that a quarter of Boston's population was made up of migrants and that 65 languages could be heard in the streets and fields of the county. Workers came to the Lincolnshire town to pick fruit and vegetables, but the jobs dried up during the recession and many migrants returned home.
However, a significant number have remained, hoping that things would get better. As the economy faltered, some found themselves without work or any entitlement to social security benefits. Ultimately, a number became homeless. As a result, some of Boston's residents now speak of a new phenomenon – shanty towns.
Boston's authorities have become so concerned that they have enlisted the assistance of Crime Reduction Initiatives (CRI), an organisation funded by government and local authorities, designed to address the causes of disorder in communities. Its job is to assess the homeless and ascertain if they can get state benefits. If they are not eligible, they can be offered a one-way ticket back to their country of origin.
(...)
http://www.guardian.co.uk/uk/2010/feb/07/shanthy-town-migrants-free-flights
jeudi 18 février 2010
Le français rend intelligent !
Verbes irréguliers, accords improbables, genres arbitraires, tous les grammairiens le disent : le français est une langue difficile. Et si cette complexité expliquait les performances des mathématiciens francophones ?
Le français est une langue "épouvantablement difficile, compliquée, pleine de nœuds", reconnaît l'écrivain Claude Duneton dans sa chronique du Figaro Littéraire. Regardez tous "ses verbes irréguliers, ses participes inaccordables, ses adjectifs incontrôlés, ses pluriels singuliers, ses temps désuets". Sans parler des genres, totalement arbitraires. Pourquoi la table et le bureau, la rose et le lys ? Même les grammairiens se plaignent de la difficulté du français. S'amusant à prendre le contrepied de ce constat largement partagé, Claude Duneton fait une "supposition parfaitement gratuite" : "et si cette subtilité, justement, ce côté dentelle, faisait une des forces secrètes du français ? (…) Si cette langue favorisait le développement de l'esprit mathématique ?" Cela permettrait d'expliquer un grand mystère: le fait que "les mathématiciens français, francophones, sont à la pointe de la recherche, mondialement".
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/8431-le-francais-rend-intelligent
Le français est une langue "épouvantablement difficile, compliquée, pleine de nœuds", reconnaît l'écrivain Claude Duneton dans sa chronique du Figaro Littéraire. Regardez tous "ses verbes irréguliers, ses participes inaccordables, ses adjectifs incontrôlés, ses pluriels singuliers, ses temps désuets". Sans parler des genres, totalement arbitraires. Pourquoi la table et le bureau, la rose et le lys ? Même les grammairiens se plaignent de la difficulté du français. S'amusant à prendre le contrepied de ce constat largement partagé, Claude Duneton fait une "supposition parfaitement gratuite" : "et si cette subtilité, justement, ce côté dentelle, faisait une des forces secrètes du français ? (…) Si cette langue favorisait le développement de l'esprit mathématique ?" Cela permettrait d'expliquer un grand mystère: le fait que "les mathématiciens français, francophones, sont à la pointe de la recherche, mondialement".
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/8431-le-francais-rend-intelligent
Plus belle la vie ailleurs
D'Allemagne, du Royaume-Uni ou des Pays-Bas, de plus en plus de gens choisissent d’émigrer sur d’autres continents pour trouver de meilleures conditions de vie. Une sorte d’exode qui menace l’avenir économique et social de leur pays d’origine.
Lorsque le trentenaire Ronald Kennedy parle des Pays-Bas, il utilise souvent l'adjectif "irrespirable". Originaire de Vlaardingen, une ville industrielle près de Rotterdam, il a étudié le journalisme à Utrecht. Le problème est qu’Utrecht est un noeud routier, au croisement de quatre autoroutes, où une maison avec une chambre au calme est perçue comme le summum du luxe. Les Pays-Bas, avec leurs 470 personnes au kilomètre carré, sont l’un des pays les plus densément peuplés au monde.La surpopulation est la principale raison de l'émigration néerlandaise. En 2008, près de 120000 personnes ont définitivement quitté le pays (sur une population totale de 16 millions). Selon les sondages, environ un Néerlandais sur trente envisage d’émigrer. Cette tendance touche aussi le Royaume-Uni et l’Allemagne, pays parmi les plus riches et les plus stables au monde, dont rêvent des millions de réfugiés d'Afrique et d'Asie. L’an dernier, l’Allemagne a été confrontée au chiffre record de 165 000 départs. En 2008, 318 000 citoyens britanniques se sont expatriés, 400 000 l’an dernier, et ils devraient être encore plus nombreux cette année.
Les retraités choisissent l'Espagne et les pays asiatiques pour la douceur du climat, et le faible coût de la vie qui leur assure un train de vie luxueux. Les pique-assiettes préfèrent les Caraïbes, avec des plages paradisiaques, le sexe facile et des drogues colombiennes bon marché. Mais la plupart des émigrés sont des personnes bien formées, d’âge moyen, vivant en famille, recherchant la tranquillité et plus d’espace. Ils fuient les métropoles européennes encombrées et inhospitalières pour se réfugier au Canada, aux Etats-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande. C’est un exode de classes moyennes urbanisées, disent les sociologues. Les études menées par l'Institut néerlandais interdisciplinaire de démographie (NIDI) révèlent qu’un candidat à l’émigration sur trois est prêt à accepter une diminution de ses revenus. "Personne ne quitte l'Europe pour devenir millionnaire. Bien au contraire. En Australie et au Canada, les revenus moyens sont inférieurs à ceux du Royaume-Uni", remarque Frans Buysse, chef d'une entreprise de Culemborg spécialisée dans les formalités de visas. C’est donc plutôt une question de style de vie.
Une fuite de cerveaux inquiétante
Si les candidats à l’émigration prennent en compte leurs conditions de vie personnelle dans leur pays d’origine (notamment les salaires ou le logement), les études montrent qu'ils considèrent également la situation dans la sphère publique. La décision de partir peut ainsi être motivée par le refus des listes d'attente dans les hôpitaux, par la mauvaise qualité des écoles, la criminalité, ou encore par des conflits sociaux, souligne Harry van Dalen, professeur au NIDI et à l'Université de Tilburg. Ses travaux révèlent par exemple que les assassinats de l’excentrique politicien nationaliste Pim Fortuyn [en 2002], et du réalisateur Theo van Gogh tué pour ses prises de position anti-islamistes [en 2004], ont été décisifs pour la vague d'émigration des Néerlandais. Beaucoup ont estimé que ces attaques avaient définitivement ébranlé le mythe de leur pays, considéré comme le plus libéral au monde. En Allemagne, les terres lointaines attirent les élites, mais aussi les masses populaires. Les séries télévisées retraçant la vie quotidienne des émigrés sont très en vogue ces derniers temps. La télévision privée VOX a anticipé cette tendance en diffusant depuis 2006 une émission intitulée : "Goodbye Deutschland!".Un livre de conseils pratiques pour partir a été par ailleurs publié l’année dernière sous ce même titre.
"Cette fuite des cerveaux est très dangereuse. Dans quatre ans, l'économie allemande manquera de 330.000 diplômés d’études supérieures", met en garde Reiner Klingholz, de l'Institut berlinois pour la population et le développement. D’ores et déjà, une thèse de sciences sur sept écrites par un Allemand est soutenue aux Etats-Unis, et trois lauréats allemands du prix Nobel sur quatre vivent outre-Atlantique. Les volontaires pour remplacer tous ces émigrés ne manquent pas, mais la majorité des immigrés qui viennent en Europe sont des travailleurs non qualifiés. L’Etat est ainsi doublement pénalisé : d’une part en formant des spécialistes qui développeront leurs talents à l’étranger, d’autre part en finançant les formations linguistiques et professionnelles des travailleurs étrangers.
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/192431-plus-belle-la-vie-ailleurs
Lorsque le trentenaire Ronald Kennedy parle des Pays-Bas, il utilise souvent l'adjectif "irrespirable". Originaire de Vlaardingen, une ville industrielle près de Rotterdam, il a étudié le journalisme à Utrecht. Le problème est qu’Utrecht est un noeud routier, au croisement de quatre autoroutes, où une maison avec une chambre au calme est perçue comme le summum du luxe. Les Pays-Bas, avec leurs 470 personnes au kilomètre carré, sont l’un des pays les plus densément peuplés au monde.La surpopulation est la principale raison de l'émigration néerlandaise. En 2008, près de 120000 personnes ont définitivement quitté le pays (sur une population totale de 16 millions). Selon les sondages, environ un Néerlandais sur trente envisage d’émigrer. Cette tendance touche aussi le Royaume-Uni et l’Allemagne, pays parmi les plus riches et les plus stables au monde, dont rêvent des millions de réfugiés d'Afrique et d'Asie. L’an dernier, l’Allemagne a été confrontée au chiffre record de 165 000 départs. En 2008, 318 000 citoyens britanniques se sont expatriés, 400 000 l’an dernier, et ils devraient être encore plus nombreux cette année.
Les retraités choisissent l'Espagne et les pays asiatiques pour la douceur du climat, et le faible coût de la vie qui leur assure un train de vie luxueux. Les pique-assiettes préfèrent les Caraïbes, avec des plages paradisiaques, le sexe facile et des drogues colombiennes bon marché. Mais la plupart des émigrés sont des personnes bien formées, d’âge moyen, vivant en famille, recherchant la tranquillité et plus d’espace. Ils fuient les métropoles européennes encombrées et inhospitalières pour se réfugier au Canada, aux Etats-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande. C’est un exode de classes moyennes urbanisées, disent les sociologues. Les études menées par l'Institut néerlandais interdisciplinaire de démographie (NIDI) révèlent qu’un candidat à l’émigration sur trois est prêt à accepter une diminution de ses revenus. "Personne ne quitte l'Europe pour devenir millionnaire. Bien au contraire. En Australie et au Canada, les revenus moyens sont inférieurs à ceux du Royaume-Uni", remarque Frans Buysse, chef d'une entreprise de Culemborg spécialisée dans les formalités de visas. C’est donc plutôt une question de style de vie.
Une fuite de cerveaux inquiétante
Si les candidats à l’émigration prennent en compte leurs conditions de vie personnelle dans leur pays d’origine (notamment les salaires ou le logement), les études montrent qu'ils considèrent également la situation dans la sphère publique. La décision de partir peut ainsi être motivée par le refus des listes d'attente dans les hôpitaux, par la mauvaise qualité des écoles, la criminalité, ou encore par des conflits sociaux, souligne Harry van Dalen, professeur au NIDI et à l'Université de Tilburg. Ses travaux révèlent par exemple que les assassinats de l’excentrique politicien nationaliste Pim Fortuyn [en 2002], et du réalisateur Theo van Gogh tué pour ses prises de position anti-islamistes [en 2004], ont été décisifs pour la vague d'émigration des Néerlandais. Beaucoup ont estimé que ces attaques avaient définitivement ébranlé le mythe de leur pays, considéré comme le plus libéral au monde. En Allemagne, les terres lointaines attirent les élites, mais aussi les masses populaires. Les séries télévisées retraçant la vie quotidienne des émigrés sont très en vogue ces derniers temps. La télévision privée VOX a anticipé cette tendance en diffusant depuis 2006 une émission intitulée : "Goodbye Deutschland!".Un livre de conseils pratiques pour partir a été par ailleurs publié l’année dernière sous ce même titre.
"Cette fuite des cerveaux est très dangereuse. Dans quatre ans, l'économie allemande manquera de 330.000 diplômés d’études supérieures", met en garde Reiner Klingholz, de l'Institut berlinois pour la population et le développement. D’ores et déjà, une thèse de sciences sur sept écrites par un Allemand est soutenue aux Etats-Unis, et trois lauréats allemands du prix Nobel sur quatre vivent outre-Atlantique. Les volontaires pour remplacer tous ces émigrés ne manquent pas, mais la majorité des immigrés qui viennent en Europe sont des travailleurs non qualifiés. L’Etat est ainsi doublement pénalisé : d’une part en formant des spécialistes qui développeront leurs talents à l’étranger, d’autre part en finançant les formations linguistiques et professionnelles des travailleurs étrangers.
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/192431-plus-belle-la-vie-ailleurs
mardi 16 février 2010
La gauche désincarnée au Chili
(...)
« Vous avez eu la politique économique qu’il fallait. (..) Votre pays en tire tous les bénéfices. (…) Il y a là pour nous tous de quoi respirer. Ce que vous avez apporté à votre pays, dans un modèle démocratique exemplaire, est exactement ce dont le monde a besoin ». Qui parle ainsi à Michelle Bachelet, la Présidente socialiste du Chili, lors de sa visite en France le 2 juin 2009 ? Réponse : Laurence Parisot, la Présidente du MEDEF.
Zéro pointé en répartition des richesses
Ainsi, va le Chili d’aujourd’hui. Le patronat du monde entier approuve et applaudit la politique qui y est menée et montre ce pays et ses dirigeants comme des exemples. En ce qui concerne le peuple chilien, la situation est un peu plus complexe, voire très différente. En dépit des commentaires élogieux, repris complaisamment par la presse française, expliquant que la Présidente actuelle bénéficie de 80 % d’opinion favorable (n’a-t-on pas connu cela en France à la fin du mandat de Jacques Chirac ?), les conditions d’existence de la population restent difficiles. La précarité est généralisée, le code du travail bien peu contraignant, l’accès aux soins limité pour les plus modestes et l’éducation un marché sur lequel prospèrent des écoles privées.
En janvier 2007, le quotidien La Nacion, journal pourtant proche du pouvoir, a publié une étude démontrant que 60 % des Chiliens sont encore pauvres ou très pauvres. A l’inverse, ces vingt dernières années, depuis la fin de la dictature en 1989, le pays s’est considérablement enrichi. Durant la décennie 90, la richesse nationale a progressé de 96,4 %, soit une croissance de près de 8 points par an. Certains commentateurs ébahis ont alors montré le Chili comme « le jaguar de l’Amérique latine ». Mais cette croissance stupéfiante n’a pas profité à tous, loin de là. Qu’on en juge. Les 20 % des chiliens les plus riches du pays possèdent près de 70 % de la richesse nationale, et les 20 % les plus pauvres seulement 3 %. Ce déséquilibre est tel que selon l’ONU, le Chili est à présent un des pays ayant la plus mauvaise répartition des richesses au monde. Il est placé au 112e rang mondial sur 124 pays ! Voilà un triste record qui ne semble pas déranger notre Présidente du MEDEF.
Un pays sans gauche
Cette situation est la conséquence d’une politique mise en place depuis deux décennies par la Concertacion, une alliance entre la Démocratie-Chrétienne et le Parti socialiste. Depuis la fin de la dictature, la Concertacion dirige le pays de façon ininterrompue. Les élections présidentielles, dont le premier tour a eu lieu le 13 décembre dernier, pouvait être l’occasion pour les socialistes d’en finir avec cette alliance et de proposer un changement de cap afin de combattre les profondes inégalités qui minent le pays. Pour cela, il aurait fallu proposer une politique volontaire de redistribution des richesses, bref une politique de gauche. Mais, comment le faire avec la Démocratie-Chrétienne qui ne se réclame pas de la gauche mais du centre-droit ? L’exercice ainsi posé était impossible à résoudre. De toute façon, les socialistes n’ont pas tenté de le faire. Ils ont fait le choix, cette fois-ci, de soutenir, dès le premier tour, le Démocrate-Chrétien Eduardo Frei, lui-même ancien Président du Chili de 1994 à 2000. C’est dire la faible volonté de changement qui les animait.
(...)
A Santiago comme à Paris, qu’on se le dise, quand la gauche n’est pas la gauche, c’est toujours la droite qui gagne.
http://www.bakchich.info/La-gauche-desincarnee-au-Chili,09610.html
« Vous avez eu la politique économique qu’il fallait. (..) Votre pays en tire tous les bénéfices. (…) Il y a là pour nous tous de quoi respirer. Ce que vous avez apporté à votre pays, dans un modèle démocratique exemplaire, est exactement ce dont le monde a besoin ». Qui parle ainsi à Michelle Bachelet, la Présidente socialiste du Chili, lors de sa visite en France le 2 juin 2009 ? Réponse : Laurence Parisot, la Présidente du MEDEF.
Zéro pointé en répartition des richesses
Ainsi, va le Chili d’aujourd’hui. Le patronat du monde entier approuve et applaudit la politique qui y est menée et montre ce pays et ses dirigeants comme des exemples. En ce qui concerne le peuple chilien, la situation est un peu plus complexe, voire très différente. En dépit des commentaires élogieux, repris complaisamment par la presse française, expliquant que la Présidente actuelle bénéficie de 80 % d’opinion favorable (n’a-t-on pas connu cela en France à la fin du mandat de Jacques Chirac ?), les conditions d’existence de la population restent difficiles. La précarité est généralisée, le code du travail bien peu contraignant, l’accès aux soins limité pour les plus modestes et l’éducation un marché sur lequel prospèrent des écoles privées.
En janvier 2007, le quotidien La Nacion, journal pourtant proche du pouvoir, a publié une étude démontrant que 60 % des Chiliens sont encore pauvres ou très pauvres. A l’inverse, ces vingt dernières années, depuis la fin de la dictature en 1989, le pays s’est considérablement enrichi. Durant la décennie 90, la richesse nationale a progressé de 96,4 %, soit une croissance de près de 8 points par an. Certains commentateurs ébahis ont alors montré le Chili comme « le jaguar de l’Amérique latine ». Mais cette croissance stupéfiante n’a pas profité à tous, loin de là. Qu’on en juge. Les 20 % des chiliens les plus riches du pays possèdent près de 70 % de la richesse nationale, et les 20 % les plus pauvres seulement 3 %. Ce déséquilibre est tel que selon l’ONU, le Chili est à présent un des pays ayant la plus mauvaise répartition des richesses au monde. Il est placé au 112e rang mondial sur 124 pays ! Voilà un triste record qui ne semble pas déranger notre Présidente du MEDEF.
Un pays sans gauche
Cette situation est la conséquence d’une politique mise en place depuis deux décennies par la Concertacion, une alliance entre la Démocratie-Chrétienne et le Parti socialiste. Depuis la fin de la dictature, la Concertacion dirige le pays de façon ininterrompue. Les élections présidentielles, dont le premier tour a eu lieu le 13 décembre dernier, pouvait être l’occasion pour les socialistes d’en finir avec cette alliance et de proposer un changement de cap afin de combattre les profondes inégalités qui minent le pays. Pour cela, il aurait fallu proposer une politique volontaire de redistribution des richesses, bref une politique de gauche. Mais, comment le faire avec la Démocratie-Chrétienne qui ne se réclame pas de la gauche mais du centre-droit ? L’exercice ainsi posé était impossible à résoudre. De toute façon, les socialistes n’ont pas tenté de le faire. Ils ont fait le choix, cette fois-ci, de soutenir, dès le premier tour, le Démocrate-Chrétien Eduardo Frei, lui-même ancien Président du Chili de 1994 à 2000. C’est dire la faible volonté de changement qui les animait.
(...)
A Santiago comme à Paris, qu’on se le dise, quand la gauche n’est pas la gauche, c’est toujours la droite qui gagne.
http://www.bakchich.info/La-gauche-desincarnee-au-Chili,09610.html
lundi 15 février 2010
42 % des britanniques seraient prêts à s'expatrier s'ils en avaient la possibilité.
Les Britanniques sont moins fiers de leur pays
Les Britanniques ont une vision "profondément pessimiste" de l'état de leur pays, à en croire un sondage réalisé pour le quotidien conservateur The Times. Ils sont même 42 % à dire qu'ils seraient prêts à s'expatrier s'ils en avaient la possibilité. En outre, 64 % d'entre eux pensent que le Royaume-Uni va dans la mauvaise direction et 70 % sont d'accord avec le Parti conservateur pour penser que la société britannique est "en miettes" [broken society]. Les femmes, les travailleurs et les électeurs conservateurs sont les plus nombreux à dire qu'ils ont du mal à reconnaître le pays dans lequel ils vivent.
Courrier intl'
Les Britanniques ont une vision "profondément pessimiste" de l'état de leur pays, à en croire un sondage réalisé pour le quotidien conservateur The Times. Ils sont même 42 % à dire qu'ils seraient prêts à s'expatrier s'ils en avaient la possibilité. En outre, 64 % d'entre eux pensent que le Royaume-Uni va dans la mauvaise direction et 70 % sont d'accord avec le Parti conservateur pour penser que la société britannique est "en miettes" [broken society]. Les femmes, les travailleurs et les électeurs conservateurs sont les plus nombreux à dire qu'ils ont du mal à reconnaître le pays dans lequel ils vivent.
Courrier intl'
vendredi 12 février 2010
Cultural diplomacy "à la francaise"
(CNN)
French diplomats call it "soft power." But they know it's got real, hard value.
That's cultural diplomacy "a la francaise", the government-sponsored, multi-million dollar institutionalized campaign to spread, well, Frenchness throughout the world.
In an increasingly globalized planet where the English language and Hollywood dominate, the French are taking all things French very seriously.
And they're putting their money where their "bonjours" are.
The French foreign ministry -- and so the French taxpayer -- picks up the tab for roughly two-thirds of the budget for cultural diplomacy, ministry officials say, a sub-set of international diplomacy that diplomats consider ever more important.
It is estimated France spends a whopping $1.4 billion each year promoting its culture and language abroad. The number has to be estimated because the effort comes through a jumble of programs cutting across various government ministries, officials say.
At the Lycee Louis-Charles Dumais in Jakarta, Indonesia, for example, more French is spoken in the schoolyard than anything else. And that's because the lycee, or high school, is just one of 460 French primary and secondary schools operating in 130 countries outside France.
France has a quarter of a million students abroad, supported by its taxpayers, following the French national curriculum, most of whom are not citizens. That's just a small part of the country's cultural diplomacy.
The Ministry of Foreign Affairs has always considered that culture is a complete part of diplomacy
"It's sort of a global part of what diplomacy has to be," Gerald Candelle of the Alliance Francaise, told CNN. "The Ministry of Foreign Affairs has always considered that culture is also a complete part of this diplomacy."
In the last two years, the French government has stepped up its cultural diplomacy, officials say, trying to better coordinate and target its cultural efforts, putting new value on what is clearly believed to be an important tool.
Cultural diplomacy "also helps our enterprises, our companies," Delphine Borione, of the French foreign ministry, told CNN. "It helps also to attract students to France, it promotes better capacity and interaction in other countries, which are under the French model, so it contributes to French influence."
Within France, too, keeping French culture pure is also institutionalized.
L'Academie Francaise, or the French academy, is the country's leading body on all matters pertaining to the French language. It is an erudite group tasked with being the country's last word on the usages, vocabulary and grammar of French. Although it publishes an official French dictionary, its rulings are not binding.
L'Academie, established in 1635 by the court of King Louis XIII, has tried to prevent the encroaching Anglicization of the French language, which has come under increased pressure with the widespread availability of English media and popular culture, like television and movies.
The Academy recommended, for example, that some words borrowed from English -- walkman, software and email -- be avoided in favor of words derived from French. It has met with mixed success, however, and critics have complained the 40-member body whose members are known as "les immortels" is too conservative.
Part of the effort to expand French influence abroad has been conducted through the country's overseas media outlets, where there are also moves to consolidate and rejuvenate operations to give them a more focused mission.
"It's very important that we use not only TV, but Internet and whatever else, to tell other people in the world what our ideas are, what our debates are, what are values are," Christine Ockrent from the French Audio-Visual board told CNN.
In the Paris suburbs, a French dance troupe known as the Castafiore group is rehearsing for an upcoming tour of China.
The trip is part of the $48 million (€35 million) a government agency called Culture France is spending each year to send French artists abroad.
"We're the cherry on the cake," a member of the dance troupe told CNN. "France has a lot of commercial and economic exchanges, but this cultural one is the little plus that might make a difference."
French diplomats call it "soft power." But they know it's got real, hard value.
That's cultural diplomacy "a la francaise", the government-sponsored, multi-million dollar institutionalized campaign to spread, well, Frenchness throughout the world.
In an increasingly globalized planet where the English language and Hollywood dominate, the French are taking all things French very seriously.
And they're putting their money where their "bonjours" are.
The French foreign ministry -- and so the French taxpayer -- picks up the tab for roughly two-thirds of the budget for cultural diplomacy, ministry officials say, a sub-set of international diplomacy that diplomats consider ever more important.
It is estimated France spends a whopping $1.4 billion each year promoting its culture and language abroad. The number has to be estimated because the effort comes through a jumble of programs cutting across various government ministries, officials say.
At the Lycee Louis-Charles Dumais in Jakarta, Indonesia, for example, more French is spoken in the schoolyard than anything else. And that's because the lycee, or high school, is just one of 460 French primary and secondary schools operating in 130 countries outside France.
France has a quarter of a million students abroad, supported by its taxpayers, following the French national curriculum, most of whom are not citizens. That's just a small part of the country's cultural diplomacy.
The Ministry of Foreign Affairs has always considered that culture is a complete part of diplomacy
"It's sort of a global part of what diplomacy has to be," Gerald Candelle of the Alliance Francaise, told CNN. "The Ministry of Foreign Affairs has always considered that culture is also a complete part of this diplomacy."
In the last two years, the French government has stepped up its cultural diplomacy, officials say, trying to better coordinate and target its cultural efforts, putting new value on what is clearly believed to be an important tool.
Cultural diplomacy "also helps our enterprises, our companies," Delphine Borione, of the French foreign ministry, told CNN. "It helps also to attract students to France, it promotes better capacity and interaction in other countries, which are under the French model, so it contributes to French influence."
Within France, too, keeping French culture pure is also institutionalized.
L'Academie Francaise, or the French academy, is the country's leading body on all matters pertaining to the French language. It is an erudite group tasked with being the country's last word on the usages, vocabulary and grammar of French. Although it publishes an official French dictionary, its rulings are not binding.
L'Academie, established in 1635 by the court of King Louis XIII, has tried to prevent the encroaching Anglicization of the French language, which has come under increased pressure with the widespread availability of English media and popular culture, like television and movies.
The Academy recommended, for example, that some words borrowed from English -- walkman, software and email -- be avoided in favor of words derived from French. It has met with mixed success, however, and critics have complained the 40-member body whose members are known as "les immortels" is too conservative.
Part of the effort to expand French influence abroad has been conducted through the country's overseas media outlets, where there are also moves to consolidate and rejuvenate operations to give them a more focused mission.
"It's very important that we use not only TV, but Internet and whatever else, to tell other people in the world what our ideas are, what our debates are, what are values are," Christine Ockrent from the French Audio-Visual board told CNN.
In the Paris suburbs, a French dance troupe known as the Castafiore group is rehearsing for an upcoming tour of China.
The trip is part of the $48 million (€35 million) a government agency called Culture France is spending each year to send French artists abroad.
"We're the cherry on the cake," a member of the dance troupe told CNN. "France has a lot of commercial and economic exchanges, but this cultural one is the little plus that might make a difference."
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