vendredi 11 février 2011

Les animaux inconnus d'Amazonie


Entre 1999 et 2009, 1200 espèces ont été identifiées dans cet immense territoire, soit trois découvertes par jour en moyenne.
L'Amazonie regorge encore d'animaux inconnus. Un gigantesque poisson-chat a, par exemple, été signalé en 2005 dans le fleuve Amazone. Deux ans plus tard, un spécimen de 32 kg était capturé au Venezuela. Parmi les reptiles, une nouvelle espèce de tortue, 28 de serpents et 26 de lézards ont été inventoriées. Un dauphin de rivière, sept singes, deux porcs-épics, huit souris et cinq rats font partie des espèces de mammifères identifiées. Et pas moins de 40 000 plantes jusque-là inconnues ont été repérées dans cette région de 6,5 millions de km². A ce jour, une grande partie de ce territoire menacé par la déforestation reste encore inexplorée.

http://www.20min.ch/ro/news/infographies/story/Les-animaux-inconnus-d-Amazonie-26340151

ARMÉNIE • L'exode continue

L'Arménie ne cesse de se vider de ses habitants selon le ministère de l'Aménagement du territoire. "Depuis 1992, 1,3 million de personnes [soit un tiers de la population] ont quitté le pays, dont des personnes hautement qualifiées. Cela a compromis le développement du pays", rapporte le site Kavkazski Ouzel. "L'émigration est l'un de nos problèmes les plus épineux et sa prévention est notre priorité", confie le ministre de l'Aménagement du territoire Vatché Terterian. La majorité des émigrés arméniens (65 %) s'installe en Russie.

http://www.courrierinternational.com

jeudi 10 février 2011

"M. Hessel, vous ne m'apparaissez pas fidèle à l'universalité de nos valeurs"

LEMONDE.FR

Cher compagnon de combat,

Je suis, M. Hessel, votre aîné de trois ans, ancien engagé volontaire des Forces françaises libres avec Leclerc. Nous avons mené la même lutte contre le nazisme. Vous avez été "témoin" (je cite une interview) de l'élaboration de la Déclaration universelle des droits de l'homme. René Cassin, en fut le maître d'œuvre et vous lui rendez hommage. J'ai eu moi-même le privilège de l'associer à certaines actions mémorielles alors qu'il était président de l'Alliance israélite universelle. A ma modeste mesure, je milite en suivant sa voie.

A travers l'ample succès rencontré par votre opuscule, c'est notre combat pendant la guerre qui est honoré. Comment ne pas vous en savoir gré ? Oui, vous faites bien avec votre enthousiasme d'éveiller les consciences des jeunes face à tous les pouvoirs sans contrôle, souvent en quête de boucs émissaires. Nous ne sommes pas en 1929, mais les engrenages peuvent aller si vite… Face à la résignation, il faut toujours préparer une culture de résistance. Mais je suis rassuré, car les jeunes, devançant votre livre, ont témoigné d'"indignations" multiples ces dernières années.

Vous avez publié dans une collection qui porte un fort beau titre : "Les hommes qui vont contre le vent". Nous le fûmes comme résistants et, permettez-moi cette pointe d'humour, je le serai encore en n'allant pas totalement "dans le vent" d'unanimité qui a accueilli votre livre. Je note que votre propos, lui, est largement "dans le vent" de ces dernières années. Certains résistants partageront vos options, d'autres ne se reconnaîtront pas dans votre "nous" collectif.

Mais ce qui devrait "nous" unir c'est un combat pour que "tous les Etats s'engagent à respecter les droits universels" de l'homme (sic). Et là, vous me voyez perplexe. Car vous n'évoquez dans votre livre que la situation en Palestine, votre "principale indignation". Il y a, qui ne le sait, matière à s'indigner tant du côté palestinien qu'israélien. Mais pourquoi "principale" ? Il est des lieux où le malheur est, ou a été, plus grand qu'en Israël et en Palestine : la Tchétchénie, le Tibet colonisé et opprimé depuis soixante ans, le Darfour avec ses populations noires massacrées par des milices arabes, le Kurdistan… Ne méritaient-ils pas au moins une mention ? Les victimes y sont cent, mille fois plus nombreuses qu'en Palestine. Que de Münich aujourd'hui, contre lesquels nous nous sommes dressés hier ! Prônerez-vous le boycott de la Chine, de la Russie, de l'Iran qui pend ses opposants ou lapide ?

Rien sur ce qui devrait être pour vous une indignation majeure : la présidence de la commission des droits de l'homme de l'ONU confiée… à la Libye tortionnaire des infirmières bulgares et d'un Palestinien. Au lieu de vouloir présider un nouveau colloque en faveur du boycott d'Israël, n'y a-t-il pas urgence à réfléchir, avec mesure, à la double légitimité qui anime les peuples israélien et palestinien ? Et au moins autant, au statut des minorités en terres d'Islam après les massacres récents de chrétiens dont vous n'avez pas (ou peu ?) parlé, tout comme de la situation dans les pays arabes contre laquelle se sont "indignés" les jeunes en Tunisie, et qui ne semble pas vous avoir fortement mobilisé. Pas un mot sur la conférence de Durban confisquée par nombre d'Etats (dont nous avions prôné l'indépendance) au profit de la seule cause palestinienne, écran de fumée devant leurs exactions.

JE NE VOUS RECONNAIS PLUS

Ah, si vous aviez mis votre nom et votre plume au service de toutes ces victimes qui ne sont pas des "nanties" médiatiques, vous seriez véritablement allé "contre le vent" de la raison d'Etat et des intérêts économiques. A vous lire, "universel" me semble être devenu "univoque". A Déclaration universelle, indignation universelle, pour tous les "damnés de la terre" et pas sélective pour la Palestine. Sur cette question, je ne vous reconnais plus : omissions, faits tendancieux, discours manichéen. Ce qui me navre c'est que ces excès risquent de décrédibiliser aux yeux des jeunes votre fidélité à nos idéaux et nuire à notre cause pour la paix en crispant les bonnes volontés en Israël.

Dans votre texte, vous vous indignez de ce que des "juifs (les Israéliens) puissent perpétrer eux-mêmes des crimes de guerre", en vous basant sur le rapport Goldstone, contesté tant par les Israéliens que par le… Hamas ! Vous avez raison. Mais vous ne dites pas que des condamnations ont été prononcées en Israël. On attend la même chose du Hamas accusé lui aussi, vous omettez de le dire, de "crimes de guerre" dans ce rapport. Equité ?


Pas un mot sur le sort de Gilad Shalit, qui a ému la ville de Paris, pris en otage pour être échangé contre des gens qui ont tué ou voulu tuer délibérément et exclusivement des civils. Il est réduit au secret depuis cinq ans, sans recevoir la moindre visite de la Croix Rouge ou colis. Tout cela est-il conforme au droit humanitaire ? J'aurais aimé lire qu'en rencontrant le Hamas vous aviez obtenu au moins une visite.

Enfin, comment pouvez-vous sérieusement écrire que "le Hamas n'a pas pu éviter d'envoyer des rockets" (par centaines) sur les civils israéliens (que vous ignorez) ? Hamas impuissant à Gaza ? Vous prônez la non-violence, mais contre Israël vous "comprenez" le terrorisme au nom du "désespoir", rhétorique commode de tous les fanatismes. Il ne semble pour vous "inacceptable" que parce qu'il est "inefficace". Avons-nous délibérément visé des civils dans des contextes autrement désespérants ? Martin Luther King, qui mit en garde contre les dérapages antisémites de l'antisonisme, n'eut pas recours au terrorisme, ni Gandhi.

M. Hessel, ne vous méprenez-pas : il n'est pas question ici de défendre le gouvernement israélien, durement critiqué dans son propre pays par des journalistes (qui, eux, ne seront pas torturés). Mais Israël comme la Palestine doivent être jugés avec la même rigueur au regard des droits de l'homme. Car ils sont les mêmes en Palestine, au Tibet ou en Israël.

Enfin, M. Hessel, le nazisme que nous avons combattu a voulu détruire les juifs. Cela ne vous gêne-t-il pas de vous trouver aux côtés de gens dont les manifestations sont ponctuées de "mort à Israël" (voire "mort aux juifs" ), d'aller saluer des responsables du Hamas qui nient la Shoah et visent dans leur charte la destruction d'Israël, refuge des rescapés ? Pas un mot d'indignation ni d'appel à la vigilance sur le fait qu'en France de nouveau on agresse des Juifs.

Je voudrais vous dire, M. Hessel que le jour où j'ai libéré avec mon unité un des camps de Dachau, moi le Juif farouchement français, et plutôt critique du sionisme, j'ai compris la légitimité pour les Juifs d'avoir un foyer national, un Etat refuge. S'il avait existé en 1933… ! C'est ce foyer juif qu'Hitler avait promis de détruire au Grand Mufti de Jérusalem, leader des Arabes de Palestine. Il le rencontra à trois reprises.

Aujourd'hui, l'Iran et le Hamas négationnistes le désavoueraient-ils ? Et précisément, le sionisme et la création de l'Etat d'Israël ne sont-ils pas nés de l'indignation des Nations (ONU) après la Shoah et de la révolte des Juifs face à leurs terribles persécutions ? La Déclaration universelle des droits de l'homme et la Déclaration d'indépendance d'Israël datent de 1948, trois ans après Auschwitz. Coïncidence (?).

Je regrette d'avoir à vous le dire, ancien camarade de combat : par vos silences, vos indulgences militantes, vous ne m'apparaissez pas fidèle à l'universalité de nos valeurs. De ce point de vue, le conflit israélo-palestinien peut nous intéresser dans la mesure où, eu égard à sa complexité historique et éthique, il met à l'épreuve notre capacité à appliquer équitablement cette universalité. J'en suis désolé, je ne trouve pas cette équité dans votre livre mais matière à m'"indigner"…

Sidney Chouraqui, avocat honoraire, engagé volontaire des Forces françaises libres

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Dans un  entretien publié dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung du 21 janvier 2011, Stéphane Hessel y explique comment il a pu survivre aux internements successifs à Buchenwald, Dora et Rottleberode, et en arrive au dernier paragraphe (les 19 dernières lignes) à cette conclusion :


Aujourd'hui nous pouvons constater ceci : la souplesse de la politique d'occupation allemande permettait, à la fin de la guerre encore, une politique culturelle d'ouverture. Il était permis à Paris de jouer des pièces de Jean-Paul Sartre ou d'écouter Juliette Gréco. Si je peux oser une comparaison audacieuse sur un sujet qui me touche, j'affirme ceci: l'occupation allemande était, si on la compare par exemple avec l'occupation actuelle de la Palestine par les Israéliens, une occupation relativement inoffensive, abstraction faite d'éléments d'exception comme les incarcérations, les internements et les exécutions, ainsi que le vol d'oeuvres d'art. Tout cela était terrible. Mais il s'agissait d'une politique d'occupation qui voulait agir positivement et de ce fait nous rendait à nous résistants le travail si difficile." 

Cet article sorti en 2011 reprend en réalité presque mot pour mot un entretien remontant à 2008, de l'historien Jörg Wollenberg (Université de Breme) avec Hessel.

Le texte de cet entretien de 2008, a été publié dans un supplément à la revue "Sozial Geschichte Zeitschrift für historische Analyse des 20. und 21. Jahrhunderts".

Du mauvais sort fait aux Juifs, il n'est pas question. Jean Marie Le Pen n'est plus seul à considérer que la période de l'Occupation ne fut pas si terrible... sauf pour certains.

Jacques Tarnero

(...)

Le 18 novembre 2010, dans une interview publiée par l’hebdomadaire d’extrême gauche Politis, Hessel a fini par avouer qu’il n’avait pas participé à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : « On peut donc dire que j’ai assisté à sa rédaction de très près et de bout en bout. Mais de là à prétendre que j’en ai été le co-rédacteur ! Bref, (…) René Cassin [aurait] eu un rôle mineur, et j’aurais tout fait ! Cela commence à me peser ! ». Il serait plus exact de dire que certains de ses mensonges historiques commençaient à « peser » lourd, au point de menacer sa réputation, surtout dans la perspective de sa candidature au prix Nobel de la paix en 2011. Mais, non sans cynisme, il ne reconnaissait pas avoir lui-même menti, il faisait comme s’il avait été la victime d’une rumeur. Or, quelques jours plus tôt, dans une interview publiée le 11 novembre 2010 par Médiapart, Hessel affirmait encore qu’il avait été « l’un des participants à la rédaction de cette Déclaration universelle ». N’était-ce pas mentir effrontément, une semaine avant son aveu ? Malgré les puissantes digues élevées pour protéger la légende dorée de l’« icône », celle-ci, afin de ne pas sombrer, a dû faire des concessions à la vérité historique (...)

Pierre-André Taguieff

samedi 5 février 2011

Make Britain ‘a lot less’ tolerant towards Islamic extremists who whip up hatred against the West.

'We need to be a lot less tolerant towards Islamic extremists': Cameron calls for immigrants to respect British core values

David Cameron today pledged to make Britain ‘a lot less’ tolerant towards Islamic extremists who whip up hatred against the West.

In a major speech on terrorism, the Prime Minister argued that Britain has been too ‘passive’ towards organisations and preachers who poison the minds of young Muslims.

Mr Cameron said Britain needs to be less tolerant and more judgemental when faced with ideologies that threaten the country’s basic values.

Signalling a major departure from Labour’s softly-softly approach, he suggested that to ‘belong’ in Britain, individuals must sign up to core values such as freedom of speech, the rule of law and democracy.

In a barely-concealed attack on the opposition, he will say: ‘It’s time to turn the page on the failed policies of the past.’
The Prime Minister pledged to end all public funding for groups which give succour to extremist views. And he called for action to ban extremists from radicalising young people in universities, prisons and internet chat rooms.

At a security conference in Munich today, Mr Cameron said: ‘Frankly, we need a lot less of the passive tolerance of recent years and much more active, muscular liberalism.’
His warning comes just days after Britain’s independent reviewer of anti-terrorism laws, Lord Carlile, said that human rights rulings had made Britain a ‘safe haven’ for suspected foreign terrorists.

The Prime Minister also hit out at Labour’s experiment with multiculturalism – calling it a failure.
He says society has failed to provide a strong sense of what it means to be British, making it easier for extremists to prey on youngsters seeking something to identify with.
He added: ‘We have even tolerated these segregated communities behaving in ways that run counter to our values.

So when a white person holds objectionable views – racism, for example – we rightly condemn them.
‘But when equally unacceptable views or practices have come from someone who isn’t white, we’ve been too cautious, frankly even fearful, to stand up to them.’

Mr Cameron pledged to end the state funding of groups that help foster extremist views, even if they are not directly linked to terrorism. He warned that there is a ‘spectrum’ of dangerous groups, ranging from those advocating suicide bomb attacks to those who ‘may reject violence, but who accept various parts of the extremist world view, including real hostility towards western democracy and liberal values’.

He said: ‘As evidence emerges about the backgrounds of those convicted of terrorist offences, it is clear that many of them were initially influenced by what some have called “non-violent extremists” and then took those radical beliefs to the next level by embracing violence.’

Shami Chakrabarti, director of civil liberties and human rights campaign group Liberty, said: 'I don't know how the Prime Minister defines multiculturalism, but I agree with every fundamental right and freedom set out in his speech.

'These are the values enshrined in the Human Rights Act which I hope he will now promote rather than denigrate.'

Downing Street last night declined to name the groups Mr Cameron is referring to. But controversial organisations which have received state funding in the past include Hizb-ut-Tahrir and the Muslim Council of Britain.
Mr Cameron warned fellow European leaders that they cannot tackle terrorism simply by tracking down extremists abroad in countries like Afghanistan and Pakistan and must ‘wake up to what is happening in our own countries’.

www.dailymail.co.uk

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Le Daily Telegraph parle quant à lui d'un "discours majeur" et estime qu'il signifie que l'Angleterre doit désormais "abandonner la notion que différentes communautés peuvent vivre selon leur propres valeurs et traditions, à condition qu'elles respectent la loi". L'analyste politique de la BBC, Laura Kuenssberg, estime pour sa part que "David Cameron a marché d'un pas ferme dans un débat où bien des politiciens louvoient".

Applaudissant le Premier ministre, le Times affirme que le credo multiculturel de la "tolérance" n’est plus une réponse suffisante à l’époque agitée dans laquelle nous vivons. "(Ce concept) a été exploité par les extrémistes et ce bric-à-brac d’identité à la dérive et de religiosité pervertie a donné naissance aux attentats du 7 juillet, à la fureur djihadiste et au culte du martyr terroriste. Comme le disait Edmund Burke (philosophe du XVIIIe siècle), 'la seule condition au triomphe du mal, c’est l’inaction des gens de bien', et la plupart des Britanniques l’admettent aujourd’hui."

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(...)

A l'inverse de pays comme la France qui ont fait le choix de l'assimilation, la Grande-Bretagne a opté pour le multiculturalisme, après la décolonisation qui a vu affluer de l'ex-Empire ce que d'aucuns ont appelé "le black million". Un choix dicté par "la honte vis-à-vis du passé colonial", selon le journal The
Independent.


En clair, la Grande-Bretagne a autorisé les centaines de milliers de nouveaux venus sur son sol à conserver leurs traditions et pratiques, sans chercher à les "assimiler". Les exemples de cette tolérance sont nombreux, de l'autorisation du port du voile en passant par les prêches parfois violents de certains islamistes, longtemps tolérés.

Pour le Premier ministre, il est temps de mieux contrôler les fonds publics pour éviter de subventionner des organisations musulmanes insuffisamment actives dans le combat contre l'extrémisme.

Depuis plusieurs années, la Grande-Bretagne, qui compte environ 2,4% de musulmans, est accusée d'abriter des extrémistes musulmans.

Les attaques meurtrières du 7 juillet 2005 dans les transports en commun londoniens avaient été commises par des jeunes Britanniques musulmans. Le kamikaze auteur d'un attentat à Stockholm en décembre a fréquenté un centre islamique au nord de Londres.

Après les émeutes raciales du début des années 80 dans plusieurs cités dont Brixton, les gouvernements successifs avaient tenté de favoriser une intégration plus soutenue des minorités dans un maximum de secteurs, dont la police.

Le nouveau gouvernement Cameron a décidé de diminuer en 2011 de 20% le nombre de visas accordés aux travailleurs non originaires de l'Union européenne, alors que le Royaume-Uni est l'une des destinations les plus prisées en Europe par les immigrés.

http://www.rtbf.be/info/monde/grandebretagne/grande-bretagne-david-cameron-lie-multiculturalisme-et-terrorisme-302584

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Sarkozy: le multiculturalisme, "un échec"

AFP

Le multiculturalisme est "un échec", a déclaré ce soir sur TF1 le président de la République, Nicolas Sarkozy, car, a-t-il dit, "on s'est trop préoccupé de l'identité de celui qui arrivait et pas assez de l'identité du pays qui l'accueillait".

Le chef de l'Etat français a ainsi emboîté le pas à la chancelière allemande Angela Merkel et au premier ministre britannique David Cameron qui ont tous deux estimé au cours des dernières semaines que le multiculturalisme était un échec. "Oui, c'est un échec. Dans toutes nos démocraties, on s'est trop préoccupé de l'identité de celui qui arrivait et pas assez de l'identité du pays qui accueillait", a estimé le président français, interrogé sur la problématique du multiculturalisme.

"Nous ne voulons pas d'une société dans laquelle les communautés coexistent les unes à côtés des autres. Si on vient en France, on accepte de se fondre dans une seule communauté, la communauté nationale. Si on n'accepte pas cela, on ne vient pas en France", a-t-il insisté. "Si on accepte tout le monde, notre système d'immigration explose", a encore estimé le président français.

Une alliance objective entre le gouvernement israélien et l’autorité palestinienne


Frederic Encel : Israël face à la révolte égyptienne
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jeudi 3 février 2011

La société se féminise


C'est ce qui ressort d'une enquête de l'Ifop réalisée pour Famille Chrétienne, qui révèle que deux tiers des français considèrent que “la féminisation de la société constitue une réalité”.

Où sont les hommes ? ” C'est le titre d'une enquête de l'Ifop, l’Institut français d'opinion publique, mettant en exergue la féminisation de la société. Commandée par l'hebdomadaire Famille Chrétienne pour sa nouvelle formule qui sortira en kiosque le 29 janvier prochain, cette étude révèle que 66% des français pensent que “la féminisation de la société constitue une réalité”. Si cette proportion monte jusqu'à 72% chez les hommes et les jeunes de 18 à 24 ans, ce n'est pas forcément le cas des femmes qui sont 41% à réfuter cette affirmation.

Autre phrase soumise à l'avis des sondés, “Les hommes devraient davantage assumer leur part masculine”. En tout, ce sont 59% des français qui sont d'accord avec cette affirmation, 65% des hommes contre 54% des femmes. Mais ce sont surtout les personnes âgées de 65 ans et plus (68%) et les ruraux (62%) qui confirment cette tendance, ainsi que les croyants, qu'il soient catholique (64%) ou musulman (72%). Enfin, ces valeurs semblent être plutôt de droite puisque 68% des sympathisants FN ou UMP sont d'accord, contre 55% des sympathisants de gauche.

mercredi 2 février 2011

L'immigration au coeur du désastre scolaire

Par Ivan Rioufol

A ceux qui persistent à penser, à gauche, que l'intégration fonctionne et que l'immigration extra-européenne ne pose pas de problèmes, sinon à la marge, je conseille le rapport du Haut Conseil à l'intégration sur "Les défis de l'intégration à l'école", dont la version définitive vient d'être publiée. Si l'on admet que l'école est le révélateur de la société, le "malaise global" qui est décrit dans ce document prudent, en dit beaucoup sur la faillite du vivre ensemble et sur les perspectives qu'ouvre cette réalité. Le plus affligeant est de constater, une fois de plus, le refus des évidences chez ceux qui défendent mordicus une constante ouverture sur l'immigration "qui enrichit la France" alors que cette donnée est au coeur du désastre scolaire. Le gourou des belles âmes, Stéphane Hessel, qui invite les jeunes à s'indigner du "traitement fait aux immigrés, aux sans-papiers, aux Roms", devrait se révolter contre cette Ecole abandonnée. Mais il est vrai qu'il en est un des irresponsables responsables.

"Le bien commun est en danger", constate (page 91) le Haut conseil qui estime: "L'Education nationale est dans une situation d'urgence". Il note: "Ces dernières années sont marquées par une affirmation de l'appartenance religieuse dans les comportements des élèves (...) Depuis plusieurs années, dans un nombre croissant d'établissements, les cours d'histoire sont le lieu de contestations et d'affrontements, de mise en concurrence de mémoires particulières qui témoignent du refus de partager une histoire commune". Parmi les observations, celle-ci (page 94) : "L'antisémitisme est souvent exprimé anonymement (...) Les tensions viennent souvent d'élèves qui s'affirment musulmans. L'antiaméricanisme est souvent lié à l'antisémitisme. La vision du monde qui semble s'opérer est binaire : d'un côté les opprimés, victimes de l'impérialisme des Occidentaux (...) et de l'autre, les oppresseurs, les Européens et Américains blancs, pilleurs des pays du Tiers-monde".

Pour l'essentiel, ces descriptions ne sont pas des révélations. Cependant, rien n'a visiblement été fait pour tenter de stopper ce massacre en règle du système scolaire, qui ne sait plus quoi transmettre. Le Haut Conseil a le mérite de sonner une fois de plus l'alarme et de proposer certaines pistes reposant notamment sur le respect de la laïcité, l'aide personnalisée aux élèves, l'apprentissage du français dès la maternelle, le refus de compromis sur le contenu des programmes, etc. Certaines de ses propositions semblent plus saugrenues, comme l'instauration de services d'interprétariat agrées, ou cette bonne initiative (page 29) visant à supprimer les enseignements des langues et cultures d'origines au nom d'une priorité à l'intégration, immédiatement contredite par l'appel à développer ces mêmes enseignements dans un cursus de langue vivante...Reste que ces rustines ne sont pas à la hauteur du naufrage. Faut-il attendre de toucher le fond?