vendredi 6 mai 2011

One in three Africans is now middle class, report finds

Findings challenge view of continent as a place of famine and poverty

One in three Africans is middle class, a rising group of consumers to rival those of China and India, researchers have found.

Record numbers of people in Africa own houses and cars, use mobile phones and the internet and send their children to private schools and foreign universities, according to the African Development Bank.

Mthuli Ncube, the bank's chief economist, said the findings should challenge long-held perceptions of Africa as a continent of famine, poverty and hopelessness.

"Hey you know what, the world please wake up, this is a phenomenon in Africa that we've not spent a lot of time thinking about," Ncube said. "There is a middle class that is driven by specific factors such as education and we should change our view and work with this group to create a new Africa and make sure Africa realises its full potential."

Ncube said the study used an absolute definition of middle class, meaning people who spend between $2 and $20 a day, which he believed was appropriate given the cost of living for Africa's nearly 1 billion people.

The study found that, by last year, Africa's middle class had risen to about 34% of the continent's population, or about 313m people – up from around 111m (26%) in 1980 and 196m (27%) in 2000.(...)

http://www.guardian.co.uk/global-development/2011/may/05/one-three-africans-middle-class?CMP=twt_gu

Finalement, parfois, les races existent...



ARTE: La chaine qui avait songé attaquer Zemmour parce qu'il avait osé évoquer "les races" diffuse un documentaire qui nous explique que, génétiquement, il y a des différences entre les noirs et les blancs: "C'est prouvé scientifiquement"...

Dopage génétique - Arte, 30 juillet 2010

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dopage-genetique/3343656.html

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Et une petite leçon de déni d'Azouz Begag:


Au secours la République ! (Azouz Begag) por FranceInfo

"Il y a des qualités naturelles : les Noirs sont plus avantagés que les Blancs."
Wilfried, décathlonien noir à l’INSEP

"On voit vraiment qu’il y a une différence musculaire entre un Noir et un Blanc."
Aurélie, coureuse métisse à l’INSEP

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"Les descendants d'esclaves sont meilleurs athlètes"

L'ancien médaillé olympique Michael Johnson, qui a détenu pendant douze ans le record du monde du 200 mètres, est convaincu que les meilleurs athlètes du monde obtiennent des résultats par l'addition du travail et des gênes de leurs ancêtres. "Toute ma vie, j'ai cru m'améliorer par ma seule abnégation. Mais il est pour moi impossible d'écarter le fait qu'être le descendant d'un esclave ait un impact majeur sur les générations suivantes", a déclaré l'un des plus grands athlètes de l'histoire au Dailymail.

"Même si cela peut être difficile à entendre, l'esclavage a été bénéfique à des descendants comme moi. Je suis convaincu que nous avons un gêne supérieur d'aptitude sportive". Pour appuyer sa théorie, celui que l'on surnommait la "Loco de Waco" prend en exemple le palmarès des dernières décennies. "Au cours des dernières années, les athlètes afro-amércains et caribéens ont dominé les finales d'athlétisme. C'est un fait pourtant dont on ne discute pas. C'est un sujet tabou aux Etats-Unis, mais l'histoire est telle qu'elle est. Pourquoi ne pas en parler ouvertement?"

S'il a cédé en 2008 son record du 200 mètres à Usain Bolt, Michael Johnson reste l'homme le plus rapide sur 400 mètres qu'il a parcouru en 43, 18 secondes, en 1999.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1766/Londres-2012/article/detail/1465784/2012/07/05/Les-descendants-d-esclaves-sont-meilleurs-athletes.dhtml

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Pourquoi les blancs courent moins vite

Depuis 1984, aucun blanc ne s'est qualifié pour une finale du 100m aux Jeux olympiques. Dans un livre, le journaliste Jean-Philippe Leclaire a tenté d'éclaircir le mythe.

Les championnats d’Europe d’athlétisme récemment organisés à Helsinki ont permis à Christophe Lemaitre de confirmer sa suprématie actuelle sur le sprint du Vieux Continent.

Dans quelques jours, le coureur d’Aix-les-Bains aura affaire à plus forte partie à l’occasion des Jeux olympiques de Londres. Sa qualification pour la finale du 100m sera un objectif difficile à atteindre s’il décide bien de tenter sa chance sur la distance suprême –il devrait privilégier le 200m et le relais 4x100m dans la mesure où ses chances paraissent plus réduites sur 100m.

Christophe Lemaitre ne semble pas, en effet, encore de taille pour rivaliser avec les deux Jamaïcains Usain Bolt et Yohan Blake, probables favoris de la grande finale du 5 août. S'il persistait dans l'idée (peu probable) de s’aligner sur 100m, le sympathique Français pourrait tenter de décrocher une première médaille honorifique: devenir le premier blanc depuis 32 ans à disputer une finale olympique sur la distance reine.

Depuis 1984, en effet, toutes les finales ont été monopolisées par des hommes de couleur. Pour retrouver un champion olympique blanc sur 100m (l’Ecossais Allan Wells), il faut remonter à 1980 aux Jeux de Moscou boycottés, il est vrai, par les sprinters américains en raison de la décision de leur président d’alors, Jimmy Carter.

Un livre pour répondre au cliché

«Pourquoi les Blancs courent moins vite». Sans point d’interrogation, c’est le titre du livre, écrit par Jean-Philippe Leclaire, ancien rédacteur en chef de L’Equipe Magazine devenu producteur télé. Malgré le côté casse-gueule du sujet et les commentaires électriques voire nauséabonds qu’il entraîne régulièrement, l’auteur s’attaque à ce tabou du sport et de la couleur de peau.

Dans cet essai-enquête, Jean-Philippe Leclaire, par ailleurs grand expert de l’athlétisme, écrit:


«Si je possède en revanche une absolue certitude, c’est bien que la question noirs-blancs dans le sport ne devrait pas être ignorée, fuie ou méprisée au nom du politiquement correct ou par peur de réveiller les fantômes de Berlin 36. Dans les pays anglo-saxons, de nombreux scientifiques se penchent chaque jour sur le sujet, des articles et des livres ont déjà provoqué de vastes débats. En France, associer performance sportive et couleur de peau reste largement tabou. Il n’est à voir le nombre de chercheurs et de champions que j’ai sollicités (certains d’habitude très bavards) et qui ont “oublié” de me rappeler.»

Le livre, qui retrace différents événements historiques ayant jalonné le sport mondial et cristallisé le concept de «race», n’apporte pas de réponse définitive à la question de la prétendue domination des noirs sur les blancs dans les courses brèves à l’instar des nombreux scientifiques interrogés qui ne disent pas détenir LA vérité et contredisent les résultats de leurs recherches respectives.

Une question de gènes?

La deuxième partie de l’ouvrage, très technique, est intitulée: «C’est dans les gènes». Y est notamment évoqué avec précision le «gène du sprint» comme a été appelé l’ACTN3, l’alpha-actinine 3, qui favoriserait l’explosivité des fibres musculaires.

Il existe trois formes de ce gène: forte (RR), faible (RX) et nulle (XX). Les deux premières formes démontreraient une inclinaison pour le sprint, la troisième une incapacité à devenir un homme ou une femme très rapide. Selon Rachel Irving, chercheuse à l’université des West Indies en Jamaïque, 75% des 120 athlètes locaux analysés (parmi lesquels Usain Bolt) seraient dotés de la forme RR. Mais le mythe du «gène du sprint» a été remis en cause par d’autres études qui ont notamment prouvé que les Kenyans étaient encore mieux pourvus en RR que les Jamaïcains alors que les coureurs de cette partie de l’Afrique sont pour ainsi dire invisibles dans les épreuves de sprint à l’inverse de leurs triomphes sur les longues distances.

Dans ce document où l’humain reste le cœur de l’affaire au-delà des études et des pourcentages, Jean-Philippe Leclaire s’attarde plus longuement sur deux cas particuliers emblématiques, Usain Bolt et Christophe Lemaitre, qu’il a rencontrés à diverses reprises et dont il rapproche les trajectoires en dépit de leurs différences évidentes. Paradoxalement, leurs points communs sont multiples selon l’auteur:


«La taille à quelques centimètres près, la longueur des foulées, l’explosivité, la vélocité, mais aussi le manque d’endurance, la galère en salle de musculation, le fait qu’ils n’aient pratiquement pas besoin de s’échauffer avant une course ou puissent se permettre de défier les lois de la nutrition en mangeant n’importe quoi, quitte à être rattrapés un jour par les blessures.»

Le mystère Lemaitre

Surnommé «coton-tige» chez les juniors parce qu’il était filiforme et avait un teint laiteux, Christophe Lemaitre est un blanc à part sous bien des aspects au point que selon le professeur Gérard Dine, «sa signature génétique est plus répandue chez les Jamaïcains ou les Afro-Américains que chez les Européens ».

Un autre chercheur, Jean-René Lacour, trouve aussi au sprinter de l’Ain plus de points communs avec les sprinters sénégalais qu’avec les sprinters italiens qu’il avait étudiés à la fin des années 1990:

«Lemaitre a des jambes plus longues que l’Européen moyen, souligne-t-il. Son rapport longueur jambes/tronc est à 50/50 comme les Sénégalais de mon étude. Ses extrémités son aussi très légères: nous avons mesuré son tour de cheville à 23cm contre 22,5cm pour les Sénégalais et 26 pour les Italiens.»

Lemaitre serait donc un mystère, «un Ouest-Africain égaré sur les rives du Lac du Bourget», s’amuse Jean-Philippe Leclaire qui relève que même Usain Bolt n’avait pas explosé aussi vite chez les jeunes. Il reprend également un commentaire de Nicolas Herbelot, spécialiste de l’athlétisme au sein du quotidien L’Equipe au lendemain du premier passage du «coton-tige » sous les 10’’en juillet 2010:


«S’il est une incongruité dans toute cette histoire, ce n’est pas tant qu’un blanc soit descendu hier sous les 10’’, mais bien qu’aucun autre ne l’ait fait avant lui.»

http://www.slate.fr/life/58785/lemaitre-bolt-blancs-courent-moins-vite

jeudi 5 mai 2011

le racisme est devenu un concept à géométrie variable

Les Français apatrides sur leur propre terre, celle de leurs ancêtres

L’inquisition a frappé, par la voix de Mediapart. La ministre Chantal Jouanno a donc fait rouler la tête du directeur technique, qui n’aura même pas eu droit à un procès, fût-il stalinien. Laurent Blanc, lui, verra peut-être sa tête sauvée car, dixit Chantal Jouanno : « Pour le connaître, il prône plutôt le métissage ». Il faudra que le soviet suprême nous dise un jour ce que « métissage » signifie exactement.

Il est aujourd’hui important de se remémorer le comportement inqualifiable de certains joueurs de l’équipe de France de football lors de la dernière coupe du monde. Les langues s’étaient alors déliées pour porter à la connaissance du grand public l’absence totale de cohésion, le regroupement selon l’ethnie d’origine, la dictature exercée par certains joueurs pour lesquels on était allé jusqu’à imposer un certain nombre de contraintes à l’ensemble de l’équipe, y compris d’ordre alimentaire et sanitaire (douches séparées). Se souvient-on encore du préjudice énorme que cette « équipe » avait alors fait subir à la France en salissant son image devant les téléspectateurs du monde entier ?

Au micro de RTL, Christophe Dugarry révèle que le soir de 1998 où la France vient d’être sacrée championne du monde, alors que les joueurs prennent des photos dans les vestiaires, Lilian Thuram lance un : « allez les blacks, venez on va faire une photo tous ensemble ! » Imaginez que c’eût été un joueur blanc qui ait lancé « allez les blancs, venez on va faire une photo tous ensemble ! »… Alors, c’était donc ça, la France black-blanc-beur de Jacques Chirac ?

Un problème notable existe aussi du fait du comportement de joueurs dotés d’une double nationalité. Le Monde : « Lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, neuf footballeurs français ont joué la compétition avec une autre équipe que les Bleus, alors qu’ils avaient porté le maillot de l’équipe de France en sélection de jeunes. Ces “binationaux” sont nés et ont grandi dans l’Hexagone, mais ont choisi de jouer pour le pays d’origine de leurs parents. »

La gauche comme la droite pratiquent depuis fort longtemps la discrimination positive au profit des personnes d’origine étrangère. J’en avais longuement parlé dans Le puzzle de l’intégration. Le critère ethnique est même mentionné en toutes lettres dans la Charte de la diversité instituée en octobre 2004 par Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre.[1] Engagement n°3 de la Charte de la diversité : “Nous [les entreprises signataires] nous engageons à chercher à refléter la diversité de la société française et notamment sa diversité culturelle et ETHNIQUE dans notre effectif, aux différents niveaux de qualification.”

La Charte de la diversité incite, dans les faits, les entreprises à favoriser le recrutement de ceux qui ne sont pas d’origine européenne. Cela se transforme en discrimination négative vis-à-vis des Français de souche européenne.

Voici un extrait d’Immigration-intégration : le langage de vérité.

« Sur le terrain, la pratique de la discrimination positive se transforme, de manière très concrète, en discrimination négative envers les Français de souche européenne : “L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume […], déclare le directeur général du groupe Jean-Paul Agon. Aujourd’hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chances d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche.[2]” Ces propos discriminatoires à l’égard des Français de souche ont été tenus par le dirigeant d’un groupe qui emploie 12 000 personnes en France. Autre illustration : “À compétences égales, eh bien désolée, on choisira la femme ou on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc pour être clair.[3]” Ces propos discriminatoires à l’égard des hommes blancs ont été tenus par Anne Lauvergeon, patronne d’un groupe français qui emploie 50 000 personnes. Imaginons que de tels propos aient été tenus à l’encontre d’autres couleurs que la couleur blanche ; toutes les associations de France et de Navarre auraient rué dans les brancards. Là, il ne s’est rien passé. Comment expliquer, par ailleurs, que de tels propos et attitudes n’aient pas été sanctionnés par la loi ? Parce que le racisme est devenu, comme je l’ai précédemment évoqué, un concept à géométrie variable, qui ignore superbement les comportements qui frappent les Français de souche européenne. Le 14 mai 2009, le ministre de l’Immigration félicitait le groupe L’Oréal pour sa politique de recrutement et le gratifiait du “label diversité” [4]…
[…]
Par exemple, le racisme dirigé contre les Français de souche européenne ne semble guère les émouvoir. Leur indignation est sélective. Eux qui font feu de tout bois, se gardent bien de s’interroger sur cette tendance aujourd’hui à l’œuvre sur le sol français : “Entre le 1er janvier et le 30 septembre 2010, 485 cimetières et lieux de culte ont été dégradés : 410 l’ont été au préjudice de sites chrétiens, dont 179 cimetières et 231 lieux de culte.[5]” Autrement dit, 85 % des dégradations de lieux de culte ont visé en 2010 des sites chrétiens ! Les Français ont-ils le sentiment que cette information a été relayée par les médias, ou que leurs représentants politiques ont témoigné la moindre compassion, à défaut d’indignation ? Le comportement de ces censeurs porte de surcroît atteinte au vrai combat contre le racisme, car, mettait en garde Claude Lévi-Strauss, “en banalisant la notion de racisme, en l’appliquant à tort et à travers, on la vide de son contenu, et on risque d’aboutir au résultat inverse de celui qu’on recherche.[6]” »

Si vous y réfléchissez bien, nous ne sommes plus du tout en France dans une politique de méritocratie républicaine, mais dans une politique clairement fondée sur un critère de préférence extra-nationale. Et comme l’avait très bien relevé notre ami Jugurta, les Français d’origine extra-européenne qui ont réussi leur intégration et se sont assimilés subissent le même sort que les Français de souche européenne.

Voici ce que déclarait Nicolas Sarkozy le 26 octobre 2005, en tant que Ministre de l’Intérieur, dans une conférence-débat sur le thème Un défi républicain : la discrimination positive à la française, le ministère de l’Intérieur s’engage : « La première fois, Ministre de l’Intérieur, où j’ai réuni les préfets, j’ai demandé à mes collaborateurs : “Y-a-t-il quelque chose qui vous choque ?” Ils m’ont répondu : “Rien du tout. Tout est normal.” Ben moi y’a quelque chose qui me choquait. Parmi les préfets, il n’y avait que des Christophe. Enfin, des Pierre, des Louis, des Jean et c’est amusant, et parmi les préfets ils étaient tous de la même couleur. Je vous laisse la deviner. »

Encore un extrait d’Immigration-intégration : le langage de vérité : « Les Français se sentent aujourd’hui apatrides sur leur propre terre, celle de leurs ancêtres. Pour qu’ils reprennent confiance en eux et en l’avenir de la France, il est urgent qu’ils se réapproprient le droit élémentaire qui leur a été confisqué – celui d’exprimer et d’assumer ce que “Français” signifie dans leur tête, leur cœur, leur âme et surtout leur inconscient collectif ».

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[1] La Charte de la diversité en entreprise a été instituée en octobre 2004 (Jean-Pierre Raffarin). Elle comprend actuellement 3076 entreprises signataires.

[2] Jean-Paul Agon, « L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume », propos recueillis par Nathalie Brafman et Stéphane Lauer, Le Monde, 13 juillet 2007.

[3] Propos tenus par Anne Lauvergeon lors du Women’s Forum à Deauville, Journal de France 2, 16 octobre 2009.

[4] La création de ce label « diversité » a été annoncée par le Président de la République dans son discours à l’École polytechnique sur l’égalité des chances. Ce label a été créé par décret le 17 décembre 2008.

[5] Lettre adressée par Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales à Thomas Hammarberg, commissaire aux Droits de l’homme au Conseil de l’Europe, rendue publique le 2 novembre 2010.

[6] Claude Lévi-Strauss, Didier Éribon, De près et de loin, Odile Jacob, 1988.

http://www.malikasorel.fr/archive/2011/05/01/les-francais-apatrides-sur-leur-propre-terre-celle-de-leurs.html

lundi 2 mai 2011

Les syndicats palestiniens encouragent aux échanges avec Israël

Les syndicats palestiniens ont encouragé le plus grand syndicat du secteur public de Grande-Bretagne, UNISON, à maintenir ses liens avec ses homologues israéliens.

Une délégation de fonctionnaires affiliés à l’Unison a visité Israël et les territoires palestiniens, à l’invitation de la Histadrout (syndicat des travailleurs israéliens).

Les Anglais ont expliqué que « les Palestiniens nous ont encouragé à travailler main dans la main avec la Histadrout, tout en nous demandant de lutter contre la politique du gouvernement israélien. (…) La Fédération générale palestinienne des syndicats, nous a expliqué que de cette manière, nous pourront faire pression sur eux (ndlr : les politiciens israéliens) pour prendre une position plus dure publiquement contre les habitations juives en Judée-Samarie ».

Eric Lee, le représentant du syndicat Unison pour Israël et les Territoires disputés, a aussi déclaré que les « syndicalistes palestiniens soutiennent régulièrement l’engagement de nos relations avec Israël et nous invite à créer des meilleurs liens avec les groupes israéliens ».

Une fois de plus, les Palestiniens réclament la fin du boycott raciste d’Israël… Il faut croire que les activistes anti-israéliens en Europe et aux États-Unis sont plus “palestiniens” que les arabes de Judée-Samarie eux-mêmes !

JSSNews

dimanche 1 mai 2011

"Les juifs ont de l'argent": UPDATE: Israël : 25% des survivants de la Shoah sous le seuil de pauvreté

Un rapport publié dimanche matin, la veille de la Journée de l’Holocauste, révèle que 60.000 des 208.000 survivants de la Shoah vivant en Israël, sont indigents, en dépit d’une augmentation de 160% de l’aide financière accordée aux survivants des atrocités nazies.

Le rapport, publié par la Fondation au Profit des Victimes de l’Holocauste, montre également que quelque 10% des survivants de l’Holocauste reçoivent des soins infirmiers quotidiens en plus d’une pension de la sécurité sociale.

Distribution de nourriture pour les survivants de la Shoah

Selon les données, quelque 13.000 survivants ont décédés en 2011, et le nombre de survivants devrait baisser de 30% d’ici 2015 (soit une estimation de 145.000 personnes).

Un récent sondage indique que 40% des survivants se sentent seuls et un nombre similaire de survivants de la Shoah disent toute leur difficulté de quitter leur maison pour aller faire des courses et acheter à manger.

Quelque 20% des survivants souffrent du froid en hiver et manque d’équipements appropriés pour apporter de la chaleur dans leur appartement, tandis que 5% ont déclaré souffrir de pénurie de nourriture. La moitié des survivants de l’Holocauste ont dit avoir besoin d’une aide financière plus importante et 30% de ces personnes disent également avoir besoin d’une infirmière de manière quotidienne.

« Après avoir travaillé avec les survivants pendant trois ans, je peux dire avec certitude que l’État n’aide pas assez. Certaines victimes de l’Holocauste ont besoin de lutter pour être reconnus comme victimes. Nous devons nous rappeler qu’ils sont trop fatigués pour lutter contre la bureaucratie. La jeune génération ne nous pardonnera pas de ne pas aider nos pères victimes des plans nazis », explique le directeur de l’étude.

JSSNews

« Le Système Octogon » : Arte, la censure et le trésor des nazis

De Konrad Adenauer à Helmut Kohl, la CDU, parti chrétien-démocrate majoritaire dans l'Allemagne d'après-guerre, aurait bénéficié de financements occultes provenant du trésor caché des nazis. Le 1er juin, Arte diffusera « Le Système Octogon », documentaire signé Jean-Michel Meurice qui − censure oblige − dormait depuis trois ans sur les étagères poussiéreuses de la chaîne franco-allemande.

L'affaire remonte à 2007. Cette année-là, Jean-Michel Meurice soumet à Arte son projet. Aux côtés du réalisateur, les deux journalistes d'investigation Fabrizio Calvi et Franck Garbely y étayent la thèse selon laquelle l'Union chrétienne démocrate (CDU), parti de Konrad Adenauer, aurait bénéficié du système de financements occultes mis en place par les nazis.
Blanchi en Suisse, l'argent des nazis revient pour financer la CDU

Ce système reposant sur une société écran du nom d'Octogon, et dont le fonctionnement est raconté par le menu dans le documentaire, comme on peut le voir dans l'extrait repris par Telerama.fr :

« Le processus de lavage d'argent était tout simple. L'entreprise donne de l'argent, qui est transféré par des voies détournées en Suisse.

Là, officiellement, il est dépensé dans un but d'intérêt général inventé de toutes pièces, 10% sont soustraits au passage et le reste est récupéré par les trésoriers du parti conservateur ».

Le sujet est délicat mais porté par un collaborateur de longue date, et la chaîne valide le projet sans plus d'hésitation.
« Ils m'ont demandé une foule de corrections que j'ai refusées »

Le documentaire est donc tourné, programmé pour septembre 2008, puis… déprogrammé. Jean-Michel Meurice, qui n'a pas eu droit à la moindre explication, tombe des nues :

« Tout ça s'est fait dans le non-dit, comme si on pouvait poser le documentaire sur une étagère et l'étouffer. Mais on n'est pas dans un système soviétique. »

Le silence dure, Jean-Michel Meurice finit par comprendre que c'est la branche allemande de la chaîne qui bloque la diffusion. « Le Système Octogon » dérange, les historiens allemands montent au créneau. C'est le début d'une (très) longue période de négociations. Jean-Michel Meurice se souvient :

« Un envoyé du siège strasbourgeois venait régulièrement me voir pour me dire que l'on pourrait couper ci ou couper ça, ou bien mettre un carton [un texte affiché à l'écran, ndlr] disant que tout ça est faux, enfin des choses qui étaient inacceptables, une foule de corrections que j'ai toujours refusées. »

« Une thèse contrebattue par les études réalisées depuis »

Pendant ce temps, Arte justifie cette déprogrammation comme elle peut. Invité, le 8 février, à une projection-débat organisée par la Scam, Victor Rocaries, directeur de la gestion d'Arte France, prend la parole :

« Il n'est pas acceptable que le nom d'Arte soit associé à un acte de censure. Nous ne l'avons jamais fait et nous avons toujours au contraire favorisé le documentaire d'investigation.

Pourtant, cette fois, c'est vrai, nous avons décidé de ne pas diffuser ce film.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il nous est apparu que la thèse véhiculée par le film − en gros, que l'argent nazi, caché en Suisse et au Liechtenstein, a permis de financer les campagnes de la CDU et des autres partis politiques allemands − nous paraît contrebattue par les études historiques réalisées depuis […].

Il n'est pas pour nous possible de dire en Allemagne que le financement des partis politiques allemands de l'après-guerre a été le fait des trésors cachés des nazis. Voilà pourquoi nous avons décidé de ne pas diffuser ce film. »

Il aura finalement fallu attendre mars 2011, et l'arrivée de Véronique Cayla à la tête de la branche française de la chaîne, pour que « Le Système Octogon » réapparaisse dans les grilles de diffusion. De quoi augmenter l'animosité de Jean-Michel Meurice à l'égard de l'ancien président d'Arte France :

« Jérôme Clément n'a pas voulu s'occuper sérieusement de cette affaire embêtante. Ce n'est pas un homme connu pour son grand courage, donc il a préféré laisser ça sous le tapis. J'en avais parlé, je lui ai réécrit à plusieurs reprises, mais il ne répondait plus. »

Les accusations contre Helmut Kohl finalement supprimées

Une issue favorable, ou presque. Car − la diffusion a un prix − c'est une version expurgée du « Système Octogon » que découvriront les téléspectateurs français et allemands le 1er juin. En effet, dans sa version originale, le documentaire faisait le rapprochement entre le financement, dans l'immédiat après-guerre, de la CDU d'Adenauer par l'argent nazi et l'affaire des caisses noires de Kohl.

Le commentaire expliquait :

« Helmut Kohl est maintenant au sommet de la CDU […] les méthodes de financement n'ont pas changé et continuent grâce au système construit trente-cinq ans plus tôt. »

« On a reconduit l'ancien système avec de nouveaux protagonistes, de nouveaux trésoriers, une nouvelle banque, mais les donateurs étaient toujours les mêmes […] il n'y avait que le trésoriers, les acteurs, les personnes qui récoltaient les fonds, il n'y avait que ça qui changeait. »

Rajoutée à la demande de la chaîne qui voulait « actualiser » le propos du film, cette partie sur l'implication du chancelier de l'Allemagne réunifiée dans cette affaire ne figurera pas dans la version finale du documentaire.

En tout, c'est près d'une dizaine de minutes de film qui auront été coupées, et ce sur les conseils du grand historien Marc Ferro :

« Arte m'a demandé ce que j'en pensais. J'ai donné un avis favorable quant au fond, mais critique quant aux imprudences de la réalisation : au lieu de s'arrêter à l'époque d'Adenauer, Jean-Michel Meurice a voulu montrer que les successeurs à la CDU avaient aussi utilisé cet argent.

J'ai donc dit que c'était un piège à procès. Ça me semblait de l'acharnement, donc j'ai recommandé que l'on coupe la fin et que l'on ne parle pas de Kohl. »

Conscient d'avoir fait « un amalgame qui pouvait laisser croire qu'il y avait eu une relation entre Kohl et l'argent nazi », Jean-Michel Meurice n'a pas contesté la coupe, déplorant « un manque de professionnalisme de la part d'Arte » bien plus que « l'acte de censure » en tant que tel.
« Le film lève le tabou sur l'intégrité du chancelier Adenauer »

Mais ce n'est pas simplement ces quelques minutes qu'avaient incriminé les historiens allemands. En effet, à en croire Marc Ferro, au-delà de Kohl, la façon dont le documentaire révèle les accointances de Konrad Adenauer avec les nazis a dérangé les spécialistes germaniques :

« Les historiens allemands ont sorti leurs épées en voyant qu'on s'en prenait à Adenauer […] Je pense que ils se soulevaient parce que le film lève un tabou, après Hitler et le nazisme, Adenauer c'était l'intégrité, la pureté. Entacher Adenauer, c'était entacher toute l'Allemagne. C'était un film sacrilège. »

Au travers de la figure emblématique d'Adenauer, premier chancelier de la République fédérale d'Allemagne, « Le Système Octogon » aborde frontalement le problème de la non-dénazification dans l'Allemagne d'après-guerre, comme le souligne Jean-Michel Meurice :

« Il n'y a jamais que dix-neuf personnes qui ont été condamnées à Nuremberg, alors qu'il y a des millions d'Allemands qui ont été derrière Hitler. Ce n'est pas seulement l'affaire de dix fanatiques. »

Ce qui dérange, c'est que sa thèse s'appuie sur « le fait qu'Adenauer ait reconstruit l'Allemagne de l'Ouest avec essentiellement des nazis, et en faisant feu de tout bois avec la corruption », dit le réalisateur :

« Toute la structure administrative de l'Allemagne nazie a continué de fonctionner après la guerre » : selon lui, c'est ce que les historiens allemands – eux aussi victimes d'un héritage trop lourd à porter – se refusent à entendre.


L'existence d'une réunion sur Octogon en 1944 contestée

Ces derniers nient ainsi en bloc certains éléments clés du documentaire comme, par exemple, l'existence de la fameuse réunion de Strasbourg durant laquelle aurait été mis en place, à l'été 1944, le système Octogon.

Ce à quoi Jean-Michel Meurice répond :

« Ils disent que la fameuse réunion de 44 n'a pas existé ? Mais nous, on a des documents très sérieux alors il faut voir quels documents ils ont. On a un rapport écrit par l'un des participants, qui était un agent secret travaillant pour les services français. C'est la note que l'on retrouve dans les archives américaines. »

Le 1er juin, la diffusion du documentaire sera suivi d'un débat au cours duquel les pros et antis « Système Octogon » pourront s'expliquer. Débat auquel Jean-Michel Meurice ne participera pas. Mais qu'importe, le réalisateur est sûr de lui :

« Tout est vrai, c'est de l'investigation rigoureuse, toutes les sources sont vérifiées, croisées, il y a toute la rigueur du journalisme d'investigation. L'histoire, c'est l'histoire et je n'invente rien. »

http://www.rue89.com/tele89/2011/04/30/le-systeme-octogon-arte-la-censure-et-le-tresor-cache-des-nazis-201530