Les benêts phrygiens
Selon les élites réunies sur le plateau de Frédéric Taddei, le mardi suivant l’élection du 6 mai, il serait choquant d’être choqué par le spectacle des drapeaux de la Bastille.
Rappelons que ce soir-là, pour fêter l’arrivée à la présidence de la République du premier socialiste depuis Mitterrand, les drapeaux que l’on agitait sur la place de la Bastille étaient très majoritairement étrangers et essentiellement arabes.
Au hit-parade, les bannières algériennes, tunisiennes et marocaines s’octroyaient les trois premières places du podium.
Pour ces intellectuels, toujours les mêmes que l’on convie sur les plateaux de télévision, on pouvait y voir la preuve de la diversité de la population française. Point.
Pour ces fines fleurs de la pensée française, rompues aux analyses complexes, voilà une façon bien suspecte d’expédier le sujet.
La diversité, Mesdames et Messieurs, c’est tout autre chose.
La diversité, c’est quand un blanc, un asiatique, un Noir et un Arabe se retrouvent réunis sous le même drapeau, comme on peut le voir quotidiennement dans les cours d’écoles aux Etats-Unis.
La diversité, c’est quand un blanc, un asiatique, un noir et un Arabe décident d’adopter le même tronc commun historique, même si leurs ancêtres sont nés aux quatre coins de la planète. Ils sont même autorisés à choisir, pour leurs enfants, des prénoms usités dans la terre d’accueil.
C’est même plutôt conseillé quand on veut faciliter l’intégration.
La diversité, c’est quand un blanc, un asiatique, un Noir et un Arabe importent leur culture d’origine pour la métisser aux autres et non pas pour la mettre en concurrence dans l’espoir de la rendre majoritaire.
La diversité enfin – il n’y a pas que François Hollande qui maîtrise l’anaphore -, c’est avoir un projet commun symbolisé par le drapeau, tricolore en l’occurrence quand on veut être français.
Quoi de plus imbécile et de plus malhonnête que de voir dans ces communautarismes, crispés et agressifs, un symbole d’harmonie ?
Quoi de plus irresponsable que de décrire ces germes de guerre civile comme des promesses de lendemains meilleurs ?
Quoi de plus désespérant que cette confiscation de la parole médiatique par des élites complètement déconnectées des réalités ?
Les manifestants du 6 mai à la Bastille ont bien dû sourire en s’entendant décrits comme des angelots tout en fourbissant leurs armes pour le jour où...
Primo-info
lundi 14 mai 2012
vendredi 4 mai 2012
A quoi reconnaît-on un mec de droite ?
Quand un mec de droite n'aime pas les armes, il n'en achète pas.
Quand un mec de gauche n'aime pas les armes, il veut les faire interdire.
Quand un mec de droite est végétarien, il ne mange pas de viande.
Quand un mec de gauche est végétarien, il fait campagne contre les produits à base de protéines animales et il interdit à ses enfants de consommer boeuf, mouton, porc, agneau, hamburgers, etc, sous peine de les priver d’argent de poche.
Quand un mec de droite est homo, il vit sa vie tranquillement.
Quand un mec de gauche est homo, il défile dans la gay pride, il se bat pour le mariage homosexuel et pour l’adoption d’enfants par des couples homos.
Quand un mec de droite est viré de son job, il réfléchit au moyen de rebondir.
Quand un mec de gauche est viré de son job, il porte plainte pour discrimination.
Quand un mec de droite n’aime pas un débat télévisé, il zappe.
Quand un mec de gauche n’aime pas un débat télévisé, il écrit au médiateur de France télévision, il accuse la télévision de manipuler les gens, il fait semblant de lire Guy Debord. Il construit des théories sur l’asservissement des masses par les médias.
Quand un mec de droite est non-croyant, il ne va pas à l’église, ni à la synagogue ni à la mosquée.
Quand un mec de gauche est non-croyant, il milite activement afin qu’aucune allusion à Dieu ou à une religion ne soit faite dans la sphère publique. Il veille à ce qu’aucun signe extérieur d’appartenance à une religion ne soit porté par les copains de ses enfants.
Au mois d’aout, le mec de droite va en vacances en famille,
Au mois d’aout, le mec de gauche va faire une expérience de vivre-ensemble-dans-le respect-mutuel au sein de son equation familiale.
Quand un mec de droite a besoin de soins, il va voir son médecin puis s’achète les médicaments.
Quand un mec de gauche a besoin de soins, il fait appel à la solidarité nationale.
Quand l’économie va mal, le mec de droite se dit qu’il faut se retrousser les manches et travailler davantage.
Quand l’économie va mal, le mec de gauche manifeste. Il maudit le système, et assure ses copains de Facebook qu’un jour il fera la Révolution. En attendant, il exige une loi de répartition pour qu’on lui reverse les revenus gagnés par… les mecs de droite.
http://www.ericbrunet.fr/?p=339&fb_source=message
Quand un mec de gauche n'aime pas les armes, il veut les faire interdire.
Quand un mec de droite est végétarien, il ne mange pas de viande.
Quand un mec de gauche est végétarien, il fait campagne contre les produits à base de protéines animales et il interdit à ses enfants de consommer boeuf, mouton, porc, agneau, hamburgers, etc, sous peine de les priver d’argent de poche.
Quand un mec de droite est homo, il vit sa vie tranquillement.
Quand un mec de gauche est homo, il défile dans la gay pride, il se bat pour le mariage homosexuel et pour l’adoption d’enfants par des couples homos.
Quand un mec de droite est viré de son job, il réfléchit au moyen de rebondir.
Quand un mec de gauche est viré de son job, il porte plainte pour discrimination.
Quand un mec de droite n’aime pas un débat télévisé, il zappe.
Quand un mec de gauche n’aime pas un débat télévisé, il écrit au médiateur de France télévision, il accuse la télévision de manipuler les gens, il fait semblant de lire Guy Debord. Il construit des théories sur l’asservissement des masses par les médias.
Quand un mec de droite est non-croyant, il ne va pas à l’église, ni à la synagogue ni à la mosquée.
Quand un mec de gauche est non-croyant, il milite activement afin qu’aucune allusion à Dieu ou à une religion ne soit faite dans la sphère publique. Il veille à ce qu’aucun signe extérieur d’appartenance à une religion ne soit porté par les copains de ses enfants.
Au mois d’aout, le mec de droite va en vacances en famille,
Au mois d’aout, le mec de gauche va faire une expérience de vivre-ensemble-dans-le respect-mutuel au sein de son equation familiale.
Quand un mec de droite a besoin de soins, il va voir son médecin puis s’achète les médicaments.
Quand un mec de gauche a besoin de soins, il fait appel à la solidarité nationale.
Quand l’économie va mal, le mec de droite se dit qu’il faut se retrousser les manches et travailler davantage.
Quand l’économie va mal, le mec de gauche manifeste. Il maudit le système, et assure ses copains de Facebook qu’un jour il fera la Révolution. En attendant, il exige une loi de répartition pour qu’on lui reverse les revenus gagnés par… les mecs de droite.
http://www.ericbrunet.fr/?p=339&fb_source=message
dimanche 15 avril 2012
Les Français face aux inégalités : une inquiétante hallucination collective
"Salauds de pauvres !" lançait souvent Coluche pour fustiger ceux qui méprisent le prolétariat. En rupture totale avec la pensée dominante, "Salauds de riches !" de Frédéric Georges-Tudo ne cherche pas à défendre les riches mais à combattre les arguments de ceux qui font d'eux les parfaits boucs-émissaires de tous les maux du monde. Extraits
Le désir d’État Papa si rassurant s’accompagne d’une vraie passion pour l’égalité, voire l’égalitarisme. Forcément, cela ne joue pas en faveur de ceux qui cherchent à s’élever dans la société. Qui sont donc ces empêcheurs de vivoter en rond qui se piquent de vouloir habiter dans des grandes maisons et rouler dans de grosses voitures ? Ceci alors que notre gouvernement nous garantit qu’il y aura des maisons et des voitures pour tout le monde…
La promesse étant de plus en plus intenable, on aurait espéré que les Français acceptent enfin de croire dans les vertus de la responsabilité individuelle. Ou tout au moins qu’ils commencent à s’intéresser d’un peu plus près aux alternatives permettant de s’en sortir par soi-même. Par exemple, l’entrepreneuriat. Arrêtons là le misérabilisme et notons que certains courageux s’engagent dans cette direction. Plus dynamiques que leurs aînés, ils croient davantage au dicton « aide-toi et le ciel t’aidera ».
Las, une autre frange de la population emprunte le chemin inverse. Moins tolérante que jamais envers les inégalités inhérentes à toute société basée sur la méritocratie, elle refuse de prendre son destin en main. Encouragée par Mélenchon et consorts, elle se réfugie dans la revendication du « toujours plus ». Toujours plus de services publics. Toujours plus d’égalité à travers la redistribution verticale. Toujours plus d’intervention publique pour régler les problèmes économiques. Toujours plus de droits. Droits au travail, au logement, à la retraite à 60 ans, au bonheur même…
Pour le sociologue François Dubet, ce refus exacerbé des disparités est lié avant tout à une déception. « La France était un État providence qui avait construit toutes sortes de protections sociales contre les aléas de l’existence, explique-t-il dans Le Nouvel Observateur du 12 mai 2011, pour les cheminots, les paysans, les professeurs… Un modèle efficace en période de croissance et de plein emploi. Or, depuis vingt ans, avec la crise, ce sentiment de sécurité s’est fissuré. Les Français ont l’impression que l’école ne garantit plus les droits, que les grandes entreprises ne défendent plus les emplois. Le désengagement de l’État est vécu comme un abandon. » Et comme il faut bien passer cette déception sur quelqu’un, les riches font figure de coupables idéaux.
C’est l’un des principaux reproches adressés à Nicolas Sarkozy : on l’accuse de se préoccuper davantage des intérêts des riches que de ceux de la masse. Oubliées les mesures prises afin de limiter les effets de la crise sur les ménages modestes (crédit d’impôt égal aux deux tiers pour la première tranche, prime de solidarité active de 200 euros versée au début de l’année 2009 aux foyers allocataires du RMI, prime exceptionnelle de 150 euros versée aux familles éligibles à l’allocation de rentrée scolaire pour la rentrée 2008, etc.). Évacuées les vingt-deux hausses d’impôt ayant frappé les hauts revenus depuis son arrivée (sur les stock-options, les revenus du capital, les retraites chapeaux, les indemnités de départ, les plus-values immobilières, etc.). Seul le bouclier fiscal reste dans les esprits. Véritable sparadrap du capitaine Haddock pour le « président des riches », le dispositif n’aura pourtant coûté que 550 millions d’euros par an au cours du quinquennat. À rapprocher des 822 milliards d’euros de prélèvements obligatoires en 2010…
A l’instar de l’appauvrissement généralisé dont ils s’estiment victimes, les Français demeurent désarmants quant à leur perception des inégalités. L’exceptionnelle prodigalité de notre mécanisme de redistribution ? La moindre des choses ! Notre première place mondiale en matière de protection sociale rapportée à la richesse produite ? Peu importe ce que font les autres ! La réduction continue des différences de revenus sur le long terme ? Le passé, c’est le passé ! Selon une enquête du ministère de la Santé réalisée par l’institut BVA en octobre 2010, 78 % des sondés estiment que la société française est « plutôt injuste ». Une étude réalisée par le Crédoc durant l’été 2011 parvient aux mêmes conclusions : 83 % des personnes interrogées considèrent vivre dans un pays où « la cohésion sociale n’est pas forte ».
Enfin, dans un sondage Ipsos de novembre 2011, lorsqu’on leur demande ce qui « menace le plus aujourd’hui la capacité à bien vivre ensemble en France », nos compatriotes répondent en priorité « l’accroissement des inégalités sociales ». Bien avant « la crise économique », « les extrémismes politiques » et « les extrémismes religieux ». Des résultats tout simplement sidérants.
La campagne de désinformation méticuleusement orchestrée par certains médias, associations et partis politiques n’est sûrement pas étrangère à cette hallucination collective. Mais elle ne peut suffire à justifier un tel décalage entre la réalité et la perception. De toute évidence, les causes de cette croyance erronée sont plus profondes. Sur le plan conjoncturel, il faut sans doute y voir les angoisses liées à la crise économique. Reste que le phénomène est avant tout culturel. La terre promise de l’égalitarisme ne s’est jamais départie de sa passion pour l’uniformité, le nivellement, l’homogénéité, l’aplanissement, l’équité, l’alignement…
Du « liberté, égalité, fraternité » inscrit au fronton de nos mairies, seul le terme central semble avoir droit de cité. Comment expliquer, par exemple, que l’Inde, terre d’immense iniquité sociale, soit si peu obnubilée par la question ? Dans notre chère République, elle fait figure de cause nationale perpétuelle. Puisque ce sentiment d’injustice ne repose sur rien de tangible, il est d’ailleurs très improbable qu’une baisse drastique des écarts de gains suffise à éteindre les frustrations…
« Quand mon voisin s’achète une grosse voiture, mon niveau de vie relatif baisse, souligne avec malice l’économiste Michel Godet dans Le Figaro du 30 avril 2010. Cette remarque fait toujours sourire. On aurait cependant tort de ne pas la prendre au sérieux, car elle permet de comprendre une partie du mal-être actuel de la société française. L’herbe du pré voisin paraît toujours plus verte et l’envie nous taraude. Au lieu d’être satisfait de ce que l’on a et de ce que l’on est, on est frustré de ce que l’on n’a pas. L’amélioration du niveau de vie de 50 % par habitant et le gain de cinq années de vie en plus depuis 1980 en France n’ont pas suffi à rendre les gens plus heureux. »
Que le chômeur en fin de droits souffre de ne pouvoir partir en vacances est concevable. Que le SDF invisible aux yeux des passants indifférents en veuille à la terre entière, rien de plus logique. Beaucoup plus étonnante est la douloureuse amertume ressentie à tout bout de champ par l’immense majorité. Par exemple, lorsqu’elle découvre que l’héritière de L’Oréal partage son temps entre son vaste hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine et son île privée des Seychelles. En effet, quelques-uns possèdent une immense fortune. L’argent appelant l’argent, elle ne cessera jamais de croître.
Cette réalité a-t-elle une incidence sur le quotidien du plus grand nombre ? Pas la moindre. Hormis peut-être un bref ressentiment à imaginer ce qu’est l’existence de ces 2 000 personnes, dont le sort devrait donc nous laisser froid. Toujours avec le même bon sens, Michel Godet note que « ce sont surtout les inégalités entre riches qui se sont accrues. Les petits riches sont devenus relativement pauvres par rapport aux grands riches. Mais convenons que c’est un problème au sein des 10 % de ménages les plus riches qui ne concerne pas vraiment les 90 % restants. »
______________________________
Extraits de Salauds de riches ! BOURIN EDITEUR (20 avril 2012)
http://www.atlantico.fr/decryptage/egalitarisme-passion-francaise-salauds-riches-frederic-georges-tudo-330275.html
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Le désir d’État Papa si rassurant s’accompagne d’une vraie passion pour l’égalité, voire l’égalitarisme. Forcément, cela ne joue pas en faveur de ceux qui cherchent à s’élever dans la société. Qui sont donc ces empêcheurs de vivoter en rond qui se piquent de vouloir habiter dans des grandes maisons et rouler dans de grosses voitures ? Ceci alors que notre gouvernement nous garantit qu’il y aura des maisons et des voitures pour tout le monde…
La promesse étant de plus en plus intenable, on aurait espéré que les Français acceptent enfin de croire dans les vertus de la responsabilité individuelle. Ou tout au moins qu’ils commencent à s’intéresser d’un peu plus près aux alternatives permettant de s’en sortir par soi-même. Par exemple, l’entrepreneuriat. Arrêtons là le misérabilisme et notons que certains courageux s’engagent dans cette direction. Plus dynamiques que leurs aînés, ils croient davantage au dicton « aide-toi et le ciel t’aidera ».
Las, une autre frange de la population emprunte le chemin inverse. Moins tolérante que jamais envers les inégalités inhérentes à toute société basée sur la méritocratie, elle refuse de prendre son destin en main. Encouragée par Mélenchon et consorts, elle se réfugie dans la revendication du « toujours plus ». Toujours plus de services publics. Toujours plus d’égalité à travers la redistribution verticale. Toujours plus d’intervention publique pour régler les problèmes économiques. Toujours plus de droits. Droits au travail, au logement, à la retraite à 60 ans, au bonheur même…
Pour le sociologue François Dubet, ce refus exacerbé des disparités est lié avant tout à une déception. « La France était un État providence qui avait construit toutes sortes de protections sociales contre les aléas de l’existence, explique-t-il dans Le Nouvel Observateur du 12 mai 2011, pour les cheminots, les paysans, les professeurs… Un modèle efficace en période de croissance et de plein emploi. Or, depuis vingt ans, avec la crise, ce sentiment de sécurité s’est fissuré. Les Français ont l’impression que l’école ne garantit plus les droits, que les grandes entreprises ne défendent plus les emplois. Le désengagement de l’État est vécu comme un abandon. » Et comme il faut bien passer cette déception sur quelqu’un, les riches font figure de coupables idéaux.
C’est l’un des principaux reproches adressés à Nicolas Sarkozy : on l’accuse de se préoccuper davantage des intérêts des riches que de ceux de la masse. Oubliées les mesures prises afin de limiter les effets de la crise sur les ménages modestes (crédit d’impôt égal aux deux tiers pour la première tranche, prime de solidarité active de 200 euros versée au début de l’année 2009 aux foyers allocataires du RMI, prime exceptionnelle de 150 euros versée aux familles éligibles à l’allocation de rentrée scolaire pour la rentrée 2008, etc.). Évacuées les vingt-deux hausses d’impôt ayant frappé les hauts revenus depuis son arrivée (sur les stock-options, les revenus du capital, les retraites chapeaux, les indemnités de départ, les plus-values immobilières, etc.). Seul le bouclier fiscal reste dans les esprits. Véritable sparadrap du capitaine Haddock pour le « président des riches », le dispositif n’aura pourtant coûté que 550 millions d’euros par an au cours du quinquennat. À rapprocher des 822 milliards d’euros de prélèvements obligatoires en 2010…
A l’instar de l’appauvrissement généralisé dont ils s’estiment victimes, les Français demeurent désarmants quant à leur perception des inégalités. L’exceptionnelle prodigalité de notre mécanisme de redistribution ? La moindre des choses ! Notre première place mondiale en matière de protection sociale rapportée à la richesse produite ? Peu importe ce que font les autres ! La réduction continue des différences de revenus sur le long terme ? Le passé, c’est le passé ! Selon une enquête du ministère de la Santé réalisée par l’institut BVA en octobre 2010, 78 % des sondés estiment que la société française est « plutôt injuste ». Une étude réalisée par le Crédoc durant l’été 2011 parvient aux mêmes conclusions : 83 % des personnes interrogées considèrent vivre dans un pays où « la cohésion sociale n’est pas forte ».
Enfin, dans un sondage Ipsos de novembre 2011, lorsqu’on leur demande ce qui « menace le plus aujourd’hui la capacité à bien vivre ensemble en France », nos compatriotes répondent en priorité « l’accroissement des inégalités sociales ». Bien avant « la crise économique », « les extrémismes politiques » et « les extrémismes religieux ». Des résultats tout simplement sidérants.
La campagne de désinformation méticuleusement orchestrée par certains médias, associations et partis politiques n’est sûrement pas étrangère à cette hallucination collective. Mais elle ne peut suffire à justifier un tel décalage entre la réalité et la perception. De toute évidence, les causes de cette croyance erronée sont plus profondes. Sur le plan conjoncturel, il faut sans doute y voir les angoisses liées à la crise économique. Reste que le phénomène est avant tout culturel. La terre promise de l’égalitarisme ne s’est jamais départie de sa passion pour l’uniformité, le nivellement, l’homogénéité, l’aplanissement, l’équité, l’alignement…
Du « liberté, égalité, fraternité » inscrit au fronton de nos mairies, seul le terme central semble avoir droit de cité. Comment expliquer, par exemple, que l’Inde, terre d’immense iniquité sociale, soit si peu obnubilée par la question ? Dans notre chère République, elle fait figure de cause nationale perpétuelle. Puisque ce sentiment d’injustice ne repose sur rien de tangible, il est d’ailleurs très improbable qu’une baisse drastique des écarts de gains suffise à éteindre les frustrations…
« Quand mon voisin s’achète une grosse voiture, mon niveau de vie relatif baisse, souligne avec malice l’économiste Michel Godet dans Le Figaro du 30 avril 2010. Cette remarque fait toujours sourire. On aurait cependant tort de ne pas la prendre au sérieux, car elle permet de comprendre une partie du mal-être actuel de la société française. L’herbe du pré voisin paraît toujours plus verte et l’envie nous taraude. Au lieu d’être satisfait de ce que l’on a et de ce que l’on est, on est frustré de ce que l’on n’a pas. L’amélioration du niveau de vie de 50 % par habitant et le gain de cinq années de vie en plus depuis 1980 en France n’ont pas suffi à rendre les gens plus heureux. »
Que le chômeur en fin de droits souffre de ne pouvoir partir en vacances est concevable. Que le SDF invisible aux yeux des passants indifférents en veuille à la terre entière, rien de plus logique. Beaucoup plus étonnante est la douloureuse amertume ressentie à tout bout de champ par l’immense majorité. Par exemple, lorsqu’elle découvre que l’héritière de L’Oréal partage son temps entre son vaste hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine et son île privée des Seychelles. En effet, quelques-uns possèdent une immense fortune. L’argent appelant l’argent, elle ne cessera jamais de croître.
Cette réalité a-t-elle une incidence sur le quotidien du plus grand nombre ? Pas la moindre. Hormis peut-être un bref ressentiment à imaginer ce qu’est l’existence de ces 2 000 personnes, dont le sort devrait donc nous laisser froid. Toujours avec le même bon sens, Michel Godet note que « ce sont surtout les inégalités entre riches qui se sont accrues. Les petits riches sont devenus relativement pauvres par rapport aux grands riches. Mais convenons que c’est un problème au sein des 10 % de ménages les plus riches qui ne concerne pas vraiment les 90 % restants. »
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Extraits de Salauds de riches ! BOURIN EDITEUR (20 avril 2012)
http://www.atlantico.fr/decryptage/egalitarisme-passion-francaise-salauds-riches-frederic-georges-tudo-330275.html
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mardi 3 avril 2012
"On va vers toujours plus de métissage"
Denis Podalydès explique à Richard Millet qu"on va vers toujours plus de métissage". Podalydès ne se rend pas compte que cette idéologie soi-disant dominante n'est en fait dominante que chez une minorité de personne, plutôt de gôôôche et habitant les beaux quartiers. Quant aux journalistes du 11è qui sont à plus de 90% de gôche et qui souhaitent eliminer le mot "race" de la constitution (tellement pratique, plus de races donc plus de racisme) ne comptez pas trop sur eux pour vous donner un éclairage objectif des réalités.
Millet: "Une carte d'identité n'est pas une identité"
Si une carte d'identité était une identité alors il n'y aurait pas beaucoup d'anglo-saxons avec une identité...
Elle est rigolotte la petite Brunel de nous expliquer que la présence des noirs remonte à plusieurs siècles en France. Oui c'est vrai, mais elle oublie un détail, il s'agissait de l'Empire Français...
La présence massive des noirs en France Métropolitaine ne date que de quelques décennies.
On rappelle à Podalydès et autres lecteurs de Libé que le métissage massif est un mythe. Prenez le plus connu des métissés: Obama (qui a épousé une noire) Eh bien, notre chère idole des bobos (pro-peine de mort, pro-port d'arme mais ne comptez pas sur Mediapart pour le rappeler) lors d'un recensement a coché la case "Negro". Aux oubliettes sa mère blanche, le vote massif blanc qui l'a élu, son discours post-racial...
L'idéologie du métissage, cette 'vague mondiale' n'est qu'une escroquerie. En effet de la Russie à la Chine, en passant par le Japon, le Sénégal ou le Qatar, il faudra quand même qu'on mexplique où est exactement ce métissage ?
En France, ces bobos confondent immigration explosive et métissage de masse. Dans les faits, les français épousant par ex, des algériens ou des maliens sont , en fait, dans l'immense majorité des cas, des personnes nés de parents algériens ou maliens. (Quid des mariages forcés?!)
Au Brésil, pays de tous les fantasmes de nos bobos, il n'y a qu'à regarder la TV 5 min, analyser les visages du Sénat, du gouvernement, des dirigeants de foot (religion nationale) et de n'importe quelle entreprise pour se demander où est ce fameux métissage???
Xuxa présentatrice star de la TV brésilienne
Il y a bien longtemps que le métissage se pratique de manière épisodique au Brésil. Le temps des viols d'esclaves et d'indiens est révolu. Oui, il y avait une certaine tolérance portugaise pour les unions inter-raciales MAIS c'était il y a bien longtemps, ce temps est révolu. Au Brésil, on ne se mélange qu'à la plage. Les images de la Seleçao ne reflètent en rien un pays ouvert et tolérant. Les footballeurs et autres musiciens métis, quand il s'agit de faire des enfants épousent essentiellement des blanches...
Carlinhos Brown et sa femme
Ronaldo et Daniella
Pele et Assiria
Le métissage est ultra minoritaire que ce soit aux USA, au Brésil ou en France...
"Même la société postraciale et métissée, que veut symboliser le 44e président, ne correspond pas aux réalités: un rapport révèle, ces jours-ci, le constant recul, depuis 1991, de l'intégration dans les écoles des États-Unis, où les Noirs et les Hispaniques ont de plus en plus tendance à se retrouver entre eux, confirmant l'échec de la diversité déjà décrit par le sociologue Robert Putnam."
-Quantités d'enfants issus de mariages inter-raciaux ont du mal avec une partie de leur origine. "Le juge accorde à Fatima et Mohammed le droit de changer de prénom"
-Thirty percent of British Muslims would prefer to live under Sharia (Islamic religious) law than under British law.
-Freddy Mercury se sentait plus anglais qu'indien.
-Quantités d'enfants nés français ou américains se sentent plus algériens ou mexicains.
Quid des noirs qui se prennent pour des blancs:
"Alberto Alesina, professeur à Harvard, a par exemple découvert que les villes américaines à forte diversité (culturelle, sociale) sont aussi celles où les services publics sont de moins bonne qualité. Les poubelles y sont relevées moins souvent, les bibliothèques municipales plus petites, le tout-à-l'égout déficient, les programmes d'aide sociale moins développés. Contrepartie de la diversité, l'absence de solidarité collective a parfois un prix politique : les pays les plus hétérogènes ont des gouvernements plus instables, quand ils ne sont pas plus autoritaires."
http://pass-ports.blogspot.com.es/2010/09/diversite-ou-solidarite-il-faut-choisir.html
Millet: "Une carte d'identité n'est pas une identité"
Si une carte d'identité était une identité alors il n'y aurait pas beaucoup d'anglo-saxons avec une identité...
Elle est rigolotte la petite Brunel de nous expliquer que la présence des noirs remonte à plusieurs siècles en France. Oui c'est vrai, mais elle oublie un détail, il s'agissait de l'Empire Français...
La présence massive des noirs en France Métropolitaine ne date que de quelques décennies.
On rappelle à Podalydès et autres lecteurs de Libé que le métissage massif est un mythe. Prenez le plus connu des métissés: Obama (qui a épousé une noire) Eh bien, notre chère idole des bobos (pro-peine de mort, pro-port d'arme mais ne comptez pas sur Mediapart pour le rappeler) lors d'un recensement a coché la case "Negro". Aux oubliettes sa mère blanche, le vote massif blanc qui l'a élu, son discours post-racial...
L'idéologie du métissage, cette 'vague mondiale' n'est qu'une escroquerie. En effet de la Russie à la Chine, en passant par le Japon, le Sénégal ou le Qatar, il faudra quand même qu'on mexplique où est exactement ce métissage ?
En France, ces bobos confondent immigration explosive et métissage de masse. Dans les faits, les français épousant par ex, des algériens ou des maliens sont , en fait, dans l'immense majorité des cas, des personnes nés de parents algériens ou maliens. (Quid des mariages forcés?!)
Au Brésil, pays de tous les fantasmes de nos bobos, il n'y a qu'à regarder la TV 5 min, analyser les visages du Sénat, du gouvernement, des dirigeants de foot (religion nationale) et de n'importe quelle entreprise pour se demander où est ce fameux métissage???
Xuxa présentatrice star de la TV brésilienne
Il y a bien longtemps que le métissage se pratique de manière épisodique au Brésil. Le temps des viols d'esclaves et d'indiens est révolu. Oui, il y avait une certaine tolérance portugaise pour les unions inter-raciales MAIS c'était il y a bien longtemps, ce temps est révolu. Au Brésil, on ne se mélange qu'à la plage. Les images de la Seleçao ne reflètent en rien un pays ouvert et tolérant. Les footballeurs et autres musiciens métis, quand il s'agit de faire des enfants épousent essentiellement des blanches...
Carlinhos Brown et sa femme
Ronaldo et Daniella
Pele et Assiria
Le métissage est ultra minoritaire que ce soit aux USA, au Brésil ou en France...
"Même la société postraciale et métissée, que veut symboliser le 44e président, ne correspond pas aux réalités: un rapport révèle, ces jours-ci, le constant recul, depuis 1991, de l'intégration dans les écoles des États-Unis, où les Noirs et les Hispaniques ont de plus en plus tendance à se retrouver entre eux, confirmant l'échec de la diversité déjà décrit par le sociologue Robert Putnam."
-Quantités d'enfants issus de mariages inter-raciaux ont du mal avec une partie de leur origine. "Le juge accorde à Fatima et Mohammed le droit de changer de prénom"
-Thirty percent of British Muslims would prefer to live under Sharia (Islamic religious) law than under British law.
-Freddy Mercury se sentait plus anglais qu'indien.
-Quantités d'enfants nés français ou américains se sentent plus algériens ou mexicains.
Quid des noirs qui se prennent pour des blancs:
"Alberto Alesina, professeur à Harvard, a par exemple découvert que les villes américaines à forte diversité (culturelle, sociale) sont aussi celles où les services publics sont de moins bonne qualité. Les poubelles y sont relevées moins souvent, les bibliothèques municipales plus petites, le tout-à-l'égout déficient, les programmes d'aide sociale moins développés. Contrepartie de la diversité, l'absence de solidarité collective a parfois un prix politique : les pays les plus hétérogènes ont des gouvernements plus instables, quand ils ne sont pas plus autoritaires."
http://pass-ports.blogspot.com.es/2010/09/diversite-ou-solidarite-il-faut-choisir.html
mercredi 14 mars 2012
Does Race Exist?
The concept of race is one of the most intellectually and emotionally charged subjects, not only in society but in science as well. NOVA Online asked two leading anthropologists, Dr. Loring Brace of the University of Michigan and Dr. George Gill of the University of Wyoming, who fall on either side of the debate about whether race exists in biologic terms, to state their points of view. Regardless of where you stand on the issue, we think you will find their arguments well-reasoned and thought-provoking.
(...)
Slightly over half of all biological/physical anthropologists today believe in the traditional view that human races are biologically valid and real. Furthermore, they tend to see nothing wrong in defining and naming the different populations of Homo sapiens. The other half of the biological anthropology community believes either that the traditional racial categories for humankind are arbitrary and meaningless, or that at a minimum there are better ways to look at human variation than through the "racial lens."
Pro and con
Are there differences in the research concentrations of these two groups of experts? Yes, most decidedly there are. As pointed out in a recent 2000 edition of a popular physical anthropology textbook, forensic anthropologists (those who do skeletal identification for law-enforcement agencies) are overwhelmingly in support of the idea of the basic biological reality of human races, and yet those who work with blood-group data, for instance, tend to reject the biological reality of racial categories.
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Bones don't lie
First, I have found that forensic anthropologists attain a high degree of accuracy in determining geographic racial affinities (white, black, American Indian, etc.) by utilizing both new and traditional methods of bone analysis. Many well-conducted studies were reported in the late 1980s and 1990s that test methods objectively for percentage of correct placement. Numerous individual methods involving midfacial measurements, femur traits, and so on are over 80 percent accurate alone, and in combination produce very high levels of accuracy. No forensic anthropologist would make a racial assessment based upon just one of these methods, but in combination they can make very reliable assessments, just as in determining sex or age. In other words, multiple criteria are the key to success in all of these determinations.
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http://www.pbs.org/wgbh/nova/evolution/does-race-exist.html
Riches Français, "on vous trouvera une nationalité"
"Sarkozy a parlé hier soir, et aujourd'hui, à 14 heures, j'avais déjà reçu deux appels de Français installés en Suisse qui m'ont informé de leur intention d'abandonner leur nationalité française." Philippe Kenel aime bien la campagne présidentielle. Entre les propositions de François Hollande d'imposer les riches à hauteur de 75 % de leurs revenus au-dessus d'un certain seuil et celles du président-candidat de taxer les exilés fiscaux au prorata de ce qu'ils devraient acquitter en France, cet avocat fiscaliste suisse, qui exerce entre Genève et Bruxelles, voit sa clientèle augmenter. "Je délocalise vingt à trente riches par an, dont la moitié sont français. Depuis le début de l'année, j'ai déjà atteint mon quota", se réjouit-il.
Face à ce Jean-qui-rit, les exilés fiscaux seront-ils des Jean-qui-pleure devant les tentatives des candidats de leur faire rendre gorge ? "Je dis à mes clients qui s'inquiètent : Attendez que ça se passe. Ce sont sans doute des gesticulations électoralistes. En réalité, un projet comme celui de Sarkozy est quasiment impossible à mettre en oeuvre. Mais, si au final ça devait se concrétiser, on vous trouvera une nationalité. Pas suisse, bien sûr, car alors c'en serait fini de votre avantageux forfait fiscal qui n'est accordé qu'aux étrangers."
"Instabilité fiscale"
Alain Lefebvre, lui, est fataliste. "Si Sarko le fait, je payerai. Je ne prendrai pas la nationalité belge pour échapper à l'impôt. Un jour, quand je serai très, très vieux, je veux retourner m'installer en France." La France, cet ancien entrepreneur l'a quittée en 2005, lorsque, à 58 ans, il a vendu son petit groupe de presse éditant des magazines d'art de vivre. Il s'est installé à Bruxelles pour échapper à l'impôt sur les plus-values, ce qui lui a permis d'économiser "plusieurs centaines de milliers d'euros". Un argent réinvesti en Belgique, où il a fondé Juliette et Victor, un bimestriel destiné plus particulièrement... aux Français de Belgique. "Je fais travailler une dizaine de personnes de façon régulière", précise Alain Lefebvre.
Cet exilé fiscal regardait TF1, lundi soir. "Ma première réaction en entendant Sarkozy a été : Tiens, il fait du Mélenchon !" Alain Lefebvre déplore la nouvelle saillie fiscale du président-candidat : "C'est très inquiétant car, une fois encore, on nous en remet une couche. On ajoute de l'instabilité fiscale. Or, ce qui pousse les gens à partir, plus que le montant de l'impôt, c'est le fait de ne jamais savoir sur le moyen terme à quelle sauce on sera mangé. En France, on ne le sait pas. L'été dernier, on a eu une vague de taxation de l'immobilier secondaire. Cette instabilité, c'est une maladie franco-française." Bruxelles s'est imposé à lui comme aux quelques milliers d'exilés français qui profitent de son immobilier bon marché, de son art de vivre. Et du Thalys qui met Paris à moins d'une heure trente du centre de Bruxelles.
Salariés contre capitalistes
Philippe Kenel leur propose un autre raisonnement : "Au-delà de 7 millions de capital, je leur conseille l'expatriation vers la Suisse, qui impose un forfait fiscal de 100 000 euros au minimum. Sous cette barre, la Belgique, qui ne connaît ni impôt sur la plus-value, ni ISF, est intéressante."
La capitale de l'Europe va donc sans doute s'enrichir de quelques exilés fiscaux supplémentaires dans les mois à venir. Ce qui laissera de marbre les salariés belges, qui, eux, sont écrasés d'impôts (qui atteignent rapidement 50 % de retenues à la source) par un système fiscal moyenâgeux. Mais Philippe Kenel en est persuadé : "Le fortuné français fuira toujours un gouvernement de gauche, mais, plus encore, un gouvernement de droite qui fait une politique de gauche."
http://www.lepoint.fr/economie/riches-francais-on-vous-trouvera-une-nationalite-13-03-2012-1440872_28.php
Face à ce Jean-qui-rit, les exilés fiscaux seront-ils des Jean-qui-pleure devant les tentatives des candidats de leur faire rendre gorge ? "Je dis à mes clients qui s'inquiètent : Attendez que ça se passe. Ce sont sans doute des gesticulations électoralistes. En réalité, un projet comme celui de Sarkozy est quasiment impossible à mettre en oeuvre. Mais, si au final ça devait se concrétiser, on vous trouvera une nationalité. Pas suisse, bien sûr, car alors c'en serait fini de votre avantageux forfait fiscal qui n'est accordé qu'aux étrangers."
"Instabilité fiscale"
Alain Lefebvre, lui, est fataliste. "Si Sarko le fait, je payerai. Je ne prendrai pas la nationalité belge pour échapper à l'impôt. Un jour, quand je serai très, très vieux, je veux retourner m'installer en France." La France, cet ancien entrepreneur l'a quittée en 2005, lorsque, à 58 ans, il a vendu son petit groupe de presse éditant des magazines d'art de vivre. Il s'est installé à Bruxelles pour échapper à l'impôt sur les plus-values, ce qui lui a permis d'économiser "plusieurs centaines de milliers d'euros". Un argent réinvesti en Belgique, où il a fondé Juliette et Victor, un bimestriel destiné plus particulièrement... aux Français de Belgique. "Je fais travailler une dizaine de personnes de façon régulière", précise Alain Lefebvre.
Cet exilé fiscal regardait TF1, lundi soir. "Ma première réaction en entendant Sarkozy a été : Tiens, il fait du Mélenchon !" Alain Lefebvre déplore la nouvelle saillie fiscale du président-candidat : "C'est très inquiétant car, une fois encore, on nous en remet une couche. On ajoute de l'instabilité fiscale. Or, ce qui pousse les gens à partir, plus que le montant de l'impôt, c'est le fait de ne jamais savoir sur le moyen terme à quelle sauce on sera mangé. En France, on ne le sait pas. L'été dernier, on a eu une vague de taxation de l'immobilier secondaire. Cette instabilité, c'est une maladie franco-française." Bruxelles s'est imposé à lui comme aux quelques milliers d'exilés français qui profitent de son immobilier bon marché, de son art de vivre. Et du Thalys qui met Paris à moins d'une heure trente du centre de Bruxelles.
Salariés contre capitalistes
Philippe Kenel leur propose un autre raisonnement : "Au-delà de 7 millions de capital, je leur conseille l'expatriation vers la Suisse, qui impose un forfait fiscal de 100 000 euros au minimum. Sous cette barre, la Belgique, qui ne connaît ni impôt sur la plus-value, ni ISF, est intéressante."
La capitale de l'Europe va donc sans doute s'enrichir de quelques exilés fiscaux supplémentaires dans les mois à venir. Ce qui laissera de marbre les salariés belges, qui, eux, sont écrasés d'impôts (qui atteignent rapidement 50 % de retenues à la source) par un système fiscal moyenâgeux. Mais Philippe Kenel en est persuadé : "Le fortuné français fuira toujours un gouvernement de gauche, mais, plus encore, un gouvernement de droite qui fait une politique de gauche."
http://www.lepoint.fr/economie/riches-francais-on-vous-trouvera-une-nationalite-13-03-2012-1440872_28.php
mardi 13 mars 2012
Anglais au travail : abus dangereux
Parfois inspirée par une supposée logique de nécessité, plus souvent par contagion mondialiste ou simple conformisme, la pratique de l'anglais est devenue la règle dans de nombreuses entreprises de pays francophones à vocation internationale.
Ce "tout-anglais", pourtant, n'est pas sans conséquences sociales et psychologiques sur les salariés contraints - quand ils la savent - d'user d'une langue qu'ils ne peuvent maitriser comme la leur, perpétuellement jugés et jaugés dans cette situation d'infériorité.
Organisé à l'initiative du syndicat français CFE-CGC et placé sous le haut patronage de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) un colloque sur le "tout-anglais" dans l'entreprise apporte pour la première fois des constats et des analyses inédits.
Ce "tout-anglais", pourtant, n'est pas sans conséquences sociales et psychologiques sur les salariés contraints - quand ils la savent - d'user d'une langue qu'ils ne peuvent maitriser comme la leur, perpétuellement jugés et jaugés dans cette situation d'infériorité.
Organisé à l'initiative du syndicat français CFE-CGC et placé sous le haut patronage de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) un colloque sur le "tout-anglais" dans l'entreprise apporte pour la première fois des constats et des analyses inédits.
Do you speak globish ?
13.03.2012Par Pascal HérardStress, angoisse, perte de performance professionnelle, problèmes de concentration, sensation de dégradation de ses compétences… les témoignages projetés en vidéo sur écran géant ou ceux des personnes présentes dans la salle sont édifiants. Les cadres expriment leur désarroi face à l'obligation de devoir travailler en anglais. La maîtrise de l'anglais, même quand elle est bonne, place les employés des entreprises internationales en situation d'infériorité et amoindrit leurs performances. "On ne peut pas être pointu, précis en anglais comme en français. Convaincre un auditoire, rester concentré dans une langue étrangère, ce n'est pas la même chose que dans sa langue maternelle. On a parfois l'impression d'être nuls, de ne pas faire correctement notre travail. Il y a une frustration, une sensation d'incompétence difficile à gérer", témoigne l'un d'entre eux.
De nombreux documents sont en anglais au sein des entreprise et la concentration que requiert cette lecture pèse elle aussi dans la balance : la peur de se tromper, de ne pas bien interpréter certain détails l'emporte sur la performance. La hantise de commettre des erreurs à cause de l'anglais est réelle chez les cadres des entreprises françaises, particulièrement celles qui travaillent à l'international : bancaire, informatique et télécommunications, automobile. Ce phénomène, loin d'être marginal, devient une souffrance au travail, cause de dépression et de démotivation pouvant même mener dans certains cas extrêmes à des suicides.
De nombreux documents sont en anglais au sein des entreprise et la concentration que requiert cette lecture pèse elle aussi dans la balance : la peur de se tromper, de ne pas bien interpréter certain détails l'emporte sur la performance. La hantise de commettre des erreurs à cause de l'anglais est réelle chez les cadres des entreprises françaises, particulièrement celles qui travaillent à l'international : bancaire, informatique et télécommunications, automobile. Ce phénomène, loin d'être marginal, devient une souffrance au travail, cause de dépression et de démotivation pouvant même mener dans certains cas extrêmes à des suicides.
L'anglais induit souvent un meilleur salaire
L'anglais : un "plus" pour l'économie ?
Pour le salarié, il apparaît que la maîtrise d'une langue étrangère engendre un revenu plus élevé. Une étude effectuée auprès d'un panel d'employés du même âge avec des compétences, des expériences professionnelles et un niveau d'éducation équivalents indique un niveau de salaire supérieur de 18% au Canada pour les bilingues, de 14% en Suisse et de 18% en France. Une autre étude a voulu calculer ce qu'engendrerait une "amnésie subite de toute langue étrangère" : avec la maîtrise seule de la langue maternelle dans les entreprises. L'impact économique de la perte de maîtrise des langues étrangères sur l'économie serait considérable, autour de 10 points de PIB (Produit intérieur Brut).
De façon étonnante, et d'un point de vue macro-économique, l'hégémonie de la langue anglaise peut grever la compétitivité économique, engendrer des coûts. Il y a par exemple une économie de la traduction des langues européennes vers la langue anglaise qui produit un transfert de valeur de l'ordre de 10 à 17 milliards d'euros vers les pays anglophones. Les brevets déposés par des entreprises européennes sont à 50% en allemand, puis en français, en italien, les pays anglophones n'étant qu'en cinquième position. Le coût d'accès à la protection de la propriété intellectuelle est de 22% et passe à 25% dans le cadre du "tout-anglais". L'anglais dans l'entreprise comme facteur de performance économique ne semble pas parfaitement établi.
15 % des salariés européens maitrisent l'anglais
Une langue n'est pas seulement un code
Alors que la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne stipule l'égalité des langues, que la commission européenne indique une maîtrise de langue anglaise dans l'union de 56%, la réalité est toute autre : il n'y aurait en réalité dans l'union que 13,5% des salariés avec une maîtrise de l'anglais et 15% se considérant comme "bons" en anglais. Une discrimination sur la maîtrise des langues, et plus particulièrement de l'anglais existe et pose de plus en plus problème. Comme un conférencier le rappelle "commander un café en anglais n'est pas la même chose que parler avec son chef. Une langue n'est pas seulement un code, elle est une façon de transmettre des liens affectifs et psychologiques. Comment voulez-vous vous en sortir stratégiquement dans une négociation d'affaire ou d'évaluation si vous êtes dominé ? Et si vous devez le faire en anglais, avec des anglophones en face de vous, vous l'êtes obligatoirement !"
L'anglais managérial n'est pas le même que l'anglais "first-aid", cet anglais de dépannage utilisé dans beaucoup de rencontres informelles internationales. Le contexte de pouvoir, d'inégalités que créé le "tout-anglais" est réel : des stratégies d'exclusions, d'impositions d'idées, de prises d'intérêts par ce biais existent comme les confusions qu'il peut engendrer. "Un formulaire en anglais ne sera pas compris exactement de la même manière à Milan qu'à New-York", explique un intervenant, "et pourtant il y a exactement les même mots, je sais par exemple que sur le harcèlement, la compréhension du sujet étant très différente entre les pays, il est dangereux de ne pas passer par une traduction pointue."
Quand la complexité des langues est niée…
La fracture linguistique peut s'avérer dévastatrice, même si il y a nécessité d'utiliser épisodiquement l'anglais dans le cadre de certaines situations bien précises. Des études neurophysiologiques indiquent la mobilisation de beaucoup plus de circuits neuronaux lors de l'utilisation d'une langue étrangère, abaissant par la même les autres facultés intellectuelles du locuteur. Mais le problème d'une hégémonie linguistique est encore plus vaste et touche à des notions sociologiques, psycho-affectives qui ne doivent pas être écartées : le tout-anglais produit des situations très étranges et négatives. Les exemples sont nombreux : l'entreprise-monde, comme elle est appelée par plusieurs conférenciers met des dispositifs en place en dehors de toutes réalités : "Outil lead" allié à un projet "performing" se mêlent à des "nine box" pour au final générer un environnement professionnel où la culture n'existe plus, avec un personnel pris dans une sorte d'environnement qui ne correspond plus à rien de connu. Le problème de la nuance dans la langue est bien entendu lui aussi posé : comment s'exprimer dans la complexité avec une langue étrangère réduite à un "globish" (global english, anglais de bas niveau utilisé un peu partout sur la planète, ndlr) uniquement destinée à fabriquer un espace de communication minimal ?
Sortir du tout-anglais
Si le problème de la maîtrise de l'anglais ne concerne pas l'ensemble des salariés de langue francophone il touche tout de même entre 25% et 37% d'entre eux. Il existe des lois nationales et européennes censées encadrer l'utilisation des langues étrangères, comme la loi Toubon en France, loi offrant un droit imprescriptible à s'exprimer en français et recevoir une réponse en français. Les intervenants du colloque rappelle qu'une langue commune est considérée comme un outil d'égalité, créé une exigence de respect, de dignité, et même s'il ne faut pas exagérer le phénomène de l'imposition de l'anglais dans les entreprise françaises dont 80% utilisent la "langue de la république", il est indispensable de ne pas sous-estimer le phénomène et ses conséquences.
Des propositions sont en cours de la part des syndicats, des CHSCT, pour pallier aux problèmes et souffrances engendrés par le "tout-anglais" dans l'entreprise. Celles-ci pourraient être par exemple la gestion et la valorisation des compétences linguistiques dans l'entreprise, avec un recensement et des évaluations précises de celles-ci. La création de médiateurs linguistiques, l'imposition d'une formation à l'anglais pour les personnels ayant des obligations à travailler avec cette langue, le déploiement de traducteurs automatiques informatiques…
Pour conclure, le linguiste et maître de conférence, Michael Oustinoff apporte lui aussi sa pierre à l'édifice : "il n'y a pas de solution simple à un problème complexe, mais nous savons que la promotion du multilinguisme est essentielle. La Lingua franca qu'est l'anglais aujourd'hui n'est pas vouée à perdurer éternellement et certains spécialistes annoncent même sa disparition (comme Lingua franca, commune à la planète) en tant que telle au milieu du XXIème siècle à cause, ou grâce à l'importance des pays émergents comme l'Inde, le Brésil cumulée la perte d'influence des USA. Et puis il ne faut pas oublier qu'on peut avoir une connaissance d'une langue sans la parler et communiquer chacun dans la sienne propre : je ne parle pas l'italien mais le comprend très bien, comme beaucoup de Français, et les italiens me comprennent eux aussi facilement. Le multilinguisme à promouvoir est complexe, mais si il est organisé de façon intelligente, avec des systèmes d'entraides entre salariés par compétences linguistiques il pourrait permettre cette sortie du "tout-anglais" sans empêcher les échanges entre partenaires de langues différentes".
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