Huge numbers of Britons would support an anti-immigration English nationalist party if it was not associated with violence and fascist imagery, according to the largest survey into identity and extremism conducted in the UK.
A Populus poll found that 48% of the population would consider supporting a new anti-immigration party committed to challenging Islamist extremism, and would support policies to make it statutory for all public buildings to fly the flag of St George or the union flag.
Anti-racism campaigners said the findings suggested Britain's mainstream parties were losing touch with public opinion on issues of identity and race.
The poll suggests that the level of backing for a far-right party could equal or even outstrip that in countries such as France, the Netherlands and Austria. France's National Front party hopes to secure 20% in the first round of the presidential vote next year. The Dutch anti-Islam party led by Geert Wilders attracted 15.5% of the vote in last year's parliamentary elections.
Anti-fascist groups said the poll's findings challenged the belief that Britons were more tolerant than other Europeans. "This is not because British people are more moderate, but simply because their views have not found a political articulation," said a report by the Searchlight Educational Trust, the anti-fascist charity that commissioned the poll.
According to the survey, 39% of Asian Britons (middle east, india, pakistan), 34% of white Britons and 21% of black Britons wanted all immigration into the UK to be stopped permanently, or at least until the economy improved. And 43% of Asian Britons, 63% of white Britons and 17% of black Britons agreed with the statement that "immigration into Britain has been a bad thing for the country". Just over half of respondents – 52% – agreed with the proposition that "Muslims create problems in the UK".
Jon Cruddas, the Labour MP who fought a successful campaign against the British National party in his Dagenham and Rainham constituency in east London, said that the findings pointed to a "very real threat of a new potent political constituency built around an assertive English nationalism". The report identified a resurgence of English identity, with 39% preferring to call themselves English rather than British. Just 5% labelled themselves European.
Earlier this month David Cameron delivered a controversial speech on the failings of "state multiculturalism". The speech was seized on by the anti-Islamic English Defence League, which said that the prime minister was "coming round" to its way of thinking. BNP leader Nick Griffin also welcomed the speech as a sign that his party's ideas were entering "the political mainstream".
The poll also identified a majority keen to be allowed to openly criticise religion, with 60% believing they "should be allowed to say whatever they believe about religion". By contrast, fewer than half – 42% – said "people should be allowed to say whatever they believe about race".
http://www.guardian.co.uk/uk/2011/feb/27/support-poll-support-far-right
lundi 28 février 2011
Les enfants de divorcés connaissent plus d'échecs
Environ un enfant sur deux dont les parents sont divorcés double au moins une année scolaire ou se dirige vers une filière plus facile, selon des nouveaux chiffres établis par le professeur Koen Matthijs de la KU Leuven.
Près de la moitié des jeunes dont les parents sont toujours en couple ont par ailleurs un diplôme de l'enseignement supérieur, contre seulement 22% des enfants de parents divorcés, peut-on lire lundi dans De Morgen. Pour son étude, l'équipe du professeur Matthijs a analysé la situation scolaire de 1.256 adolescents en Flandre.
Dès le début du secondaire, une différence apparaît. Ainsi, 64% des jeunes dont les parents forment toujours un couple se lancent dans l'enseignement général, contre 10% de moins pour les enfants issus de familles monoparentales.
En outre, au cours de leur parcours scolaire, près de deux fois plus de filles de parents divorcés doivent doubler au moins une année. Chez les garçons, ce rapport est encore plus élevé.
L'étude montre aussi que le fait que l'un des parents se remette en couple ne limite pas les dégâts, au contraire. Ainsi, moins de 20% des enfants vivant au sein de familles recomposées réussissent des études supérieures. Dans les familles monoparentales, ce pourcentage s'élève à 24% et jusqu'à 45,6% dans les familles unies. (belga)
Près de la moitié des jeunes dont les parents sont toujours en couple ont par ailleurs un diplôme de l'enseignement supérieur, contre seulement 22% des enfants de parents divorcés, peut-on lire lundi dans De Morgen. Pour son étude, l'équipe du professeur Matthijs a analysé la situation scolaire de 1.256 adolescents en Flandre.
Dès le début du secondaire, une différence apparaît. Ainsi, 64% des jeunes dont les parents forment toujours un couple se lancent dans l'enseignement général, contre 10% de moins pour les enfants issus de familles monoparentales.
En outre, au cours de leur parcours scolaire, près de deux fois plus de filles de parents divorcés doivent doubler au moins une année. Chez les garçons, ce rapport est encore plus élevé.
L'étude montre aussi que le fait que l'un des parents se remette en couple ne limite pas les dégâts, au contraire. Ainsi, moins de 20% des enfants vivant au sein de familles recomposées réussissent des études supérieures. Dans les familles monoparentales, ce pourcentage s'élève à 24% et jusqu'à 45,6% dans les familles unies. (belga)
samedi 26 février 2011
Grande-Bretagne : Hausse record de l’immigration
"Non-EU migration to the UK is almost at record levels"
La gestion “calamiteuse” du système d’immigration du travail a été exposée hier soir par des chiffres montrant que près de 250.000 migrants se sont vus remettre le droit de rester en Grande-Bretagne l’an dernier.
Les allocations d’établissement (Grants of settlement), qui sont une courte démarche avant l'obtention d'un passeport, ont augmenté de 35 % à 238 950 dans l’année à Septembre 2010 – le chiffre le plus élevé depuis le début des relevés en 1960. Le total comprend des dizaines de milliers de personnes qui ont pleinement accès aux services publics de Grande-Bretagne en raison de l’échec catastrophique à traiter leurs demandes d’asile rapidement. Les chiffres officiels ont également montré que l’immigration a augmenté de 226.000 personnes la population du pays en 2010.
http://www.dailymail.co.uk/news/article-1360184/Record-UK-immigration-rise-240-000-given-right-stay-1-year.html
La gestion “calamiteuse” du système d’immigration du travail a été exposée hier soir par des chiffres montrant que près de 250.000 migrants se sont vus remettre le droit de rester en Grande-Bretagne l’an dernier.
Les allocations d’établissement (Grants of settlement), qui sont une courte démarche avant l'obtention d'un passeport, ont augmenté de 35 % à 238 950 dans l’année à Septembre 2010 – le chiffre le plus élevé depuis le début des relevés en 1960. Le total comprend des dizaines de milliers de personnes qui ont pleinement accès aux services publics de Grande-Bretagne en raison de l’échec catastrophique à traiter leurs demandes d’asile rapidement. Les chiffres officiels ont également montré que l’immigration a augmenté de 226.000 personnes la population du pays en 2010.
http://www.dailymail.co.uk/news/article-1360184/Record-UK-immigration-rise-240-000-given-right-stay-1-year.html
vendredi 25 février 2011
Alerte dans l'assiette des enfants
Le Point.fr
Effarant : 128 résidus chimiques dans le menu sur une journée d'un enfant de dix ans. C'est ce que révèle, ce mercredi, l'association Générations futures. En partenariat avec le WWF France et le Réseau environnement santé, l'association écologique est allée faire ses courses en grande surface. Dans le panier, de quoi composer trois repas et deux goûters. Les quatre laboratoires indépendants qui ont analysé les produits ont trouvé un incroyable cocktail de polluants chimiques tels que des pesticides, des PCB, des dioxines, des métaux lourds... "Les résultats dépassent malheureusement tout ce que nous pouvions imaginer et plaident pour des actions fortes de prévention environnementale dans le domaine du cancer", souligne François Veillerette, porte-parole de Générations futures. D'autant plus surprenant que la composition des repas suit scrupuleusement les recommandations du programme national "Nutrition santé".
Ainsi le petit-déjeuner, composé de thé au lait, pain de mie, beurre, jus de raisin et confiture, contient pas moins de 24 cancérigènes et 19 perturbateurs endocriniens. Le déjeuner, lui aussi parfaitement équilibré avec salade, tomates, thon, haricots verts, steak haché, raisins, baguette de pain, eau du robinet, aligne 33 cancérigènes ou perturbateurs endocriniens. Au dîner - scarole, saumon, riz basmati, citron, fromage fondu, pêche et pain complet -, 37 cancérigènes ou perturbateurs endocriniens sont au menu. Les goûters ne sont pas épargnés. La pomme brésilienne de dix heures affiche six pesticides, dont un banni en Europe, et le quatre-heures (un smoothie fraise-framboise), cinq fongicides, dont un interdit en France.
Inquiétudes
"Le plus souvent, la limite légale de chacun de ces contaminants n'est pas dépassée, hormis pour quelques produits interdits en France. Les pouvoirs publics peuvent donc rassurer le consommateur en expliquant que la réglementation est respectée. Le problème est que l'on ne prend pas en compte les effets de synergie induits par l'ingestion de tous ces contaminants", prévient François Veillerette. Au nom du principe de précaution, les trois associations demandent donc l'interdiction des pesticides, additifs et plastiques soupçonnés d'être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens. "Il ne faut pas attendre que des études prouvent de manière irréfutable leur dangerosité."
Selon le dernier sondage réalisé par l'Union européenne, 78 % des Français se disent inquiets des résidus de pesticides présents dans les fruits, les légumes ou les céréales, et des polluants que peuvent contenir le poisson et la viande. 48 % d'entre eux estiment que les autorités publiques de l'Union européenne ne prennent pas assez de mesures pour protéger le consommateur de ces risques
Effarant : 128 résidus chimiques dans le menu sur une journée d'un enfant de dix ans. C'est ce que révèle, ce mercredi, l'association Générations futures. En partenariat avec le WWF France et le Réseau environnement santé, l'association écologique est allée faire ses courses en grande surface. Dans le panier, de quoi composer trois repas et deux goûters. Les quatre laboratoires indépendants qui ont analysé les produits ont trouvé un incroyable cocktail de polluants chimiques tels que des pesticides, des PCB, des dioxines, des métaux lourds... "Les résultats dépassent malheureusement tout ce que nous pouvions imaginer et plaident pour des actions fortes de prévention environnementale dans le domaine du cancer", souligne François Veillerette, porte-parole de Générations futures. D'autant plus surprenant que la composition des repas suit scrupuleusement les recommandations du programme national "Nutrition santé".
Ainsi le petit-déjeuner, composé de thé au lait, pain de mie, beurre, jus de raisin et confiture, contient pas moins de 24 cancérigènes et 19 perturbateurs endocriniens. Le déjeuner, lui aussi parfaitement équilibré avec salade, tomates, thon, haricots verts, steak haché, raisins, baguette de pain, eau du robinet, aligne 33 cancérigènes ou perturbateurs endocriniens. Au dîner - scarole, saumon, riz basmati, citron, fromage fondu, pêche et pain complet -, 37 cancérigènes ou perturbateurs endocriniens sont au menu. Les goûters ne sont pas épargnés. La pomme brésilienne de dix heures affiche six pesticides, dont un banni en Europe, et le quatre-heures (un smoothie fraise-framboise), cinq fongicides, dont un interdit en France.
Inquiétudes
"Le plus souvent, la limite légale de chacun de ces contaminants n'est pas dépassée, hormis pour quelques produits interdits en France. Les pouvoirs publics peuvent donc rassurer le consommateur en expliquant que la réglementation est respectée. Le problème est que l'on ne prend pas en compte les effets de synergie induits par l'ingestion de tous ces contaminants", prévient François Veillerette. Au nom du principe de précaution, les trois associations demandent donc l'interdiction des pesticides, additifs et plastiques soupçonnés d'être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens. "Il ne faut pas attendre que des études prouvent de manière irréfutable leur dangerosité."
Selon le dernier sondage réalisé par l'Union européenne, 78 % des Français se disent inquiets des résidus de pesticides présents dans les fruits, les légumes ou les céréales, et des polluants que peuvent contenir le poisson et la viande. 48 % d'entre eux estiment que les autorités publiques de l'Union européenne ne prennent pas assez de mesures pour protéger le consommateur de ces risques
jeudi 24 février 2011
Au travail, ne vous forcez pas à sourire
VIE DE BUREAU - Une étude américaine souligne les effets néfastes des expressions hypocrites sur la santé et la productivité des salariés.
Vous vous êtes levé du pied gauche, mais cherchez à dissimuler vos états d'âme derrière un masque de bonne humeur ? Vous n'adoptez pas nécessairement la bonne stratégie. Selon les conclusions d'une étude américaine publiée dans l'Academy of management Journal, les sourires forcés seraient nuisibles à la santé des personnes intéressées, de même qu'à à leur productivité.
Cette enquête menée auprès de conducteurs de bus montre que ceux qui se contraignent à être aimables voient leur humeur peu à peu se détériorer en même temps qu'ils tendent à se désinvestir de leur tâche. Elle confirme les conclusions d'études précédemment menées sur le sujet. «Les employés qui expriment leurs vrais sentiments jouissent d'une meilleure santé, ont un sentiment de réalisation personnelle plus fort et sont plus attachés à leur travail», affirmait la chercheuse canadienne Ursula Hess dans une étude publiée en 2003.
«Toutes les émotions ont un rôle fonctionnel. Elles servent à optimiser le bien-être du corps, à le réguler, explique Christophe Haag, professeur de ressources humaines à l'EM Lyon et auteur de Génération QE (pour «quotien émotionnel»). Un salarié qui nie ses émotions s'expose à les voir s'exprimer d'une autre façon : insomnie, mal de dos, manque de concentration… Comme un sportif, un salarié doit être à l'écoute de son corps et agir pour remédier à ce qui le perturbe».
Dans certaines professions très exposées au public: conducteur de bus, commercial, caissier…, les individus sont plus que d'autres amenés à composer avec leurs émotions. Un vendeur est sommé d'être aimable avec ses clients, un steward ou une hôtesse de l'air d'afficher calme et sérénité en dépit de turbulences, un médecin de se montrer empathique s'il annonce une mauvaise nouvelle…
«Ces professions requièrent de savoir de jouer un rôle, de la même façon qu'un acteur. Le salarié doit en être conscient et s'y entraîner. Même si maîtriser ses émotions demeure une activité psychiquement épuisante», explique Christophe Haag. Pour ne pas friser le «burn-out», une seule solution : se connaître et faire des pauses quand la fatigue psychologique se fait sentir.
«L'open-space est un tue-l'émotion»
D'une manière générale, l'émotion demeure une denrée précieuse dans l'entreprise, de plus en plus appréciée des managers. Si l'enthousiasme ou la joie sont évidemment stimulantes, certaines émotions jugées négatives, telles la colère, possèdent aussi certaines vertus. Dans son dernier ouvrage, Petit chef ou vrai patron, Robert Sutton, professeur à Stanford, souligne que «quelques coups de gueules épisodiques créent l'impression que celui qui s'exprime sait de quoi il parle».
Mais curieusement, alors même que nombre de managers prônent un usage raisonné de l'émotion au travail, la prolifération des open-spaces tend au contraire à l'en bannir ! «L'open-space, adopté par près de 60% des grandes et moyennes entreprises, est un véritable «tue-l'émotion». Il créé des comportements factices, des attitudes de façade», estime Christophe Haag. L'entreprise a conscience qu'il faut laisser les individus s'exprimer, mais se dote de structures qui l'en empêche. Intéressant paradoxe.
http://www.lefigaro.fr/vie-entreprise/2011/02/24/09008-20110224ARTFIG00642-au-travail-ne-vous-forcez-pas-a-sourire.php
Vous vous êtes levé du pied gauche, mais cherchez à dissimuler vos états d'âme derrière un masque de bonne humeur ? Vous n'adoptez pas nécessairement la bonne stratégie. Selon les conclusions d'une étude américaine publiée dans l'Academy of management Journal, les sourires forcés seraient nuisibles à la santé des personnes intéressées, de même qu'à à leur productivité.
Cette enquête menée auprès de conducteurs de bus montre que ceux qui se contraignent à être aimables voient leur humeur peu à peu se détériorer en même temps qu'ils tendent à se désinvestir de leur tâche. Elle confirme les conclusions d'études précédemment menées sur le sujet. «Les employés qui expriment leurs vrais sentiments jouissent d'une meilleure santé, ont un sentiment de réalisation personnelle plus fort et sont plus attachés à leur travail», affirmait la chercheuse canadienne Ursula Hess dans une étude publiée en 2003.
«Toutes les émotions ont un rôle fonctionnel. Elles servent à optimiser le bien-être du corps, à le réguler, explique Christophe Haag, professeur de ressources humaines à l'EM Lyon et auteur de Génération QE (pour «quotien émotionnel»). Un salarié qui nie ses émotions s'expose à les voir s'exprimer d'une autre façon : insomnie, mal de dos, manque de concentration… Comme un sportif, un salarié doit être à l'écoute de son corps et agir pour remédier à ce qui le perturbe».
Dans certaines professions très exposées au public: conducteur de bus, commercial, caissier…, les individus sont plus que d'autres amenés à composer avec leurs émotions. Un vendeur est sommé d'être aimable avec ses clients, un steward ou une hôtesse de l'air d'afficher calme et sérénité en dépit de turbulences, un médecin de se montrer empathique s'il annonce une mauvaise nouvelle…
«Ces professions requièrent de savoir de jouer un rôle, de la même façon qu'un acteur. Le salarié doit en être conscient et s'y entraîner. Même si maîtriser ses émotions demeure une activité psychiquement épuisante», explique Christophe Haag. Pour ne pas friser le «burn-out», une seule solution : se connaître et faire des pauses quand la fatigue psychologique se fait sentir.
«L'open-space est un tue-l'émotion»
D'une manière générale, l'émotion demeure une denrée précieuse dans l'entreprise, de plus en plus appréciée des managers. Si l'enthousiasme ou la joie sont évidemment stimulantes, certaines émotions jugées négatives, telles la colère, possèdent aussi certaines vertus. Dans son dernier ouvrage, Petit chef ou vrai patron, Robert Sutton, professeur à Stanford, souligne que «quelques coups de gueules épisodiques créent l'impression que celui qui s'exprime sait de quoi il parle».
Mais curieusement, alors même que nombre de managers prônent un usage raisonné de l'émotion au travail, la prolifération des open-spaces tend au contraire à l'en bannir ! «L'open-space, adopté par près de 60% des grandes et moyennes entreprises, est un véritable «tue-l'émotion». Il créé des comportements factices, des attitudes de façade», estime Christophe Haag. L'entreprise a conscience qu'il faut laisser les individus s'exprimer, mais se dote de structures qui l'en empêche. Intéressant paradoxe.
http://www.lefigaro.fr/vie-entreprise/2011/02/24/09008-20110224ARTFIG00642-au-travail-ne-vous-forcez-pas-a-sourire.php
mardi 22 février 2011
"Moi métis" : et vous ?
L'article "Moi métis" , publiée le 3 février dans Le Nouvel Observateur et sur Nouvelobs.com, a suscité de nombreuses réactions et témoignages.
"Grosd" nous fait ainsi remarquer qu'il est "bien content de voir aborder cette question", car, estime-t-il, "il n'y a que des Blancs dans les médias. Dans ma famille, il y a plein de mélanges sur plusieurs générations; sale Arabe, sale Juif, sale Chinois: j'entends cela souvent. Ça fait mal mais je regarde autour de moi et dans la rue je vois des gens de tous horizons et ça me redonne espoir." Voici, en vrac, quelques témoignages.
Simone : "J'étais institutrice dans une école de la banlieue parisienne. Nous avions des enfants d'origine maghrébine, africaine, antillaise, pakistanaise, turque, vietnamienne, coréenne...Que de patience il nous aura fallu pour éviter les conflits entre tous ces gamins ! Les plus mal lotis étant justement les métis. (...). Dans la cour, les "vrais" maghrébins faisaient la chasse aux "faux", c'est-à-dire les métis, ou encore les kabyles (souvent blonds), à qui on rappelait qu'ils " n'étaient pas arabes". Les petits Noirs se faisaient traiter de fils d'esclaves. Une fois, un petit gamin noir, plutôt foncé, vient en pleurant me voir : "Là bas, le garçon m'a dit que j'étais un sale noir et que ma mère m'avait pas lavé". Surprise : l'insulteur était noir lui aussi, mais plus clair. Il venait de Martinique alors que son souffre douleur venait lui du Gabon. Une autre fois, un autre petit garçon me dit qu'il voudrait être blanc. Parce que "vous les Blancs vous avez tous les droits". Pendant les cours, j'essayais évidemment de leur enseigner le respect de l'autre, éviter les préjugés raciste, insister sur l'apport des civilisations étrangères. Peine perdue quand dans les familles le discours est autre ! Combien de fois des parents m'ont demandé de ne pas faire voisiner leur enfant avec un Arabe ou un Noir. Seuls les vietnamiens et les coréens trouvaient grâce aux yeux de parents blancs...Je me rappelle d'une année où j'ai eu une tête de classe extraordinaire : six gamins d'origine maghrébine ou métis. Je devais pour qu'ils ne s'ennuient pas trop leur faire travailler le programme supérieur, leur donner des exercices en plus. Eh bien cette année là, j'ai eu des histoires (réglées depuis au tribunal) avec une mère qui a écrit à l'inspectrice que 'je ne m'occupais que des Arabes'... "
"Je suis d'origine malgache et je suis marié avec une blonde d'Aquitaine. Nous avons deux bambins mignons comme tout. Le problème est qu'ils ont la peau café au lait, du coup c'est très dur pour eux de s'intégrer dans leur classe parce qu'ils ne sont ni blanc ni noirs."
"Je suis une métis caramel (chocolat noir + chocolat blanc = caramel au beurre salé:). Et il m'a fallu deux décennies pour voir cela sous un jour positif. En France, c'était dur, mais vivre en Allemagne, où tout ce qui évoque le monde latino, caraïbe, samba etc... a la cote, cela m'a fait un bien fou. Le regard des gens peut faire beaucoup de bien, ou beaucoup de mal. Le dépaysement aide à sortir des ornières. Maintenant, de retour en France, je suis très heureuse de ce que je suis et ne changerais de peau pour rien au monde."
"Voici mon expérience avec mes 'enfants topazes'. Ma fille plus typée a conscience de son origine indienne au contraire mon fils de type caucasien pensait dès l'école primaire que sa soeur était d'origine indienne mais pas lui. Je leur ai apporté une éducation très française. De ce fait, mes enfants n'ont aucune ambiguïté sur leur nationalité. Je suis persuadée qu'au-delà de l'apparence, l'attitude influence la perception extérieure. Il ne faut pas développer à mon sens la culture "cul entre deux chaises" car nos enfants ne sont pas là pour porter un message politique: une totale immersion dans le milieu dominant leur assure un équilibre salutaire."
"Je suis métis. Mes parents sont eux-mêmes métis, ma mère est franco-espagnole et mon père espagnol et de mère indienne d'Amérique du Sud. Cet heureux mélange fait que ma soeur et moi avons des enfants avec ces mélanges (brun, peau légèrement bronzée et yeux clairs ou très bleus). Pour un non métis, la construction de soi est plus aisée car elle est un héritage d'une communauté avec une identité propre. Etre métis, c'est plus compliqué.. Le seul héritage est celui des parents et une construction sans héritage dominant fait souvent que l'on se définit par opposition aux autres. On se construit souvent en opposition à cause du rejet des autres mais aussi parce que l'on peut ne pas se sentir en phase avec ceux qui désirent nous intégrer (ou nous assimiler). Etre métis c'est remettre en cause très régulièrement son identité; parce qu'il faut la justifier, voire la mettre en avant (ou en retrait). Bref, c'est difficile mais à l'arrivée c'est une autonomie et une force de caractère pour qui y arrive."
"Grosd" nous fait ainsi remarquer qu'il est "bien content de voir aborder cette question", car, estime-t-il, "il n'y a que des Blancs dans les médias. Dans ma famille, il y a plein de mélanges sur plusieurs générations; sale Arabe, sale Juif, sale Chinois: j'entends cela souvent. Ça fait mal mais je regarde autour de moi et dans la rue je vois des gens de tous horizons et ça me redonne espoir." Voici, en vrac, quelques témoignages.
Simone : "J'étais institutrice dans une école de la banlieue parisienne. Nous avions des enfants d'origine maghrébine, africaine, antillaise, pakistanaise, turque, vietnamienne, coréenne...Que de patience il nous aura fallu pour éviter les conflits entre tous ces gamins ! Les plus mal lotis étant justement les métis. (...). Dans la cour, les "vrais" maghrébins faisaient la chasse aux "faux", c'est-à-dire les métis, ou encore les kabyles (souvent blonds), à qui on rappelait qu'ils " n'étaient pas arabes". Les petits Noirs se faisaient traiter de fils d'esclaves. Une fois, un petit gamin noir, plutôt foncé, vient en pleurant me voir : "Là bas, le garçon m'a dit que j'étais un sale noir et que ma mère m'avait pas lavé". Surprise : l'insulteur était noir lui aussi, mais plus clair. Il venait de Martinique alors que son souffre douleur venait lui du Gabon. Une autre fois, un autre petit garçon me dit qu'il voudrait être blanc. Parce que "vous les Blancs vous avez tous les droits". Pendant les cours, j'essayais évidemment de leur enseigner le respect de l'autre, éviter les préjugés raciste, insister sur l'apport des civilisations étrangères. Peine perdue quand dans les familles le discours est autre ! Combien de fois des parents m'ont demandé de ne pas faire voisiner leur enfant avec un Arabe ou un Noir. Seuls les vietnamiens et les coréens trouvaient grâce aux yeux de parents blancs...Je me rappelle d'une année où j'ai eu une tête de classe extraordinaire : six gamins d'origine maghrébine ou métis. Je devais pour qu'ils ne s'ennuient pas trop leur faire travailler le programme supérieur, leur donner des exercices en plus. Eh bien cette année là, j'ai eu des histoires (réglées depuis au tribunal) avec une mère qui a écrit à l'inspectrice que 'je ne m'occupais que des Arabes'... "
"Je suis d'origine malgache et je suis marié avec une blonde d'Aquitaine. Nous avons deux bambins mignons comme tout. Le problème est qu'ils ont la peau café au lait, du coup c'est très dur pour eux de s'intégrer dans leur classe parce qu'ils ne sont ni blanc ni noirs."
"Je suis une métis caramel (chocolat noir + chocolat blanc = caramel au beurre salé:). Et il m'a fallu deux décennies pour voir cela sous un jour positif. En France, c'était dur, mais vivre en Allemagne, où tout ce qui évoque le monde latino, caraïbe, samba etc... a la cote, cela m'a fait un bien fou. Le regard des gens peut faire beaucoup de bien, ou beaucoup de mal. Le dépaysement aide à sortir des ornières. Maintenant, de retour en France, je suis très heureuse de ce que je suis et ne changerais de peau pour rien au monde."
"Voici mon expérience avec mes 'enfants topazes'. Ma fille plus typée a conscience de son origine indienne au contraire mon fils de type caucasien pensait dès l'école primaire que sa soeur était d'origine indienne mais pas lui. Je leur ai apporté une éducation très française. De ce fait, mes enfants n'ont aucune ambiguïté sur leur nationalité. Je suis persuadée qu'au-delà de l'apparence, l'attitude influence la perception extérieure. Il ne faut pas développer à mon sens la culture "cul entre deux chaises" car nos enfants ne sont pas là pour porter un message politique: une totale immersion dans le milieu dominant leur assure un équilibre salutaire."
"Je suis métis. Mes parents sont eux-mêmes métis, ma mère est franco-espagnole et mon père espagnol et de mère indienne d'Amérique du Sud. Cet heureux mélange fait que ma soeur et moi avons des enfants avec ces mélanges (brun, peau légèrement bronzée et yeux clairs ou très bleus). Pour un non métis, la construction de soi est plus aisée car elle est un héritage d'une communauté avec une identité propre. Etre métis, c'est plus compliqué.. Le seul héritage est celui des parents et une construction sans héritage dominant fait souvent que l'on se définit par opposition aux autres. On se construit souvent en opposition à cause du rejet des autres mais aussi parce que l'on peut ne pas se sentir en phase avec ceux qui désirent nous intégrer (ou nous assimiler). Etre métis c'est remettre en cause très régulièrement son identité; parce qu'il faut la justifier, voire la mettre en avant (ou en retrait). Bref, c'est difficile mais à l'arrivée c'est une autonomie et une force de caractère pour qui y arrive."
lundi 21 février 2011
Marine Le Pen a accusé le gouvernement de cacher les chiffres de l'immigration
La présidente du Front national, Marine Le Pen, a accusé lundi le gouvernement de cacher les chiffres de l'immigration (...)
Devant la presse, réunie au siège du parti à Nanterre, Marine Le Pen a parlé de chiffres "savamment cachés" que "des fonctionnaires républicains écoeurés" auraient transmis au Front national, en lançant un parallèle avec l'icône de la Résistance Jean Moulin.
Selon ces données, 198.604 titres de séjour ont été accordés en France, soit 13,2% de plus qu'en 2009. "L'immigration professionnelle a progressé de 4,8% à 25.432", "l'immigration familiale de 7,5% à 81.237" et le nombre de naturalisations a "grimpé de 7,8% sur un an, pour atteindre 116.610", a déploré la patronne du parti d'extrême droite.
"Le ministre a-t-il fait connaître ces chiffres et ces tendances aux Français' Non", a-t-elle lancé.(...)
http://www.lexpress.fr/actualites/1/politique/marine-le-pen-accuse-le-gouvernement-de-cacher-les-chiffres-de-l-immigration_964668.html
Devant la presse, réunie au siège du parti à Nanterre, Marine Le Pen a parlé de chiffres "savamment cachés" que "des fonctionnaires républicains écoeurés" auraient transmis au Front national, en lançant un parallèle avec l'icône de la Résistance Jean Moulin.
Selon ces données, 198.604 titres de séjour ont été accordés en France, soit 13,2% de plus qu'en 2009. "L'immigration professionnelle a progressé de 4,8% à 25.432", "l'immigration familiale de 7,5% à 81.237" et le nombre de naturalisations a "grimpé de 7,8% sur un an, pour atteindre 116.610", a déploré la patronne du parti d'extrême droite.
"Le ministre a-t-il fait connaître ces chiffres et ces tendances aux Français' Non", a-t-elle lancé.(...)
http://www.lexpress.fr/actualites/1/politique/marine-le-pen-accuse-le-gouvernement-de-cacher-les-chiffres-de-l-immigration_964668.html
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