samedi 12 avril 2008

La Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil sont entrés dans le club des grandes puissances

RAPPORT. Dans les «Indicateurs de développement 2008», la Banque mondiale explique comment les pays pauvres ont intégré l'économie internationale grâce au commerce, aux investissements et aux transferts de technologies.

Le produit national brut (PNB) mondial a augmenté de 4,8% en 2006 par rapport à l'année précédente, mais de 50% comparé à 1995. La part des pays à revenu faible et moyen est passée de 34 à 41%. Il ne s'agit pas d'une redistribution de la richesse mondiale; celle-ci a en effet augmenté de 39 trillions de dollars en 1995, à 58,6 trillions en 2006 (un trillion = 1000 milliards).

Tels sont les premiers enseignements du rapport Indicateurs de développement (IDD) 2008, publié vendredi par la Banque mondiale. Il présente un portrait très détaillé de l'évolution économique de toute la planète. Il est d'autant plus intéressant que les données sont analysées à la lumière du pouvoir de parité d'achat (PPA), qui prend en compte les coûts réels de produits et de services consommés dans chaque pays en 2005. Les rapports précédents utilisaient les PPA calculés en 1993.

Première conséquence: les économies chinoise et indienne pèsent moins lourd que ce que les études ont suggéré ces dernières années. Les IDD 2008 corrigent le PNB chinois pour 2005 de 40% et celui de l'Inde de 36%.

Mais, malgré cette révision, la Chine est devenue en 2005 la deuxième puissance économique mondiale, derrière les Etats-Unis, devant le Japon et l'Allemagne. L'Inde occupe la 5e place. Les autres cinq poids lourds sont la Grande-Bretagne, la France, la Russie, l'Italie et le Brésil.

Disparité

Une place dans les dix premiers ne signifie toutefois pas que la Chine, l'Inde, la Russie ou le Brésil sont des pays à haut revenu. Le PIB par habitant, qui reflète le niveau de vie, dans ces pays restait bas en 2005: respectivement 4600, 2700, 12700 et 8700 dollars. A titre de comparaison, le PIB suisse était de 34300 dollars.


Letemps.ch

lundi 7 avril 2008

ÉTATS-UNIS • San Francisco tend la main à ses immigrés clandestins

ÉTATS-UNIS • San Francisco tend la main à ses immigrés clandestins

La métropole californienne vient de lancer une nouvelle campagne de publicité pour rassurer ses sans-papier et les encourager à fréquenter, sans crainte, les services publics locaux tels qu'hôpitaux, écoles et commissariats.


La ville de San Francisco est à l'origine d'une nouvelle campagne publicitaire s'adressant spécifiquement aux immigrés clandestins. Diffusé en plusieurs langues (anglais, espagnol, chinois, russe, vietnamien), son message est simple : ici, vous êtes en sécurité.

Cette campagne, unique en son genre, prévoit la publication de brochures multilingues et l'émission sur les ondes radio de messages visant à assurer aux immigrés clandestins que la municipalité de San Francisco ne les dénoncera pas aux services fédéraux de l'immigration.

Selon le maire, Gavin Newsom, cette campagne s'inscrit dans la longue tradition de la ville de non-coopération avec les autorités de l'immigration et les autres organes fédéraux de contrôle. San Francisco a en effet voté une ordonnance dite "sanctuaire" en 1989. Reste qu'un peu de publicité ne fait pas de mal, estime son maire. "C'est une chose d'avoir une ordonnance, mais c'en est une autre de s'adresser directement aux gens concernés", explique-t-il.

La campagne vise à informer les immigrés qu'ils peuvent "accéder sans crainte" aux services publics tels que l'école, l'hôpital et, surtout, la police municipale, vis-à-vis de laquelle la méfiance des communautés immigrées a toujours été un problème chronique, à en croire les responsables locaux.

San Francisco n'est pas la seule ville sanctuaire pour les immigrés clandestins. New York, Detroit et Washington dissuadent également leurs policiers de faire appliquer la loi sur l'immigration. Mais l'annonce de cette campagne a tout de même plongé dans la consternation les groupes anti-immigration de Washington et de Californie, dont la plupart n'ont toujours pas digéré la décision de la ville, en 2007, d'accorder des cartes d'identité à toute personne pouvant attester d'un lieu de résidence, et ce quel que soit son statut.

"J'imagine qu'on pouvait s'y attendre de la part d'une ville comme San Francisco", déplore Ira Mehlman, membre de la Fédération pour une réforme de l'immigration américaine (FAIR), une organisation basée à Washington qui milite pour un renforcement des contrôles. "Aujourd'hui, ils ne se contentent plus d'aider les gens à enfreindre la loi fédérale, ils en font la publicité. Je ne connais aucune autre ville désireuse d'attirer des immigrés clandestins."

Selon Rick Oltman, responsable des relations publiques du mouvement Californians for Population Stabilization [Les Californiens pour une stabilisation de la population], une organisation basée à Santa Barbara, cette campagne pourrait être une véritable aubaine pour les autres villes de la région, qui devraient se vider de leurs populations immigrées. "Les seuls perdants, dans cette affaire, seront les habitants de San Francisco, qui ne supporteront plus ce que leur ville sera devenue d'ici deux à cinq ans, une fois que les immigrés clandestins seront arrivés en masse", prédit Oltman. Selon lui, les sans-papier ont un impact négatif sur la criminalité, l'éducation, la santé et l'environnement.

Le maire de San Francisco indique, pour sa part, que l'objectif de cette campagne est moins de favoriser l'immigration clandestine que de proposer un regard neuf sur la réalité de l'immigration. "Nous ne sommes pas contre des réformes de bon sens, explique-t-il, mais nous faisons de notre mieux pour inciter [les immigrés clandestins] à signaler les crimes quand ils en sont témoins et à scolariser leurs enfants quand ils en ont."


Jesse McKinley
The New York Times

vendredi 4 avril 2008

Cours Forrest...

Alors qu'il était en conflit avec le nouvel ami de sa mère, un jeune allemand a enfourché son vélo avec juste 9 euros en poche, pour se rendre en Chine!

Collin Baker, 16 ans, a le goût de l'aventure. Après un différent avec son beau-père, il a fugué avec son vélo. Cap à l'Est! Muni simplement d'un paquet de chips, d'une bouteille d'eau, d'une carte, d'un livre et de 9 dollars, il a donc pris courageusement, ou plutôt inconsciemment, la route en direction de la Chine. Soit plusieurs milliers de kilomètres, tout de même...

Heureusement, son périple s'est achevé 1 000 kilomètres plus loin, en Pologne. Des habitants de Przemkow ont alors alerté les autorités en remarquant que le jeune homme semblait perdu et ne parlait pas un mot de polonais.

Zigonet.com

Spain needs over two million new foreign workers until 2020

(ANSAmed) - MADRID, APRIL 3 - Spain needs over two million new foreign workers, 157,000 a year, until 2020, according to a study by the Group for Reflection and Proposal on Business and Immigration quoted by ABC daily today. According to the report, the main cause for this need is the ageing of the Spanish population, with a proportion of young people that has decreased twice in the past 25 years and the local universities loosing over 300,000 students until 2015. The percentage of foreign workers, who generate nearly half of the Spanish GDP growth, will grow from the current 20-25% to 35% of the Spanish workforce in 2010. The authors of the report said they would meet the various political parties to try and convince them that the arrival of foreign workers is "an opportunity for the economy" and will call upon the government to adopt a new law on immigration "to facilitate the legal entry, take advantage of the new arrivals and encourage integration".

Good luck with that. I hope at least that Spanish authorities will take careful note of the fact that the immigrants in question are generally being taught to resist assimilation in Europe.

Les "groupes de haine" se multiplient aux Etats-Unis

LE MONDE | 03.04.08 |


Alors que les Etats-Unis s'apprêtent à honorer la mémoire de Martin Luther King, à l'occasion du 40eanniversaire de son assassinat le 4 avril à Memphis (Tennessee), le Southern Poverty Law Center (SPLC) a publié une enquête montrant un accroissement de 48% depuis 2000 du nombre de groupes incitant à la haine raciale.


Fondé en 1971 à Montgomery (Alabama) par le juriste Morris Dees pour défendre en justice les militants des droits civiques, le SPLC publie chaque année un rapport sur les groupes extrémistes américains qui fait autorité. Pour l'année 2007, il dénombre 888 groupes. Aux classiques néo-nazis viennent désormais s'ajouter les mouvements anti-Latinos.

Selon le SPLC, l'augmentation est due à la création de nouveaux groupes anti-immigrants. Les agressions racistes contre les Latinos ont augmenté de 35% entre 2003 et 2006. Le mouvement blâme les hommes politiques et certains médias qui ont fait un fonds de commerce de la dénonciation du coût des clandestins pour le système de santé ou d'éducation.

Parmi les exemples, le centre cite l'Emigration Party of Nevada selon qui "l'Amérique est détruite de l'intérieur par une version moderne de l'armée de Gengis Khan". Les groupes radicaux croient généralement à un plan pour fondre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique dans un seul pays (cette crainte n'est pas l'apanage des marginaux : les Assemblées de 18 Etats ont passé des résolutions s'y opposant par avance).

Mark Potok, l'éditeur du rapport (Intelligence Report), se félicite cependant de ce que l'immigration ait cessé d'être considérée comme un thème porteur par les républicains, ceux-ci ayant choisi un candidat, John McCain, plutôt modéré sur le sujet. "Il apparaît que les Américains, au moins pour l'instant, rejettent la démonisation raciste au profit d'une discussion rationnelle sur le sujet", estime-t-il.

Le rapport indique d'autre part que le Ku Klux Klan, qui s'est lui aussi reconverti dans la dénonciation des immigrants, a décliné en 2007 après cinq années de croissance (155 groupes locaux contre 165 en 2006). Il s'inquiète de l'apparition d'un groupe anti-homosexuels virulent (Watchmen on The Walls), d'origine slave. Enfin un nouveau groupe de Black Panthers (non lié au mouvement originel) s'est créé et a organisé un sommet du "pouvoir noir" en octobre, à Atlanta.

jeudi 3 avril 2008

Les "minorités visibles" passent la barre des 5 millions au Canada

Les "minorités visibles" ont dépassé la barre des 5 millions de personnes au Canada, en grande partie grâce à l'afflux d'immigrants d'Asie, en particulier d'Asie du sud, a indiqué mercredi l'institut officiel de la statistique.

Les Canadiens originaires d'Asie du sud sont devenus en 2006 la première minorité visible, dépassant pour la première fois les Chinois, avec des effectifs respectifs estimés à 1,3 et 1,2 million de personnes, sur quelque 33 millions de Canadiens.


Les membres des minorités visibles sont définis comme étant des "personnes, autres que les autochtones, qui ne sont pas de race blanche".

Une étude de Statistique Canada, basée sur le recensement de 2006, montre que le nombre de membres de minorités visibles a bondi de 27% entre 2001 et 2006, un taux de croissance cinq fois supérieur à celui de la population en général.

En 2006, le Canada comptait un peu plus de 5 millions de membres de minorités visibles, soit 16,2% de la population. Ce pourcentage a crû régulièrement au cours du dernier quart de siècle, passant de 4,7% en 1981, à 9,4% en 1991 et à 13,4% en 2001.

Cette croissance est due essentiellement "au nombre de plus en plus élevé d'immigrants récents originaires de pays non-européens", note Statistique Canada dans son rapport, qui analyse les résultats du dernier recensement sous l'angle de l'origine ethnique.

Les trois quarts des immigrants arrivés au Canada entre 2001 et 2006 appartenaient à une minorité ethnique.

Si cette tendance se maintient, les minorités ethniques représenteront environ un cinquième de la population canadienne en 2017, prévoit l'institut.

Les Canadiens originaires d'Asie du sud représentent un quart des minorités visibles (24,9%), suivis de près par les Chinois (24%). Le troisième groupe (15,5%) est constitué des personnes déclarant être "noires", dont le nombre a augmenté de 18,4%, passant de quelque 662.000 en 2001 a quelque 783.000 en 2006.

Viennent ensuite les Philippins (8,1%), les Latino-américains (6%) et les Arabes (5,2%).

En 2006, 11 origines ethniques ont franchi la barre du million de personnes. Le groupe le plus important est formé d'un peu plus de 10 millions de personnes ayant déclaré "Canadien", comme ascendance ethnique, soit seule (5,7 millions), soit combinée à une autre ascendance (4,3 millions).

Parmi les autres origines les plus souvent déclarées figurent les suivantes: anglaise, française, irlandaise, allemande, italienne, chinoise, indienne d'Amérique du nord ou ukrainienne.

"Ces ascendances, déclarées seules ou combinées à d'autres, témoignent de la diversité grandissante de la population", écrit Statistique Canada.

Le Monde

mercredi 2 avril 2008

L'immigration bénéficie-t-elle à l'économie britannique ?

Le quotidien consacre un éditorial à un rapport gouvernemental rendu public le 1er avril qui conclut que l'immigration a eu "peu ou aucun impact" sur la santé économique du Royaume-Uni. "Etonnamment, c'est la première estimation économique réalisée par le Parlement sur le phénomène migratoire, qui a atteint sur une décennie une ampleur inédite. Il est bon que le sujet soit enfin considéré comme pouvant être discuté dans la bonne société (...) La hausse exponentielle du nombre d'immigrants n'a jamais été débattue au Parlement, et cela n'a jamais fait non plus l'objet d'un véritable processus ministériel. Elle s'est produite par défaut parce que le gouvernement a perdu le contrôle de nos frontières. Ce n'était pas vraiment une politique mais plutôt le manque de volonté politique et de compétence gouvernementale."

The Daily Telegraph. (Royaume-Uni)

http://www.publications.parliament.uk/pa/ld/ldeconaf.htm