mardi 2 août 2022

Ouverture d’Archives: 62% des arabes palestiniens sont des immigrés venus travailler pour des juifs

Un certain nombre d’analyses aborde le sujet de l’ immigration arabe en Palestine: Joan Peters ‘ De temps immémoriaux , Arieh Avneri La revendication de Dépossession , et l’essai de Fred M. Gottheil, « The Smoking Gun: Immigration arabe en Palestine, 1922-1931. » Mais, le livre de William B. Ziff Le viol de la Palestine, publié en 1938, ajoute une source incontournable qui va venir enrichir les études récentes. Ziff va donc devenir une référence pour de nombreux historiens. Ziff (1898-1953) est né à Chicago et est co-fondateur de la Ziff-Davis Publishing Company, spécialisée dans les magazines techniques dans les domaines de l’ aviation, la radio et de la photographie. Observateur des premiers mouvements sionistes, son essai « viol de la Palestine » avait à l’époque fait l’objet d’un rapport par le ministère des affaires étrangères britannique décrit comme « un livre violent et offensant» , et pour cause, il décrivait exactement les méthodes et manipulations de l’empire britannique. Ce qui est particulièrement intéressant aujourd’hui dans l’oeuvre de Ziff sont ses commentaires sur la migration des Arabes et de l’immigration juive gérées par les Britanniques. Les longues citations suivantes montrent la valeur de son travail. En 1830, le gouverneur de l’Egypte Muhammad Ali colonise Jaffa, Naplouse et Beisan avec des soldats égyptiens et leurs alliés soudanais. Quatorze ans plus tard, les nationalités des habitants de Jaffa ont été estimés à 8.000 Turco-Egyptiens, 4.000 Grecs et les Arméniens, et 1.000 Juifs et Maronites. Ziff note que des non autochtones peuplent déjà la Palestine: La police en Palestine a toujours utilisée des étrangers. Les Toulounides ont fait venir des Turcs et des Noirs. Le Caliphat Fatamide introduit les Berberes, les Slaves, les Grecs, les Kurdes et les mercenaires de toutes sortes. Les Mamelouks importent des légions de Géorgiens et Circassiens. Chaque monarque pour sa sécurité personnelle s’appuyait sur de grandes légions esclaves. Saladin, durement attaqué par les croisés, a reçu cent cinquante mille Perses lesquels qui ont reçu des terres en Galilée et dans le district de Sidon. Sur ce patch-work-humain des Juifs, des Arabes, des Arméniens, des Kalmouks, des Perses, des Croisés, des Tartares, des Indiens, des Ethiopiens, des Egyptiens, des Soudanais, des Turcs, des Mongols, des Romains, des Kharmaziens, des Grecs, des pèlerins, des vagabonds et des aventuriers, des envahisseurs, des esclaves … Pour former ce que le monde appelle « palestiniens ». Au XIVe siècle, la sécheresse a provoqué l’immigration en Palestine de dix-huit mille «tentes» de Yurate Tartares de l’Euphrate. Bientôt suivi vingt mille Ashiri à Gaza, et quatre mille Mongols sous Moulai, qui occupait la vallée du Jourdain et se sont installés dans le Sud de Jérusalem. Kaisaite et les tribus yéménites les ont suivi dans leur sillage. En 1830 , le conquérant albanais Méhémet [Muhammad] Ali colonise Jaffa, Naplouse et Beisan avec des soldats égyptiens et leurs alliés soudanais. Quatorze ans plus tard, Lynch a estimé les treize mille habitants de Jaffa à être composés de huit mille Turco-Egyptiens, quatre mille Grecs et les Arméniens, et un millier de Juifs et Maronites. Avant cette invasion, pour Lynch, aucun arabe ne s’était établi à Jaffa. Ziff continue: Il y a cent ans, [Jaffa] avait une population de quatre mille personnes. Aujourd’hui , Jaffa compte 70 000 personnes, majoritairement arabe, qui sont en grande partie les descendants des Egyptiens et Ethiopiens apporté par Ibrahim Pasha [le fils de Muhammad Ali]. Les quelques milliers de Juifs qui vivaient ici ont fui pendant les émeutes de 1936 (épuration raciale islamique), abandonnant leurs magasins et leurs biens. Les Arabes sont attirés par les régions peuplées par des juifs Ziff rapporte que les Juifs ont investi de grosses sommes d’argent pour «faciliter» l’immigration juive et encourager l’implantation de juifs en Palestine: Le montant du capital investi dans cette petite terre est estimée à un total de plus de 120 millions Livres anglaises. Avant les émeutes, les Juifs injectaient dans le développement du futur Israel de deux à cinq millions de dollars par mois. En 1934 seulement, on estime qu’ils ont investi environ 10.000.000 £ en Palestine. Tous les auteurs mentionnés ci-dessus font référence aux Arabes comme étant attirés par l’activité économique juive à leurs zones habitées. Ziff décrit ce modèle: Avant que les sionistes ne s’installent, la zone était vide. C’est avec le développement et l’introduction de normes européennes – versement de salaires et amélioration du niveau de vie – que ce phénomène a agi comme un aimant sur l’ensemble du Proche-Orient. Brusquement, la Palestine est devenue un centre d’attraction pour les arabes. En 1922, après un quart de siècle d’implantations juives, le nombre d’arabes a atteint 488.000. Aujourd’hui, ils sont plus d’un million. Si la thèse pro-palestinienne étaient exacte, nous devrions nous attendre à une fuite des Arabes des zones où les juifs sont installés, pour aller dans des régions purement arabes. Mais c’est exactement le contraire qui est vrai: c’est précisément dans le voisinage de ces villages juifs que le développement arabe est le plus marqué. La communauté Arabe de Haïfa, profitant de l’essor sioniste, a grandi 1922-1936 de 130%, Jaffa de 80%, et de Jérusalem de 55%. L’habitat rural arabe dans le district de Tel Aviv a augmenté de plus de 135%. La ville 100% arabe de Naplouse, qui avait une population de 33.000 personnes avant la guerre, est tombée à moins de 12.000. Le manque d’emplois pour les Juifs Globalement l’économie de la Palestine a fait un bond unique, comme jamais observé à l’époque. Ziff souligne les efforts juifs, à la fois de l’intérieur et de l’étranger, pour créer plus d’emplois en destination des Juifs nouveaux immigrants dans la région de Palestine, ainsi que pour ceux qui y vivent déjà. Ces efforts ont stimulé la croissance économique significativement afin de développer l’emploi. Cependant, la politique britannique, insidieusement, a favorisé l’immigration massive d’arabes illégaux en Palestine qui ont fini par occuper les emplois prévus pour les juifs. (Tous les auteurs modernes mentionnés ci-dessus parlent également de l’afflux d’Arabes attirés par l’économie juive en plein essor.) Avec énergie et détermination, les nouveaux arrivants [juifs] ont investi leur argent et leur expérience, dans l’espoir de créer des opportunités pour leurs frères pauvres d’Europe les invitant à se joindre à eux dans la construction de la nouvelle nation. Les usines et les entreprises de toutes sortes ont été créées. Le résultat a été une pénurie critique de main-d’œuvre dans laquelle toute l’économie du pays a souffert. Les fermiers ont quitté les campagnes pour des situations plus lucratives dans les villes. Les Industries ont dû réduire leurs activités; les usines ont fermé complètement. Globalement l’économie de la Palestine a fait un bond unique, comme jamais observé à l’époque. Ces faits sont confirmés grâce à un rapport britannique semi-officiel du 27 Août 1934, admettant que l’ensemble du commerce d’exportation de la Palestine avait été stoppé en raison d’une pénurie de main – d’œuvre. « Deux tiers des travailleurs sur terre juive, dit le rapport, sont maintenant des Arabes et les entreprises juives seront bientôt fermées en raison de la pénurie de main – d’œuvre. » Le problème est devenu si aigu que des quartiers entiers, y compris les enfants dans des écoles, ont dû être mobilisés pour éviter le pourrissement des cultures dans les champs. Alors que les nouveaux migrants juifs étaient envoyés sur les quais maritimes de Jaffa et Haïfa, les Nesher Cement Works, engagés dans une expansion de £ 150,000 à Haïfa, ont annoncé le 16 Novembre 1933, qu’ils étaient incapables de développer la zone en raison d’une « pénurie aiguë de main – d’œuvre. » A Tel Aviv, 1.000.000 £ de construction a dû être annulée pour la même raison. Ce phénomène se répète partout. Les sionistes n’ont pas eu d’autres solutions que d’embaucher les arabes légaux et illégaux. Sur demande de la Commission capitaliste, les investisseurs juifs ont demandé de mettre tous les chômeurs arabes à la place d’un juif si le poste était vacant, ce qui signifie littéralement l’emploi de tous les indigènes de l’ Afrique du Nord et l’Arabie (puisque ces étrangers affluaient en masse dans le pays avec l’approbation des forces britanniques). Des villages entiers dans le Hauran ont été vidé de leur population, lesquelles se sont déversées en Palestine. Le Comte De Martel, haut – commissaire français pour la Syrie, a affirmé à l’été de 1934 que même les marchands arabes se déplaçaient de Damas en Palestine en raison de la prospérité là-bas; et en 1936, le chef de l’Association des jeunes musulmans à Beyrouth, Jamil Bek Basham, a écrit que «il y a une arrivée en Palestine d’une armée de travailleurs syriens. » L’Obstruction britannique de l’immigration juive mais pas de l’immigration arabe C’est avec le développement et l’introduction de normes européennes – versement de salaires et amélioration du niveau de vie – que ce phénomène a agi comme un aimant sur l’ensemble du Proche-Orient. Brusquement, la Palestine est devenue un centre d’attraction pour les arabes. En 1922, après un quart de siècle d’implantation juive, le nombre d’arabe s’est multiplié pour atteindre le nombre de 488.000 arabes. Aujourd’hui, ils sont plus d’un million. Peters et Avneri décrivent comment les Britanniques entravent l’immigration juive tout en facilitant ou en ignorant l’immigration arabe. Ziff ajoute des détails sur les certificats d’immigration, les visas de travail, la fiscalité: Comme la «capacité d’absorption» du pays a augmenté de façon extrême sous l’impulsion de l’investissement juif, impliquant l’arrivée de nombreuses familles, le gouvernement britannique a annoncé en 1936 que 70 pour cent des treize cents certificats d’immigration disponibles pour les six mois suivants, seront destinés uniquement aux célibataires, les 30 % restant aux familles, réduisant ainsi violemment l’immigration juive. Un autre dispositif avait été mis en place: refuser les femmes et les familles des résidents employés d’entrer sans avoir eux-même des visas de travail. Une telle pratique avait pour but de restreindre l’entrée des femmes. L’Agence Juive a clairement accusé le gouvernement anglais en Novembre 1934 de mettre en place une pratique volontaire »dirigée contre tout développement de l’immigration des femmes juives en Palestine. » Les archives permettent de découvrir les raisons invoquées en cas de refus, raisons qui feraient honneur à Hitler, comme en témoigne le cas d’un réfugié rabbin russe interdit d’entrée sous prétexte que «il y avait assez de rabbins en Palestine. » C’est en se déguisant comme des Arabes que l’essentielle de l'immigration juive « illégale » s’est accomplie. Attirés par le développpement économique, les peuples de tous les Etats voisins ont commencé à s’installer en Palestine. Alors que des légions anglaises se positionnaient jour et nuit pour stopper l’immigration juive, des Arabes « illégaux » de partout entraient sans même devoir présenter de passeport. Le rapport de la Commission Peel admet facilement que les habitants de la Syrie et Transjordanie étaient « libres d’entrer dans les districts de Palestine sans formalité particulière. » C’est en se déguisant comme des Arabes que l’essentielle de immigration juive « illégale » s’est accomplie. Un rapport britannique du 4 Juillet, 1934, confirme sans mal la méthode de camouflage. On y lit: «Cinq femmes juives en provenance de la route de Damas, vêtues de costumes traditionnels de femmes musulmanes, le visage voilée, ont été appréhendées à la frontière par la police. « Elles n’étaient pas capables de répondre aux questions qui leur sont posées en arabe. « La chasse aux Juifs Alors que des légions anglaises se positionnaient jour et nuit pour stopper l’immigration juive, des Arabes « illégaux » de partout entraient sans même devoir présenter de passeport. » Les immigrants arabes illégaux sont également connus pour avoir travailler à la construction de maisons à Petach Tikvah et à Haïfa. Seul Ziff mentionne la pratique britannique de la chasse aux Juifs « illégaux »: Coïncidant avec l’avènement de Hitler, le gouvernement britannique a commencé à mettre en place des lois antijuives. Le secrétaire colonial, Sir Phillip Cunliffe-Lister et Palestine Minister MacDonald, ont décidé de mettre en place « des mesures concrètes pour faire face Au phénomène. » Le lendemain Cunliffe-Lister a annoncé la mise en place de mesures strictes pour empêcher l’immigration juive « illégale » en Palestine alors que les juifs étaient déportés en Europe. Le système des visas touristiques pour les juifs a été instauré. Les porteurs juifs de passeport délivrés par la SDN [Société des Nations], ont été assimilé au statut d’apatride. Ces hommes étaient même interdits de visa touristiques. Un contrôle des frontières étanche, en collaboration avec les autorités françaises coloniales en Syrie ont été mis en vigueur. En revanche sur la question de l’ immigration arabe illégale, l’annonce a été expressivement silencieuse. Cette campagne a ensuite pris des proportions à grande échelle, faisant l’objet d’un ratissage en longueur et largeur de la Palestine. A Beyrouth et d’ autres villes syriennes, les police britanniques et arabes interrogeaient les chauffeurs d’autobus, demandant si des Juifs étaient parmi les passagers, en examinant attentivement les passeports de chaque usagé soupçonné d’être juif tandis que d’ autres clairement arabes, étaient scrupuleusement ignorés. Selon l’essai de Ziff, La chasse aux Juifs « illégaux » est devenu un jeu auquel les nouveaux arrivants illégaux arabes étaient heureux de participer. Les Bedouins rejoignaient la chasse au juif en l’échange d’une promesse de récompense pour tout homme juif, femme ou enfant qu’ils pouvaient attraper. La Palestine était sous un règne de terreur invisible. Toute personne qui ne pouvait pas prouver immédiatement sa citoyenneté, ou capable de produire son visa touristique était traqué, emprisonné et battu. Un exemple connu rapporte le cas d’une femme juive et de ses six petits enfants arrivés légalement du Turkestan en Palestine. Sur le chemin, son mari est tué dans une station de chemin de fer par des truands. Malgré cela, toute la famille est arrêtée au motif que le visa n’avait pas été validé pour une femme et six enfants , mais pour un homme, une femme et six enfants. Sur ce prétexte la femme et ses enfants ont été condamnés à la prison ferme. Immigration illégale arabe Un groupe de piqueteurs juifs assembler d’organiser une manifestation en 1934 contre le site de construction Borovsky House, où seuls les travailleurs arabes étaient employés. Les autorités britanniques ont arrêté cinquante-trois Juifs et les condamnés à la prison. Borovsky a finalement concédé à employer des travailleurs juifs. Ziff écrit aussi sur les vaines tentatives par les Juifs pour faire remonter le problème des immigrants arabes illégaux à l’attention des autorités britanniques: Il est, bien sûr, difficile de se figurer une idée claire de l’étendue de ce flot d’immigrés arabes puis-qu’officiellement il n’existe pas. En l’absence de sollicitation précise, sa taille doit être reconstituée et estimée. Des calculs démontrent que pour la seule année 1933 au moins soixante-quatre mille arabes sont entrés illégalement en Palestine. Ajouter à cette année 1933, plus de 2000 personnes en provenance de Damas selon le journal Hauranese ; de Mokattan , un village près du Caire s’est vidé de dix mille Druzes n direction de la Terre Sainte, et selon al-Jamia al-Islamia, un journal arabe de Jaffa , dix-sept mille Egyptiens étaient venus de la péninsule duSinaï seul. A ceux-ci , il faut ajouter des groupes de Numides et même d’Abyssins, et une vaste armée incalculable de Transjordaniens dont l’intoduction en Palestine n’a jamais eu le moindre statut d’illégalité. Ziff ajoute: Exaspéré par le manque de bonne foi du gouvernement anglais, qui a été illégalement convertir la Terre Sainte en un pays arabe, des groupes de jeunes juifs courageux se sont portés volontaires en 1934 pour souligner ce que apparemment les autorités étaient incapables de voir. 1400 clandestins arabes ont été présenté aux autorités britanniques de Petach Tikvah et 1200 à Haïfa. Ajouté à cela, 357 ouvriers arabes illégaux ont été débusqué dans l’industrie des matériaux de bâtiments, qui a montré 273 illégaux en provenance Hauranese étaient entrés illégalement dans le pays. Une vérification des Arabes employées dans les ports de Palestine le 23 Décembre 1936, a montré que seulement 50 des 750 travailleurs étaient locaux. Le reste comprenait 200 Egyptiens et 500 Hauranis. Des hordes entières d’illégaux étaient employés par le gouvernement britannique lui-même. Après cette démonstration, le gouvernement britannique n’a daigné donné de réponse. Des juifs ont donc commencé à manifester, le gouvernement a condamné ces mêmes manifestants à six mois de travaux forcés. Sans se décourager, les juifs ont investi un théâtre de Haïfa appartenant à un entrepreneur nommé Borovsky lequel employait des arabes d’Hauranese illégalement. Immédiatement , les autorités ont arrêté les cinquante-trois manifestants et les condamnés à des peines de prison. La population en Palestine avant 1948 Les auteurs modernes sont d’accord avec Ziff, l’augmentation du nombre d’arabes ne peut pas être expliquée par une croissance naturelle. Ziff fait le calcul: Bien que le gouvernement estime officiellement en 1937 une augmentation musulmane totale par l’immigration de seulement 22.535 depuis le début de l’occupation britannique, les preuves d’un vaste afflux de tribus du désert est évident sur l’ensemble du territoire. Dès 1926, le Secrétaire Colonial Amery a prudemment admis que malgré la croissance de l’élément juif « l’augmentation du nombre d’Arabes est en fait supérieure à celle des Juifs. » Les chiffres présentés devant la Commission Peel en 1937 a démontré que la population arabe avait plus que doublé en quatorze ans. Cette augmentation en moins d’une génération ne peut être attribué qu’à une immigration extérieure. Le gouvernement lui-même a reconnu en 1922 l’immigration de tribus entières » du Hedjaz et du sud de la Transjordanie dans la zone Beersheba, « un fait qui en lui-même permet de constater une immigration arabe massive ». D’ autres chiffres sont disponibles à partir de sources dispersées mais crédibles. L’ une d’elle est la déclaration du gouverneur français de l’Hauran en Syrie, soulignant que sur son seul district, durant l’été 1933, trente-cinq mille personnes avaient quitté la Syrie pour la Palestine suite à de mauvaises récoltes. La population arabe indigène en Palestine était petite avant que les colons juifs en ont fait un endroit attrayant et prospère. L’augmentation de la population arabe du fait de l’immigration n’était pas un secret.Un autre important témoignage est venu de Robert Kennedy, le futur procureur général des États-Unis, qui a voyagé à l’âge de vingt-deux ans en 1948 pour la Palestine et a rapporté au Boston Post la constatation d’un flux massif d’immigrés arabes en Palestine: Certains Juifs naivement soulignent avec fierté le fait que plus de 500.000 Arabes au cours des 12 années entre 1932 et 1944 soient entrés en Palestine pour tirer parti des conditions de vie existantes dans aucun autre Etat arabe. « Ceci est le seul pays du Proche et du Moyen – Orient , où une classe moyenne arabe est en train de naître. » Fred Gottheil rappelle pourquoi il est important de prouver la vérité sur ce sujet : Les arabes Palestiniens et le caractère de leur démographie est au cœur de leur revendication leur permettant d’obtenir un territoire et une souveraineté nationale. Leur argument, selon leur point de vue, est que les Palestiniens arabes ont des racines profondes et intemporelles niant toute immigration arabe dans la zone comme ayant eu des conséquence sur leur identité. Contester cette pseudo-vérité permet de contester leur exigence territoriale sur Israël. Alors que le livre de Ziff sommeillait dans une bibliothèque américaine, ses idées concernant les vagues de l’ immigration arabe en Palestine faisaient l’objet de recherches. Au cours de la période du mandat britannique, les Arabes de nombreux pays entraient librement en Palestine alors que l’ immigration juive était sévèrement limitée. La vérité reste que la population arabe indigène en Palestine était relativement faible avant que l’arrivée des premiers juifs, lesquels ont fait de cette terre, un endroit attrayant et prospère. © Traduction exclusive Europe-israel.org Source: http://www.meforum.org/ https://www.europe-israel.org/2016/10/ouverture-archives-62-des-arabes-palestiniens-sont-des-immigres-venus-travailler-pour-des-juifs/

Le mensonge de la « Palestine, terre arabe »

Les fausses « racines anciennes » des Arabes en terre de Palestine ne résistent pas aux récits historiques faits par bon nombre de voyageurs ou historiens au fil des siècles… Les supporteurs de la « cause palestinienne » scandent à tour de bras que les Arabes « palestiniens » vivent depuis « des milliers d’années » en « Palestine », mais il ne s’agit que d’un mythe inventé de toute pièce par la propagande arabe. Des Arabes côtoient des Juifs dans cette région depuis des milliers d’années, ceci est vrai. Toutefois, ils n’ont jamais vécu en Terre d’Israël elle-même, ils étaient établis au sud et à l’est. Souvent originaires d’Egypte, de Syrie ou du Liban, les Arabes commencèrent à venir s’installer en « Palestine » au début du XXème siècle quand le mouvement sioniste créa une agriculture, une industrie et donc des emplois. Au regard des nombreux témoignages, récits ou écrits de voyageurs et d’historiens le mythe d’une « Palestine arabe » conquise par les Juifs au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale ne résiste pas. La conquête arabo-musulmane Les Arabes, dans le contexte des conquêtes islamiques, s’emparèrent de la Terre d’Israël en 638, la spoliant de leurs habitants Juifs et chrétiens. Beaucoup de sources (dont plusieurs arabes) confirment le fait que la Terre d’Israël était encore judéo-chrétienne par la population et la culture malgré la diaspora juive et la domination islamique : L’historien James Parker a écrit : « Pendant le premier siècle après la conquête arabe [640-740], le Calife et les gouverneurs de la Syrie et de la Terre [Sainte] ont régné entièrement sur des sujets chrétiens et juifs. Mis à part des Bédouins lors des premiers jours [du règne arabe], les seuls Arabes à l’ouest du Jourdain étaient les garnisons. » En 985 l’auteur arabe Muqaddasi s’est plaint qu’« à Jérusalem la grande majorité de la population est juive », et dit que « la mosquée est vide des adorateurs… ». Quoique les Arabes aient régné sur la Terre d’Israël de 638 à 1099, ils ne sont jamais devenus la majorité de la population. La plupart des habitants étaient des chrétiens (assyriens et arméniens) et des Juifs… Tout le monde conviendra que les Arabes ne prospérèrent pas plus pendant la période des croisades allant de 1099 à 1289. L’ère Ottomane La seconde période de règne islamique est la seule qui reste aux Musulmans qui veulent affirmer qu’une grande nation arabo-musulmane existait en Terre Sainte avant que les Juifs viennent recréer leur État. Voyons voir si les Juifs s’emparèrent d’une « contrée bien établie, peuplée et verdoyante » en retournant en Terre d’Israël comme les Arabes l’affirment de nos jours. Tous les récits de voyage et rapports sur la Terre d’Israël de cette époque attestent au contraire d’une région vide de l’Empire ottoman. Voici ce que plusieurs personnes ayant voyagé dans cette région on constaté : Ibn Khaldun, un des historiens arabes les plus crédibles, a écrit en 1377 : « La souveraineté juive sur cette terre s’est prolongée sur 1 400 ans… C’est les Juifs qui ont implanté la culture et les coutumes en s’y étant installé de manière permanente ». Après 519 ans (non consécutifs) de domination musulmane sur la Terre d’Israël, Ibn Khaldun a certifié que la culture et les traditions juives étaient encore dominantes. Edouard Webbe en 1590 : « Il n’y a rien à Jérusalem mis à part des vieux murs ». Henry Maundrell en 1697 : Nazareth, « un village minuscule et sans importance », Jéricho, « une bourgade minable et sale », Acre, « une désolation ». L’archéologue britannique Thomas Shaw en 1738 : « La Terre Sainte est VIDE, désolée et manquant de tout, qui manque d’habitants ». Le comte François Volney en 1785 : « Nous avons du mal à reconnaître Jérusalem, on y compte environ 12 000 habitants. Le pays est désolé et ruiné. » Commentaires par des Chrétiens dans les années 1800 : « Les Arabes ne peuvent pas être considérés comme autre chose que des résidents temporaires. Ils ont placés leurs tentes dans un pays ruiné. Ils n’ont rien créé en Terre Sainte. Puisqu’ils sont des étrangers sur cette terre, ils ne sont jamais devenus ses maîtres. » Alphonse de Lamartine en 1832 : Mis à part à Jérusalem, il ne rencontra pas âme qui vive et que la Terre d’Israël était « le tombeau de tout un peuple [les Hébreux] ». William Thackeray en 1844 : « La région est abandonnée. Nous n’avons vu aucun animal se déplacer parmi les pierres. » Alexandre Keith en 1844 : « La Terre Sainte est arrivée à l’état de désolation total décrit par les prophètes. » Le consul britannique en Terre d’Israël, James Pinn en 1857 : « Le pays est presque inhabité, il a grand besoin d’habitants. » Le cartographe britannique Arthur Penrhyn Stanley en 1862 : « Ni signes de vie ni habitations en Judée, sur des distances entières. » Mark Twain en 1867 : « Pas un seul village dans la Vallée de Jezréel, rien sur 30 miles dans les 2 sens. 2 ou 3 petits groupes de tentes bédouines, mais pas une seule habitation permanente. On peut voyager pendant 10 miles sans rencontrer 10 êtres humains. Déserts sans âme qui vive, collines VIDES, ruine mélancolique de Capharnaüm, stupide village de Tibériade, enterré sous six palmiers. Nous arrivâmes à Tabor sans rencontrer âme qui vive tout au long du chemin. Nazareth est désolée, Jéricho est en ruine, Bethléem et Béthanie, dans leur pauvreté et leur humiliation, ces endroits n’abritent pas une créature vivante. Un pays désolé, dont la terre serait peut-être assez riche si elle n’était abandonnée aux mauvaises herbes. Une étendue silencieuse, triste. À peine y a-t-il un arbre ou un arbuste, çà et là. Même les oliviers et les cactus, ces fidèles amis d’un sol sans valeur, ont quasiment déserté le pays. » Le consul américain à Jérusalem en 1880 rapporte que la région continuait son déclin : « La population et la richesse de la « Palestine » n’a pas augmenté pendant les 40 dernières années. » B. W. Johnson en 1892 : « Dans la partie de la plaine entre le mont Carmel et Jaffa on voit à peine quelques villages ou autres formes de vie humaine. Caesarea est maintenant entièrement abandonné. La désolation est partout autour de nous. » Compte-rendu de la commission royale Britannique de 1913 : « La région est sous-peuplée et est restée économiquement stagnante jusqu’à l’arrivée des premiers pionniers sionistes dans vers la fin des années 1880, qui sont venus pour reconstruire la terre juive. La route qui va de Gaza vers le nord n’est qu’une piste estivale tout juste bonne pour les chameaux et les charrettes. On ne voit ni bosquet d’orangers, ni verger, ni vigne, jusqu’à ce que l’on arrive en vue du village de Yavné. Les maisons sont des torchis. Il n’existe pas d’écoles. La partie orientale en direction de la mer est quasiment désertique. Les villages, dans cette région, sont rares et chichement peuplés. Beaucoup de villages sont désertés par leurs habitants. » Dawood Barakat, éditeur du journal égyptien Al-Ahram en 1914 : « Les Sionistes sont nécessaires pour le pays : l’argent qu’ils apporteront, leur connaissances, leur intelligence et l’industrialisation qui les caractérise contribueront sans aucun doute à la régénération du pays. » Voilà pour le pays verdoyant et habité « envahi » par les Juifs. Fait historique : sous la domination turque, la terre était à l’abandon et dépeuplée. La terre s’est peuplée à la fois de Juifs et d’Arabes car les Juifs sont revenus et ont commencé à la réhabiliter. Une seule ville arabe fut construite en Terre d’Israël : Ramleh. Toutes les autres sont des villes juives rebaptisées par eux. L’historien suisse Félix Bovet notait en 1858 : « C’est parce que les Arabes ne sont pas des autochtones qu’ils n’y construisent rien. » Le mandat britannique Après la Grande Guerre, les Britanniques héritèrent de ce morceau de l’Empire ottoman défait. Beaucoup de citations de l’époque attestent que le pays était désolé et qu’il n’existait pas d’entité dite « palestinienne ». Israel_Palestine_mandat_britannique La Palestine en 1922 sous mandat britannique: composée d’une partie juive et d’une partie arabe Hussein Al-Qibla, gardien des lieux saints en Arabie Saoudite en 1918 : « Les ressources du pays et le sol vierge seront développés par les immigrés juifs. […] Nous avons vu les Juifs des pays étrangers venir en « Palestine » de Russie, d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne, d’Amérique. […] Ils ont su que le pays était pour ses fils d’origine, […] une patrie sacrée et aimée. Le retour de ces exilés à leur patrie s’avérera matériellement et religieusement [être] une expérimentation pour leurs frères [autres Juifs]. » Lewis French, le directeur britannique du développement de la « Palestine » en 1931 : « Nous l’avons trouvée [la « Palestine »] habitée par des Fellahs [agriculteurs arabes] qui vivent dans des taudis de boue et souffrent sévèrement de la malaria très répandue. De grands secteurs étaient non cultivés. […] Il n’y avait presque aucune sécurité publique, Les fellahs sont sans cesse soumis au pillage de leurs voisins nomades, les bédouins. » Voici une carte des divisions administratives de la région sous domination ottomane. La mention de « Palestine » n’apparait nulle-part. La Terre d’Israël est divisée en trois secteurs, la Syrie à l’est, Beyrouth au nord-ouest et Jérusalem au sud-ouest. Carte des divisions administratives de la région sous domination ottomane Carte des divisions administratives de la région sous domination ottomane Le représentant arabe en « Palestine » déclara en 1919 : « Nous considérons la « Palestine » comme faisant partie de la Syrie. » Le dirigeant arabe en Terre d’Israël Awni Bey Abdul Haadi déclara en 1937 : « Il n’y a pas de pays tel que la « Palestine ». « Palestine » est un terme que les Sionistes ont inventé. Il n’y a pas de « Palestine » dans la Bible. Notre pays a fait partie de la Syrie pendant des siècles. « Palestine » nous est aliène, c’est les Sionistes qui l’ont introduits. » Le professeur Philip Hitti, historien arabe, déclara en 1946 « Il n’y a pas de chose telle que la « Palestine » dans l’histoire, absolument pas. » Le représentant du Haut Comité arabe aux Nations Unies déclara en 1947 : « La « Palestine » fait partie de la province de Syrie. Les Arabes vivant en Palestine ne sont pas indépendants dans le sens qu’ils ne constituaient pas une entité distincte. » Le représentant de l’Arabie Saoudite aux Nations Unies déclara en 1956 : « C’est une connaissance générale que la « Palestine » n’est rien d’autre que la Syrie du sud. » Le roi Hussein de Jordanie répéta plus d’une fois : « Il n’y a aucune distinction entre la Jordanie et la « Palestine ». Hafez Assad (ex-Président syrien) déclara : « Il n’y a pas de peuple « palestinien », il n’y a pas d’entité « palestienne ». » Ahmed Shuqeiri (ex-président de l’OLP) déclara : « La « Palestine » ne fut jamais rien d’autre que la Syrie du sud. » À cette époque, les Arabes (ainsi que tout le monde) n’ont jamais soulevé la question d’un État « palestinien » car les Arabes eux-mêmes n’exigeaient pas d’État pour un peuple qui n’existait PAS ! La « Palestine » n’a jamais constitué un pays et le concept même de « Palestine » n’existait pas dans l’Empire ottoman ! Le mot même de « Palestine » (ou mot équivalent désignant cette région) n’était quasiment pas utilisé chez les Turcs et les Arabes. Il n’y avait ni État ni peuple « palestinien ». Les Arabes vivant en Terre d’Israël se considéraient comme Syriens ou Égyptiens. Une pseudo-nation créée le lendemain de la Guerre des Six jours Walid Shoebat, ancien terroriste islamiste de l’OLP, repenti et devenu sioniste chrétien: « Pourquoi le soir du 4 juin 1967 j’étais Jordanien et le lendemain matin j’étais Palestinien ? » « Nous ne nous sommes pas en particulier occupés du règne jordanien. L’enseignement de la destruction de l’Israel était une partie intégrale du programme d’études. Nous nous sommes considérés « Jordaniens » jusqu’à ce que les Juifs soient revenus à Jérusalem. Alors soudainement nous étions des « Palestiniens »… ils ont enlevé l’étoile du drapeau jordanien et d’un coup nous avons eu un « drapeau palestinien ». » « Le fait est que les « Palestiniens » sont des immigrés des nations environnantes ! Mon grand-père avait l’habitude de nous dire que son village était vide avant que son père ne s’y installe. » Le « drapeau palestinien » proposé Zahir Muhsin, un ancien membre du comité exécutif de l’OLP et l’ancien commandant militaire de la même organisation, déclara en mars 1977 au journal néerlandais Trouw : « Il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les « Palestiniens », les Syriens et les Libanais. Nous faisons tous partie de la même nation. C’est seulement pour des raisons politiques que nous soulignons soigneusement notre identité « palestinienne ». L’existence d’une identité « palestinienne » distincte sert seulement un objectif tactique. La création d’un état « palestinien » est un nouvel outil dans la bataille continue contre l’Israël. » Et encore en s’adressant à un hebdomadaire pakistanais en 2006: « Le peuple « palestinien » n’existe pas. La création d’un État « palestinien » est seulement un moyen de continuer notre lutte contre l’État d’Israël pour l’unité arabe. En réalité aujourd’hui il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les « Palestiniens », les Syriens et les Libanais. Seulement, pour des raisons politiques et tactiques, nous parlons aujourd’hui de l’existence des « Palestiniens » pour des intérêts arabes exigeant la création d’un peuple « palestinien » pour nous opposer au sionisme. » Le mensonge face à la vérité historique Le peuple « palestinien » et le pays « Palestine » n’existaient pas avant que les Arabes les inventent de toutes pièces pour éventuellement anéantir Israël. Six décennies après la déclaration d’indépendance d’Israël, nous pourrions nous attendre à ce que les Arabes arrêtent de jouer les victimes qui se font dérober leurs terres, mais non, le mythe perdure. On nous rappelle sans cesse dans les médias que les « colons » israéliens « occupent » la Judée-Samarie, qu’ils volent la propriété des « Palestiniens » et qu’ils y construisent incessamment des nouvelles « colonies ». En fait, de 1950 à 1967, plus de 250 colonies arabes ont été fondés en Judée-Samarie et de 1967 à 2002, 261 autres colonies furent fondées par les Arabes (incluant Jérusalem et Gaza). Durand cette seconde période, seulement 144 « colonies » juives ont été fondées (incluant Jérusalem et Gaza). À ce jour, les Arabes continuent toujours à faire immigrer des milliers de colons en Israël. En 1998, Yasser Arafat déclare « Dans 5 ans, nous aurons 6 millions d’Arabes vivant en « Cisjordanie » et à Jérusalem. Nous pouvons importer des Arabes. » Le gouvernement israélien avoue avoir permis à 240 000 (mais le nombre réel est probablement beaucoup plus élevé) « travailleurs » arabes d’entrer dans les territoires depuis 1993, ces « travailleurs » sont restés dans les territoires et sont devenus des colons. Gaza ne comptait pas plus de 80 000 habitants « indigènes » en 1951. Comment est-il possible qu’en seulement 54 ans la population ait augmenté de 80 000 à plus de 1 300 000 habitants ? Ces Arabes de Gaza sont-ils capables de procréer d’une manière surnaturelle ? L’immigration massive est la seule explication plausible pour une augmentation démographique si forte. L’occupation arabe entre 1948 et 1967 était une occasion avantageuse pour les chefs arabes. Ils favorisèrent l’immigration. Les immigrés venaient de chaque pays arabe, principalement l’Égypte, la Syrie, le Liban, l’Irak et la Jordanie. Il est impossible de connaître le nombre de colons arabes ayant immigrés en Judée-Samarie/Gaza depuis 1952, mais une chose reste certaine : la majorité des « Palestiniens » n’ont aucun héritage en « Palestine » avant la guerre d’indépendance d’Israël (et le reste ont, pour la grande majorité d’entre eux, aucune racine dans la région avant 1917, et la faible minorité restante n’en a aucune avant le 19e siècle). La « Palestine » n’est qu’une région géographique ; elle n’est ni un peuple, ni une nation, on ne peut donc en faire un État. Michelle d’Astier de la Vigerie Sur le même thème un article de Jean-Marc Moskowicz évoque 2 preuves historiques essentielles: le livre « Voyage en Palestine » (Palestina) de Hadrian Reland (ou Relandi), cartographe, géographe, philologue et professeur de philosophie hollandais et la « Proclamation à la nation Juive au Quartier général de Jérusalem – 20 avril 1799 » de Napoleon Bonaparte. Lire l’article complet ici. 1/ Un ouvrage historique capital sur cette question, écrit au XVII ème siècle, apporte un nouvel éclairage de la plus haute importance. « Voyage en Palestine » (consultable sur Google ici), est le titre d’une oeuvre écrite en 1695, par Hadrian Reland (ou Relandi), cartographe, géographe, philologue et professeur de philosophie hollandais. Le sous-titre de l’ouvrage, rédigé en latin, s’intitule: « Monumentis Veteribus Illustrata », édité en 1714 aux Editions Brodelet. L’auteur de cet ouvrage, l’un des premiers orientalistes, connaissait les langues hébraïque, arabe et grecque (ancien). En 1695, Relandi (ou Reland) est envoyé en voyage d’études en Israël, en Palestine d’alors, pour un objectif bien spécifique: recenser plus de 2500 lieux (villes et villages) apparaissant dans le texte du Tanah (Bible) ou de la Michna, dans leur appellation originelle. A chaque fois, Reland y mentionne le nom hébraïque tel qu’il apparaît dans le texte et le verset exact auquel il se réfère. Reland y fait également figurer son équivalent en Latin-Romain ou Grec ancien. Outre ce remarquable travail linguistique, l’auteur opère surtout un recensement de l’époque, pour chaque localité visitée: d’abord une considération d’ordre général spécifiant que la terre d’Israël d’alors est pratiquement déserte, très peu peuplée. La majorité de ses habitants se concentre alors dans les villes de Jérusalem, Acco (Acre), Tsfat (Safed), Yafo (Jaffa), Tveria (Tibériade) et Aza (Gaza). Surtout, le constat établi par le géographe conclut à une présence dominante de Juifs sur cette terre, quelques Chrétiens et très peu de Musulmans, dont la plupart étaient des Bédouins. Quelques remarques extraites de cette passionnante étude: Aucune localité d’alors ne propose de nom ou de source arabe; La grande majorité de ces villes ou villages possède un nom hébreu, quelques-uns en Grec ou LatinRomain; Pratiquement aucune ville qui possède aujourd’hui un nom en arabe n’en possédait à l’époque: ni Haïfa, ni Yafo, ni Naplouse (Shehem), Gaza ou Djénine; Aucune trace dans les recherches de Reland de sources historiques ou philologiques établies aux noms arabes, plus tardifs, de Ramallah. Al Halil (Hébron) ou Al Qods (Jérusalem); En 1696, Ramallah s’appelle « Beteïlé » (du nom hébreu « Bet El »), Hévron s’appelle … Hévron et Méarnt Hamahpéla (Caveau des Patriarches) : AI Halil, du nom donné à Avraham Avinou en arabe; La plupart des villes étaient composées de Juifs, à l’exception de Naplouse (Shehem) qui comptait 120 personnes issues d’une même famille musulmane, les « Natashe », ainsi que 70 Samaritains; A Nazareth, en Galilée, une ville entièrement Chrétienne: 700 Chrétiens; A Jérusalem, plus de 5000 habitants, dont la plus grande majorité est juive, et quelques Chrétiens; Retand n’évoque que quelques familles bédouines musulmanes isolées, composées d’ouvriers temporaires saisonniers, dans les domaines de l’agriculture ou de la construction; A Gaza, près de 550 personnes, 50% de Juifs et 50% de Chrétiens. Les Juifs étaient essentiellement spécialisés dans l’agriculture: la vigne, les olives et le blé (Goush Katif), les Chrétiens s’occupant davantage de commerce et transport des différents produits de la région; Tibériade et Safed étaient des localités juives et on sait surtout que la pêche du Lac de Tibériade constituait le principal emploi de l’époque; Une ville comme Oum El Fahem par exemple était complètement chrétienne: 10 familles L’une des conclusions qui découle de ces recherches est la contradiction définitive et rédhibitoire apportée aux arguments arabes, à savoir l’affirmation d’une légitimité palestinienne ou même d’un « peuple palestinien ». On en veut pour preuve le fait même qu’un nom latin, celui de « Palestine » ait été repris à son compte par le camp Arabe… 2/ Un second document un peu oublié est la fameuse « Proclamation à la nation Juive au Quartier général de Jérusalem – 20 avril 1799 » de Napoleon Bonaparte. Il est important de rappeler que sans l’échec devant Acre, Napoléon, par cette proclamation imprimée et datée le 20 avril 1799, aurait créé l’État d’Israël. Les Juifs n’auraient pas eu à attendre 150 ans de plus avant de retrouver un état indépendant. Ce texte confirme la présence majoritaire des Juifs en cette Terre de « Palestine » : «Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d’années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale ! Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s’ils n’ont pas les dons prophétiques d’Israël et de Joël, se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s’enfuiraient à jamais. (Isaie 35.10) Debout dans la joie, les exilés ! Cette guerre sans exemple dans toute l’histoire, a été engagée pour sa propre défense par une nation, de qui les terres héréditaires étaient considérées par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer. Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d’ignominie. Bien que l’époque et les circonstances semblent peu favorables à l’affirmation ou même à l’expression de vos demandes, cette guerre vous offre aujourd’hui, contrairement à toute attente, le patrimoine israélien. La Providence m’a envoyé ici avec une jeune armée, guidée par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours je serais à Damas, dont la proximité n’est plus à craindre pour la ville de David. Héritiers légitimes de la Palestine ! La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir votre patrimoine. Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu’elle a déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maître de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires. Levez-vous ! Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n’a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome (Maccabée 12.15). Montrez que deux mille ans d’esclavage n’ont pas réussi à étouffer ce courage. Hâtez vous! C’est le moment qui ne reviendra peut-être pas d’ici mille ans, de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique en tant que nation parmi les autres nations. Vous avez le droit d’adorer librement le Seigneur selon votre religion. (Joël 4.20) » © Jean-Marc Moskowicz pour Europe Israël News https://www.europe-israel.org/2020/08/le-mensonge-de-la-palestine-terre-arabe-ibn-khaldun-historien-arabe-en-1377-la-souverainete-juive-sur-cette-terre-sest-prolongee-sur-1-400-ans-les-arabes-ne/

vendredi 13 mai 2022

Lavage de cerveaux woke vs realité!

 














https://www.youtube.com/watch?v=LkwH3RPtgQI

Ces Français qui s’exilent parce qu’ils «ne reconnaissent plus la France»

ENQUÊTE - Insécurité, incivilités, communautarisme, «cancel culture»… Dans la part croissante de nos concitoyens qui s’expatrient, un certain nombre y est poussé par dépit.

Ils ne reconnaissent plus la France. Celle de leur jeunesse ou celle que leur racontent leurs parents. Agressions, cambriolages, incivilités, trafics, montée du communautarisme, mais aussi la «fracture de la société», dénoncent-ils, ou cette «cancel culture» qui fait table rase de leur passé… Inquiets d’une «grande métamorphose» - bien décrite par Jérôme Fourquet dans L’Archipel français ou La France sous nos yeux (1) -, ce pays qu’ils aiment, ils ont pourtant choisi de le quitter. «L’une des conséquences de la mondialisation, c’est qu’une part croissante de nos concitoyens s’expatrie, analyse le directeur du département opinion à l’Ifop. Leurs motivations sont très différentes: économiques, fiscales, et puis aussi des questions de qualité de vie, de sécurité, d’identité. Typiquement, dans certaines destinations touristiques, comme Bangkok, Manille, Miami ou Lisbonne, on remarque un vote Zemmour très supérieur à sa moyenne nationale: le vote d’une petite communauté française plus ou moins âgée, expatriée par dépit, qui pense que notre pays fout le camp…».

Des filles «qui se font violer en pleine rue», des gamins «qui se tuent à coups de couteau», des policiers, des pompiers, qui se font attaquer, des cités qui s’enflamment, une adolescente comme Mila «sous protection policière», une femme «brûlée vive parce qu’elle voulait vivre normalement», le burkini «qui devient un “non-sujet” (pour le maire de Grenoble, NDLR)», sans parler des attentats… «Ce qui fait peur, c’est qu’il n’y a plus de limites, qu’on a l’impression que tout peut arriver», se tourmente Christophe, 60 ans, conseil en finances. «Je crois qu’ici notre mode de vie est menacé: les “murs porteurs de notre civilisation”, comme le dit Philippe de Villiers, commencent à trembler, nos élites sont déconnectées, affirme-t-il. Le corps préfectoral a été démantelé, le corps diplomatique aussi. Regardez l’effondrement de la France dans le classement Pisa! Élève à Sciences Po, avec des profs comme Alfred Grosser ou Georges Vedel, je me suis senti hissé vers le haut. Qu’est devenu cet établissement, qui reprend la ligne des facs américaines?» En 2019, ce Parisien se fait agresser dans le métro. «J’ai réalisé que même le 16e arrondissement de Paris n’était plus un sanctuaire, regrette-t-il. Originaire de Nantes, j’ai vu cette ville sombrer dans la délinquance

«Je privilégie la qualité de vie»

Sensibilisé par des campagnes de presse pour le Portugal, il y passe ses vacances, et jette les premiers jalons. «Je me suis senti en phase avec les Portugais, très francophiles, attachés à la préservation de leurs traditions et dotés d’une identité très forte, énumère-t-il. Catholique pratiquant, j’ai retrouvé un aspect de la France que je ne voyais plus chez moi: celle des Trente Glorieuses, marquée par une vie paisible, une culture, une école solide, l’importance de la famille. La beauté de la ville aux sept collines, les petits troquets, la mer et les azulejos ont fait le reste. Alors que, au début de ma vie active, j’avais privilégié le salaire et l’évolution de carrière, aujourd’hui, je privilégie la qualité de vie: si une opportunité de travail à Lisbonne ou de télétravail se présentait, je la prendrais tout de suite.»

La Hongrie a elle aussi ses attraits. Tout a commencé après une petite phrase prononcée par Viktor Orban en 2017: «Nous laisserons entrer, évidemment, les vrais réfugiés: les Allemands, les Néerlandais, les Français, les Italiens, les politiciens et les journalistes terrorisés, s’était exclamé le premier ministre hongrois. Des chrétiens contraints de fuir leur pays, qui veulent retrouver chez nous l’Europe qu’ils ont perdue chez eux.» Rédacteur en chef au Visegrad Post, un site d’informations conservateur, Ferenc Almássy reçoit régulièrement des «demandes de renseignement» de Français envisageant de s’installer en pays magyar. «Ces cinq dernières années, j’en connais une douzaine qui sont venus pour des raisons de sécurité, assure-t-il. Un phénomène mineur mais révélateur. En Hongrie, nous ne sommes pas confrontés à l’immigration. Il n’y a pas d’attentats. Avoir peur de prendre le bus la nuit, on ne connaît pas. Mais je mets toujours en garde: changer de vie, apprendre le hongrois, reprendre sa carrière à zéro, c’est parfois très dur! Il y a aussi des gens qui reviennent sur leurs pas…»

«Si on n’est pas en sécurité, on n’a pas de liberté»

Laure (2), en tout cas, n’est «pas près de revenir». «C’est la France qui m’a obligée à partir!, fulmine cette native d’Aix-en-Provence. Je suis très en colère contre mon pays… Y a plein de gens qui ne veulent pas respecter nos lois, mais c’est nous les parias: on aime la France, et il faut qu’on s’en aille!». À 48 ans, mariée en deuxièmes noces à un Franco-Hongrois, Laure s’est installée en Hongrie fin 2019. «On pensait éventuellement y emménager pour nos vieux jours, raconte la mère de famille. Mais, à Nîmes, on a subi plusieurs tentatives de cambriolage. Mon fils s’est fait voler son scooter. Il ne pouvait pas prendre le bus seul. Ma fille se faisait interpeller par une bande de racailles qui la poursuivait en lui lançant: “T’es bonne!”… Je ne vivais plus.» L’été dernier, ses enfants sont rentrés en France pour quinze jours. L’aînée s’étant fait agresser, les vacances ont été écourtées. Aujourd’hui, les deux jeunes se voient faire leur vie à Budapest: «Ma fille de 23 ans a trouvé un bon job dans un groupe américain, indique Laure, qui elle, est devenue prof de français. Tandis que mon fils poursuit ses études d’informatique. Et tout ce poids que j’avais en tant que maman dès qu’ils avaient dix minutes de retard, tout ce poids s’est évaporé! Quand on regarde les infos sur les chaînes françaises, on ne regrette absolument pas notre choix.»

Dans le village où la famille a élu domicile, près du lac Balaton, «il y a des Italiens, des Néerlandais, des Allemands, des Autrichiens, décrit la quadragénaire. Quatorze familles étrangères ayant quitté leur pays pour les mêmes raisons. Dont des amis qui se sont fait cambrioler neuf fois en Seine-et-Marne… C’est malheureux, car nous étions les “forces vives” de la France, et vous, vous récupérez des gens qui ne sont intéressés que par les allocs.» La vie dans ce joli coin résidentiel? «Je ne verrouille même pas la porte de ma maison quand je pars faire mes courses, décrit Laure. Quand on boit un verre en terrasse entre amies, habillées comme on veut, on peut laisser notre portable sur la table. Quand je vais à la plage, je peux rester une heure dans l’eau sans me retourner, mon sac sera toujours là. Je ne peux pas me sentir tout à fait hongroise, j’ai grandi avec la France dans mon cœur! Mais je sais ce que la Hongrie me donne et ce que la France ne m’a pas donné: si on n’est pas en sécurité, on n’a pas de liberté.»

On bosse 70 heures par semaine, mais on trouve le temps d’aller se baigner. Et quelle qualité de vie ! Énormément de solidarité, aucun stress, pas d’agressions

Paul, qui s’est exilé à Naxos, une île grecque

Pour Paul (2), 47 ans, le déclic a eu lieu un soir de 2016, alors qu’il emmenait sa compagne au restaurant, à Nantes. «On s’est fait braquer pour une histoire de cigarettes, couteau sous la gorge, se souvient-il. C’est aussi arrivé à plusieurs de nos amis. Et, trois mois auparavant, ma compagne s’était fait voler son portable.» Un an plus tard, les voilà à Naxos, une île grecque qu’ils avaient adorée en vacances. «On a commencé par des petits boulots, le temps de voir comment on était acceptés par la population locale, raconte le couple. On a d’abord gardé notre appartement en France pour y revenir l’hiver. Le plus dur, c’est le premier pas. Mais franchement, maintenant, on se sent chez nous en Grèce!»

Paul a quitté un bon emploi dans la grande distribution pour devenir serveur: «J’ai perdu 2000 euros de salaire, mais il m’en reste quand même plus à la fin du mois!, souligne-t-il. On bosse 70 heures par semaine, mais on trouve le temps d’aller se baigner. Et quelle qualité de vie! Énormément de solidarité, aucun stress, pas d’agressions. Les gays peuvent se promener tranquillement main dans la main, tout le monde se dit bonjour, se respecte et personne ne se plaint. Je me déplace à trottinette, je peux la laisser des heures devant un commerce sans qu’elle soit volée, je ne me demande jamais si j’ai bien refermé ma fenêtre… Tous nos amis nous envient, un couple s’apprête même à nous rejoindre.»

«Je vois la France perdre son âme!»

Parmi les Français de confession juive, la tentation est encore plus grande: 46 % d’entre eux ont déjà envisagé de quitter la France, selon une récente enquête de la Fondapol. Les deux tiers des personnes interrogées témoignant avoir fait l’expérience de «propos vexants». En 2021, 3500 Français ont fait leur alyah, le chiffre le plus élevé depuis 2017. «Ça fait des années que je ressens un malaise en France, confie Daniel Knoll, 65 ans, négociateur immobilier en région parisienne. Mes enfants sont partis en Israël, il y a plus de vingt ans, avec mon ex-épouse.» Bien avant que sa mère, Mireille Knoll, ne soit la victime d’un meurtre antisémite, en mars 2018.

«Je vois la France perdre son âme!, s’émeut le sexagénaire. On s’oriente vers un scénario à la Soumission, de Houellebecq. À force d’entendre ce qu’on entend tous les jours, des coreligionnaires insultés ou agressés en portant la kippa, ces gens poignardés aux cris d’Allah akbar, le fait qu’on ne parle même plus français dans certains quartiers, j’ai l’impression que la maison n’est plus tenue. J’attendais Sarkozy et son Kärcher, j’attendais Valls, en fait, aucun gouvernement ne réagit, et les extrêmes continuent de monter. Certes, il y a maintenant une allée Mireille-Knoll (dans le 11 arrondissement à Paris). Qu’est-ce que ça va changer?» Les deux fils de l’octogénaire assassinée soupirent: «Maman aimait tellement la France…» Chacun, aujourd’hui, a fait un choix opposé: tandis que Daniel et son épouse, Jovita, préparent leurs valises, l’aîné, Allan, martèle: «Je suis chez moi, ce n’est pas à moi de partir.»

(1) Éditions du Seuil, 2019 et 2021. (2) Les prénoms ont été modifiés.

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/ces-francais-qui-s-exilent-parce-qu-ils-ne-reconnaissent-plus-la-france-20220511

lundi 7 mars 2022

Ces «visas dorés» qui protègent les oligarques russes en Europe

De nombreux pays attirent les grandes fortunes en leur offrant un permis de résidence, voire la citoyenneté en échange d’investissements. Certains milliardaires proches de Vladimir Poutine en ont bénéficié et pourraient échapper aux sanctions internationales qui les visent après l’invasion de l’Ukraine.

La formule porte le nom de «résidence contre investissement», mais on la désigne couramment sous celui de «golden visa». Plusieurs pays de l‘Union européenne l’appliquent sous une forme qui a permis à des oligarques russes de s’installer en toute légalité, moyennant finances, à l’étranger. Ce qui complique singulièrement l’application de sanctions à ces hommes d’affaires réputés proches du Kremlin.

Dans au moins la moitié des pays de l’Union européenne, tout ressortissant non communautaire peut obtenir un permis de résident s’il apporte une forte somme d’argent, le plus souvent pour investir dans l’immobilier. Pour résumer, si un non-Européen s’offre une résidence de luxe au Portugal ou en Grèce, il reçoit avec les clés sa carte de résident, pour lui, son conjoint et ses enfants. Mieux : au bout d’un certain temps, la famille peut opter pour la nationalité du pays d’accueil. Au Portugal, il suffit de cinq ans de résidence pour présenter sa demande, contre sept ans en Grèce et dix en Italie.

En quête de capitaux étrangers

Les pays de l’Union européenne qui proposent la «résidence contre investissement» sont souvent en Europe du Sud : Chypre, Espagne, Grèce, Italie, Malte, Portugal… Le système était un moyen d’attirer des capitaux étrangers après la crise financière et bancaire de 2008, qui a ravagé les économies et paupérisé la population. L’Autriche, la Belgique, l’Irlande et la Lettonie proposent aussi des goldens visas contre investissement. Pas la France, dont le programme «passeport talents» accorde un permis de résidence temporaire pour les investissements dans les entreprises, pas dans l’immobilier.

Les formalités varient d’un Etat à l’autre : si l’Espagne demande un investissement immobilier minimum de 500 000 euros, le ticket d’entrée est plus raisonnable en Lettonie (50 000 euros), à Malte (175 000 euros) ou au Portugal (200 000 euros). D’après le quotidien El Paísl’Espagne a distribué en 2019 plus de 8 000 permis dorés, un chiffre qui progresse annuellement depuis leur lancement, en 2013. Parmi eux, 681 correspondent à des investissements dans le secteur du bâtiment. Les citoyens russes ont longtemps été en tête dans cette catégorie, mais ne l’étaient plus en 2020, largement devancés par les Chinois.

«Des occasions en or de corruption»

Les ONG critiquent depuis longtemps ce principe de résidence (ou citoyenneté) contre investissement. Dès 2018, Transparency International relevait ainsi que les conditions à remplir (casier judiciaire vierge, contrôle de la légalité des fonds) étaient facilement contournables. L’an dernier, la Bulgarie a annoncé la fin de son programme afin de lutter contre la corruption. C’est l’un des trois pays (avec Chypre et Malte) suspectés par la Commission européenne de fermer les yeux sur le blanchiment de capitaux et la fraude fiscale sous couvert de golden visas.

https://www.liberation.fr/international/europe/ces-visas-dores-qui-protegent-les-oligarques-russes-en-europe-20220306_SZEY57R2SNFCTBAZD6GWJDOH5U/