LE MONDE
Alors que l'Europe "boucle" ses frontières aux étrangers, le Japon envisage d'entrouvrir les siennes. L'archipel est le pays riche dont la politique d'immigration est la plus restrictive. Il ne compte que 2 millions d'étrangers sur 128 millions d'habitants. Mais le pays vieillit, la natalité baisse et sa population active décline, assombrissant l'avenir économique. Un plus grand recours à la main-d'oeuvre féminine (50 % des salariés), le maintien au travail des plus de 65 ans et le développement de la robotisation ne sont que des palliatifs.
Aujourd'hui, le Japon est donc placé devant un défi. Un groupe d'experts a été créé en mai auprès du premier ministre pour proposer des solutions en vue d'un meilleur accueil des immigrants. Encore embryonnaires, des évolutions se dessinent dans la situation des étrangers au Japon.
Longtemps, les Coréens (593 000) ont été la première minorité par le nombre. Les Chinois les ont aujourd'hui dépassés (606 800) suivis des Brésiliens (300 000) - descendants des immigrés japonais en Amérique latine à la fin du XIXe siècle - et des Philippins (200 000).
L'Archipel ne compte s'ouvrir qu'aux étrangers qualifiés. Mais aujourd'hui une bonne part des étrangers au Japon (plus de 600 000) est peu ou pas qualifiée, et 140 000 sont en situation irrégulière : en 2007, 45 000 étrangers ont été expulsés. Dans des secteurs concurrencés par l'étranger (chantiers navals, textiles), la main-d'oeuvre étrangère fait baisser les salaires des Japonais.
Premier frémissement : le nombre de régularisations d'étrangers liés à un Japonais a augmenté sous la pression d'une petite association, Asian Friendship Society. Et, après des années de bataille juridique, la cour suprême a jugé, le 3 juin, que des enfants nés hors mariage de mères étrangères - en l'occurrence philippines - pouvaient obtenir la nationalité japonaise.
Enjeu économique et démographique, l'immigration relève aussi d'une perception de l'étranger. La population japonaise n'est guère préparée à un afflux d'immigrants, et le gouvernement n'envisage pas que leur présence dépasse 3 %. La droite dénonce régulièrement le risque sécuritaire posé par les étrangers - criminalisation des Chinois notamment.
Depuis l'ouverture à l'extérieur, au milieu du XIXe siècle, les gouvernants ont bercé les Japonais de l'idée qu'ils constituaient un peuple ethniquement homogène. Vision que contestent des historiens et des anthropologues. Et qui ne reflète pas la situation aux marches de l'Empire (Hokkaido au nord et Okinawa au sud).
La reconnaissance, par un vote au Parlement le 5 juin, des Aïnous comme une ethnie minoritaire, a porté un coup à l'illusoire "pureté raciale" nippone. Descendants des chasseurs-pêcheurs ayant vécu à Sakhaline, aux Kouriles et en Hokkaido, les Aïnous ont été décimés par la colonisation à partir du XVIe siècle.
Non étrangère à la tenue du prochain G8 en Hokkaido, cette reconnaissance constitue-t-elle un premier pas vers l'admission du multiethnisme nippon ?
lundi 23 juin 2008
lundi 16 juin 2008
Les anglophones des régions peinent à être servis dans leur langue
Les trois études publiées par le Commissariat aux langues officielles révèlent que ce sont les soins de santé et l'exode des jeunes qui inquiètent le plus les communautés anglophones en situation très minoritaire dans les régions du Québec.
Violaine Ballivy
La Presse
Anglophones minoritaires, francophones minoritaires, même combat? En partie. Trois enquêtes menées au Québec par le Commissariat aux langues officielles révèlent que, en région, les anglophones éprouvent des problèmes similaires à ceux des francophones du reste du Canada. Ils ont du mal à retenir leurs jeunes et à recevoir certains services dans leur langue.
Ainsi, contrairement à certaines idées reçues, les anglophones en situation très minoritaire auraient du mal à obtenir des soins de santé dans leur langue. «C'est quelque chose qui est souvent oublié, même qu'il y a une réticence à croire cela dans certains ordres de gouvernement», estime Graham Fraser, le commissaire aux langues officielles.
Le Commissariat a étudié les facteurs clés qui pourraient améliorer la vitalité des communautés anglophones de Québec, de la Basse-Côte-Nord et des Cantons-de-l'Est, pour lesquelles aucune étude du genre n'avait jamais été menée. «J'ai toujours pensé que c'était injuste de faire une comparaison entre, par exemple, la communauté anglophone de Montréal et la communauté francophone de Saint-Boniface (au Manitoba). J'ai toujours pensé que c'était une meilleure comparaison entre Saint-Boniface et Sherbrooke ou entre Québec et Halifax.»
En mesurant des communautés plus semblables, «il y a beaucoup de parallèles à faire entre les communautés francophones et anglophones en situation très minoritaire. Leurs défis sont très comparables. Les deux communautés considèrent que leurs besoins sont mal compris par les autorités.» Les trois études publiées vendredi révèlent que ce sont les soins de santé et l'exode des jeunes qui inquiètent le plus les communautés anglophones.
«Depuis 40 ans, on perd nos jeunes les plus instruits, qui partent chercher du travail là où l'anglais est la langue de la majorité. Maintenant, le groupe des 15-44 ans a moins d'instruction, d'emplois et de revenus que les francophones», se désole Rachel Garber, directrice générale de l'Association des Townshippers, en Estrie. «Dans ces conditions, nous devenons un fardeau pour le reste de la communauté (estrienne) et nous ne collaborons plus à son développement.»
Quel impact peut-on attendre de ces trois rapports? Le commissaire n'a ni le pouvoir ni le financement requis pour lancer des programmes de soutien aux communautés anglophones. Au mieux, ces études devraient permettre aux communautés de mieux faire valoir leurs revendications auprès des gouvernements, a relevé M. Fraser. Le gouvernement Harper doit annoncer sous peu les suites qu'il donnera au dernier plan d'action quinquennal sur les langues officielles, échu depuis le 31 mars.
Graham Fraser a relevé qu'il y avait eu des progrès ces dernières années, mais qu'il reste du travail à abattre. «Quand on a besoin de services de santé ou d'un accès à la justice, c'est qu'on est vulnérable, et quand on est vulnérable, on a besoin d'être servi dans sa langue.»
Le dernier recensement a démontré que la communauté anglophone est en croissance dans la province, mais cela ne suffit pas. «Il faut faire en sorte que les communautés aient un choix réel. On vit dans une société démocratique et je trouve regrettable que, dans une situation minoritaire, des Canadiens n'aient pas accès à certains services.»
Graham Fraser a par ailleurs relevé que le rapport Bouchard-Taylor présentait une analyse très fine, très respectueuse et très importante de la situation des anglophones dans la province. «J'ai recommandé à tous mes conseillers de le lire en détail. Sa substance est plus subtile et nuancée que plusieurs rapports dans ce domaine.»
Violaine Ballivy
La Presse
Anglophones minoritaires, francophones minoritaires, même combat? En partie. Trois enquêtes menées au Québec par le Commissariat aux langues officielles révèlent que, en région, les anglophones éprouvent des problèmes similaires à ceux des francophones du reste du Canada. Ils ont du mal à retenir leurs jeunes et à recevoir certains services dans leur langue.
Ainsi, contrairement à certaines idées reçues, les anglophones en situation très minoritaire auraient du mal à obtenir des soins de santé dans leur langue. «C'est quelque chose qui est souvent oublié, même qu'il y a une réticence à croire cela dans certains ordres de gouvernement», estime Graham Fraser, le commissaire aux langues officielles.
Le Commissariat a étudié les facteurs clés qui pourraient améliorer la vitalité des communautés anglophones de Québec, de la Basse-Côte-Nord et des Cantons-de-l'Est, pour lesquelles aucune étude du genre n'avait jamais été menée. «J'ai toujours pensé que c'était injuste de faire une comparaison entre, par exemple, la communauté anglophone de Montréal et la communauté francophone de Saint-Boniface (au Manitoba). J'ai toujours pensé que c'était une meilleure comparaison entre Saint-Boniface et Sherbrooke ou entre Québec et Halifax.»
En mesurant des communautés plus semblables, «il y a beaucoup de parallèles à faire entre les communautés francophones et anglophones en situation très minoritaire. Leurs défis sont très comparables. Les deux communautés considèrent que leurs besoins sont mal compris par les autorités.» Les trois études publiées vendredi révèlent que ce sont les soins de santé et l'exode des jeunes qui inquiètent le plus les communautés anglophones.
«Depuis 40 ans, on perd nos jeunes les plus instruits, qui partent chercher du travail là où l'anglais est la langue de la majorité. Maintenant, le groupe des 15-44 ans a moins d'instruction, d'emplois et de revenus que les francophones», se désole Rachel Garber, directrice générale de l'Association des Townshippers, en Estrie. «Dans ces conditions, nous devenons un fardeau pour le reste de la communauté (estrienne) et nous ne collaborons plus à son développement.»
Quel impact peut-on attendre de ces trois rapports? Le commissaire n'a ni le pouvoir ni le financement requis pour lancer des programmes de soutien aux communautés anglophones. Au mieux, ces études devraient permettre aux communautés de mieux faire valoir leurs revendications auprès des gouvernements, a relevé M. Fraser. Le gouvernement Harper doit annoncer sous peu les suites qu'il donnera au dernier plan d'action quinquennal sur les langues officielles, échu depuis le 31 mars.
Graham Fraser a relevé qu'il y avait eu des progrès ces dernières années, mais qu'il reste du travail à abattre. «Quand on a besoin de services de santé ou d'un accès à la justice, c'est qu'on est vulnérable, et quand on est vulnérable, on a besoin d'être servi dans sa langue.»
Le dernier recensement a démontré que la communauté anglophone est en croissance dans la province, mais cela ne suffit pas. «Il faut faire en sorte que les communautés aient un choix réel. On vit dans une société démocratique et je trouve regrettable que, dans une situation minoritaire, des Canadiens n'aient pas accès à certains services.»
Graham Fraser a par ailleurs relevé que le rapport Bouchard-Taylor présentait une analyse très fine, très respectueuse et très importante de la situation des anglophones dans la province. «J'ai recommandé à tous mes conseillers de le lire en détail. Sa substance est plus subtile et nuancée que plusieurs rapports dans ce domaine.»
mercredi 4 juin 2008
US gives more details on new visa rules
Passengers travelling to the United States from countries whose citizens do not need visas must register online with the US government at least 72 hours before departure, in the latest measure to strengthen American security.
Michael Chertoff, the Homeland Security secretary, on Tuesday announced the new rule, which the Financial Times first reported on Monday.
“Rather than relying on paper-based procedures, this system will leverage 21st century electronic means to obtain basic information about who is travelling to the US without a visa,” said Mr Chertoff.
“Getting this information in advance enables our frontline personnel to determine whether a visa-free traveller presents a threat, before boarding an aircraft or arriving on our shores. It is a relatively simple and effective way to strengthen our security, and that of international travellers, while helping to preserve an important programme for key allies.”
European companies last year expressed concern after the Homeland Security department floated the idea of requiring passengers to register 48 hours in advance, believing it could complicate last-minute business travel. Although the new rule requires 72 hours advance registration, it will be valid for multiple entries over a two-year period.
The rule will only apply to citizens of the 27 visa-waiver programme countries, which includes most of western Europe, in addition to Australia, Brunei, Japan, New Zealand and Singapore. The US has signed agreements with eight other countries – including the Czech Republic, Hungary and South Korea – putting them on track to join the programme.
Under the system, passengers will submit the same information that is currently included in the I-94 immigration form that must be filled before entering the US. Passengers will be able to register from August, although the rule will become mandatory in January. Registration will be possible through travel agents, airline websites or through a special US government website.
A homeland security official said the system was created to make it more difficult for terrorists who are nationals of visa waiver countries to enter the US, mentioning Richard Reid, the UK “shoe bomber” convicted for trying to blow up an airliner. Zacarias Moussaoui, the French national who was convicted of involvement in the 9/11 attacks, entered the US without a visa.
“History has shown that it is naive to assume a traveller from a [visa waiver] country automatically constitutes a lesser threat than a visa applicant who has undergone greater scrutiny prior to travel,” said the official. “There is also a concern about radicalisation in Europe and that Europe could be a platform for striking at the US.”
Earlier this year, General Michael Hayden, director of the Central Intelligence Agency, warned that al-Qaeda was trying to recruit westerners as potential attackers because they would be able to blend into the US. Robert Mueller, director of the Federal Bureau of Investigation, in April added that al-Qaeda realised that holders of European passports would have less difficulty entering the US.
Fred Jones, vice president at Levick Strategic Communications and former national security spokesman for Mr Bush, said the system could potentially complicate relations with Europe because of the suggestion that European countries were not dealing adequately with extremism. He added that it could have an adverse impact on corporate travel.
(...)
http://www.ft.com/cms/s/2/2a8dbbfe-30d8-11dd-bc93-000077b07658.html
Michael Chertoff, the Homeland Security secretary, on Tuesday announced the new rule, which the Financial Times first reported on Monday.
“Rather than relying on paper-based procedures, this system will leverage 21st century electronic means to obtain basic information about who is travelling to the US without a visa,” said Mr Chertoff.
“Getting this information in advance enables our frontline personnel to determine whether a visa-free traveller presents a threat, before boarding an aircraft or arriving on our shores. It is a relatively simple and effective way to strengthen our security, and that of international travellers, while helping to preserve an important programme for key allies.”
European companies last year expressed concern after the Homeland Security department floated the idea of requiring passengers to register 48 hours in advance, believing it could complicate last-minute business travel. Although the new rule requires 72 hours advance registration, it will be valid for multiple entries over a two-year period.
The rule will only apply to citizens of the 27 visa-waiver programme countries, which includes most of western Europe, in addition to Australia, Brunei, Japan, New Zealand and Singapore. The US has signed agreements with eight other countries – including the Czech Republic, Hungary and South Korea – putting them on track to join the programme.
Under the system, passengers will submit the same information that is currently included in the I-94 immigration form that must be filled before entering the US. Passengers will be able to register from August, although the rule will become mandatory in January. Registration will be possible through travel agents, airline websites or through a special US government website.
A homeland security official said the system was created to make it more difficult for terrorists who are nationals of visa waiver countries to enter the US, mentioning Richard Reid, the UK “shoe bomber” convicted for trying to blow up an airliner. Zacarias Moussaoui, the French national who was convicted of involvement in the 9/11 attacks, entered the US without a visa.
“History has shown that it is naive to assume a traveller from a [visa waiver] country automatically constitutes a lesser threat than a visa applicant who has undergone greater scrutiny prior to travel,” said the official. “There is also a concern about radicalisation in Europe and that Europe could be a platform for striking at the US.”
Earlier this year, General Michael Hayden, director of the Central Intelligence Agency, warned that al-Qaeda was trying to recruit westerners as potential attackers because they would be able to blend into the US. Robert Mueller, director of the Federal Bureau of Investigation, in April added that al-Qaeda realised that holders of European passports would have less difficulty entering the US.
Fred Jones, vice president at Levick Strategic Communications and former national security spokesman for Mr Bush, said the system could potentially complicate relations with Europe because of the suggestion that European countries were not dealing adequately with extremism. He added that it could have an adverse impact on corporate travel.
(...)
http://www.ft.com/cms/s/2/2a8dbbfe-30d8-11dd-bc93-000077b07658.html
mardi 13 mai 2008
Golfe persique: 13 Millions d’esclaves
Immigration : le « tsunami asiatique » fait des vagues dans le Golfe persique / par Kader Atoum
Plus que l’administration américaine, plus que la République des mollahs iraniens, ce sont aujourd’hui les nombreux émigrés du sous-continent asiatique qui préoccupent les pays du Golfe persique. Ils commencent à réclamer le respect de leurs droits.
« Tsunami asiatique ».
Voilà une étonnante expression qui revient souvent dans le Golfe persique, surtout dans les diwaniyates, ces lieux où les élites se rencontrent. Avec, en arrière plan, la crainte confuse d’un basculement démographique susceptible de mettre en danger les équilibres des sociétés de ces pays. En cause selon ces dires ? Le nombre d’immigrés, dont la majorité viennent du sous-continent asiatique et travaillent dans la construction, qui dépasserait les 13 millions de personnes (cf. encadré). À Abu Dhabi, qui a récemment organisé le Forum sur l’identité nationale, la majorité des intervenants n’ont pas hésité à évoquer explicitement les dangers qui se profilent à l’horizon, agitant par exemple le spectre des émeutes au cours desquelles, il y a deux mois, des travailleurs d’origine asiatique ont incendié des voitures et des magasins à Dubaï comme à Manama, la capitale du Bahreïn.
Le tsunami asiatique dans le Golfe
Les Emiratis flippent
Si Dubaï a choisi d’ « absorber » ces révoltes en accordant quelques primes aux ouvriers en colère, le royaume du Bahreïn tente par contre de trouver une solution durable. Le gouvernement de ce pays à majorité chiite pro-iranienne a décidé de naturaliser immédiatement un grand nombre de ressortissants des pays arabes travaillant depuis longtemps sur son territoire. Son objectif est double. D’une part, jouer le rééquilibrage entre les différentes communautés et, de l’autre, limiter le recours à la main d’œuvre asiatique en ouvrant les portes aux « frères » arabes. Jusqu’ici, ces derniers représentaient un risque de « contagion politique et religieuse », surtout les sympathisants de gauche et les Frères musulmans…
Mais la tension reste palpable. Lors du Forum sur l’identité nationale de Dubaï, le général et chef de la police Dahi Khalfan Tamimi a jeté un pavé dans la mare, en présence de hauts responsables de l’État fédéral des Émirats Arabes Unis. Il s’est demandé à voix haute si un Indien ne sera pas prochainement candidat à la présidence ! Ces propos pour le moins osés ont aussitôt fait mouche chez les « Mouatinines », les Émiratis « de souche ». Ces derniers ont préparé des pétitions comprenant des milliers de signatures qui ont été envoyées chez le chef de l’État, Cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyan et le Premier ministre, Cheikh Mohamed ben Rached Al-Maktoum.
13 Millions d’esclaves
On évalue à plus de 13 millions le nombre d’immigrés asiatiques dans les pays du Golfe. La plupart viennent du sous-continent asiatique et travaillent en majorité dans le secteur de la construction, particulièrement florissant dans la région. En novembre 2006, l’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch publiait un rapport très alarmant sur les conditions de travail (que l’on peut assimiler à de l’esclavage) de ces immigrés aux Émirats Arabes Unis. Parmi les atteintes portées, figurent notamment la confiscation des passeports, le non paiement de salaires déjà très bas et des conditions de travail ne garantissant par leur sécurité physique. Ces dernières années, des cas dramatiques de bonnes réduites à de l’esclavage, notamment indonésiennes ou philippines, sont également apparus dans la presse.
En parallèle, dans les Émirats, à Bahrein, au Koweit et au Qatar, des décisions ont été prises à un haut niveau et en toute discrétion pour anticiper le « tsunami asiatique » qui fait frémir le Golfe. Parmi ces mesures implicites, figure la diminution progressive de la dépendance envers la communauté asiatique, grâce à la diversification de la main d’œuvre étrangère. À l’avenir, les États du Golfe se tourneront en premier vers le monde arabe, puis vers la Turquie et, enfin, vers les pays musulmans de l’ex-URSS, où ils commencent à investir. Dans le même registre, les ministères du travail des États du CCG (Conseil de coopération du Golfe) ont réduit le nombre de cartes de séjour accordées aux ouvriers asiatiques de 20 % pour atteindre les 50 % à la fin 2009.
Tour de vis sécuritaire
Ces États ont également jugé utile de donner un tour de vis sécuritaire puisque les ouvriers asiatiques vivant sur les « campus » bâtis par les entreprises qui les emploient sont soumis à un couvre-feu, de 21 heures à 5 heures du matin ! Sans parler de leur infiltration par des indics, notamment pakistanais, travaillant pour les différents ministères de l’Intérieur locaux. Cette mesure est déjà entrée en vigueur en Arabie Saoudite où le prince et ministre de l’Intérieur Nayef ben Abdel Aziz supervise en personne l’opération.
Au fond, avec les émeutes de Bahreïn et de Dubaï, les pays du Golfe découvrent tout ébaudis que les communautés immigrées en provenance du sous-continent asiatique qu’ils percevaient comme dociles au point d’être traitées en esclaves, commencent à protester violemment contre leurs conditions de vie et de travail. Et menacent la stabilité des monarchies pétrolières. Ces accrochages, certes maîtrisés, ont aussi dévoilé les défaillances des systèmes sécuritaires de ces pays qui, dans leur majorité, sont supervisés par des professionnels anglo-saxons.
Bakchich
Plus que l’administration américaine, plus que la République des mollahs iraniens, ce sont aujourd’hui les nombreux émigrés du sous-continent asiatique qui préoccupent les pays du Golfe persique. Ils commencent à réclamer le respect de leurs droits.
« Tsunami asiatique ».
Voilà une étonnante expression qui revient souvent dans le Golfe persique, surtout dans les diwaniyates, ces lieux où les élites se rencontrent. Avec, en arrière plan, la crainte confuse d’un basculement démographique susceptible de mettre en danger les équilibres des sociétés de ces pays. En cause selon ces dires ? Le nombre d’immigrés, dont la majorité viennent du sous-continent asiatique et travaillent dans la construction, qui dépasserait les 13 millions de personnes (cf. encadré). À Abu Dhabi, qui a récemment organisé le Forum sur l’identité nationale, la majorité des intervenants n’ont pas hésité à évoquer explicitement les dangers qui se profilent à l’horizon, agitant par exemple le spectre des émeutes au cours desquelles, il y a deux mois, des travailleurs d’origine asiatique ont incendié des voitures et des magasins à Dubaï comme à Manama, la capitale du Bahreïn.
Le tsunami asiatique dans le Golfe
Les Emiratis flippent
Si Dubaï a choisi d’ « absorber » ces révoltes en accordant quelques primes aux ouvriers en colère, le royaume du Bahreïn tente par contre de trouver une solution durable. Le gouvernement de ce pays à majorité chiite pro-iranienne a décidé de naturaliser immédiatement un grand nombre de ressortissants des pays arabes travaillant depuis longtemps sur son territoire. Son objectif est double. D’une part, jouer le rééquilibrage entre les différentes communautés et, de l’autre, limiter le recours à la main d’œuvre asiatique en ouvrant les portes aux « frères » arabes. Jusqu’ici, ces derniers représentaient un risque de « contagion politique et religieuse », surtout les sympathisants de gauche et les Frères musulmans…
Mais la tension reste palpable. Lors du Forum sur l’identité nationale de Dubaï, le général et chef de la police Dahi Khalfan Tamimi a jeté un pavé dans la mare, en présence de hauts responsables de l’État fédéral des Émirats Arabes Unis. Il s’est demandé à voix haute si un Indien ne sera pas prochainement candidat à la présidence ! Ces propos pour le moins osés ont aussitôt fait mouche chez les « Mouatinines », les Émiratis « de souche ». Ces derniers ont préparé des pétitions comprenant des milliers de signatures qui ont été envoyées chez le chef de l’État, Cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyan et le Premier ministre, Cheikh Mohamed ben Rached Al-Maktoum.
13 Millions d’esclaves
On évalue à plus de 13 millions le nombre d’immigrés asiatiques dans les pays du Golfe. La plupart viennent du sous-continent asiatique et travaillent en majorité dans le secteur de la construction, particulièrement florissant dans la région. En novembre 2006, l’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch publiait un rapport très alarmant sur les conditions de travail (que l’on peut assimiler à de l’esclavage) de ces immigrés aux Émirats Arabes Unis. Parmi les atteintes portées, figurent notamment la confiscation des passeports, le non paiement de salaires déjà très bas et des conditions de travail ne garantissant par leur sécurité physique. Ces dernières années, des cas dramatiques de bonnes réduites à de l’esclavage, notamment indonésiennes ou philippines, sont également apparus dans la presse.
En parallèle, dans les Émirats, à Bahrein, au Koweit et au Qatar, des décisions ont été prises à un haut niveau et en toute discrétion pour anticiper le « tsunami asiatique » qui fait frémir le Golfe. Parmi ces mesures implicites, figure la diminution progressive de la dépendance envers la communauté asiatique, grâce à la diversification de la main d’œuvre étrangère. À l’avenir, les États du Golfe se tourneront en premier vers le monde arabe, puis vers la Turquie et, enfin, vers les pays musulmans de l’ex-URSS, où ils commencent à investir. Dans le même registre, les ministères du travail des États du CCG (Conseil de coopération du Golfe) ont réduit le nombre de cartes de séjour accordées aux ouvriers asiatiques de 20 % pour atteindre les 50 % à la fin 2009.
Tour de vis sécuritaire
Ces États ont également jugé utile de donner un tour de vis sécuritaire puisque les ouvriers asiatiques vivant sur les « campus » bâtis par les entreprises qui les emploient sont soumis à un couvre-feu, de 21 heures à 5 heures du matin ! Sans parler de leur infiltration par des indics, notamment pakistanais, travaillant pour les différents ministères de l’Intérieur locaux. Cette mesure est déjà entrée en vigueur en Arabie Saoudite où le prince et ministre de l’Intérieur Nayef ben Abdel Aziz supervise en personne l’opération.
Au fond, avec les émeutes de Bahreïn et de Dubaï, les pays du Golfe découvrent tout ébaudis que les communautés immigrées en provenance du sous-continent asiatique qu’ils percevaient comme dociles au point d’être traitées en esclaves, commencent à protester violemment contre leurs conditions de vie et de travail. Et menacent la stabilité des monarchies pétrolières. Ces accrochages, certes maîtrisés, ont aussi dévoilé les défaillances des systèmes sécuritaires de ces pays qui, dans leur majorité, sont supervisés par des professionnels anglo-saxons.
Bakchich
mercredi 7 mai 2008
Des milliers d'illégaux au pays
La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, s'inquiète de la façon dont l'Agence des services frontaliers assure le suivi des immigrants illégaux, dont certains sont des criminels.
Selon elle, des milliers de personnes auraient dû être renvoyées dans leur pays d'origine, mais sont toujours au pays parce qu'on a perdu leur trace.
Depuis 2003, l'agence a identifié 63 000 personnes qui devraient éventuellement quitter le pays. Mais les autorités en ont perdu de vue plus de 40 000 visées par une mesure de renvoi. On ne sait d'ailleurs pas si elles sont toujours au Canada.
La vérification a aussi permis de constater que le nombre d'immigrants illégaux ne cesse de croître d'année en année. Selon Mme Fraser, « cela remet en cause l'intégrité du système d'immigration ».
C'est la deuxième fois en six ans que la vérificatrice fait état de ses inquiétudes sur la façon dont l'Agence des services frontaliers s'y prend pour contrôler les allées et venues de personnes qui sont l'objet d'un renvoi.
Cyberpresse
Selon elle, des milliers de personnes auraient dû être renvoyées dans leur pays d'origine, mais sont toujours au pays parce qu'on a perdu leur trace.
Depuis 2003, l'agence a identifié 63 000 personnes qui devraient éventuellement quitter le pays. Mais les autorités en ont perdu de vue plus de 40 000 visées par une mesure de renvoi. On ne sait d'ailleurs pas si elles sont toujours au Canada.
La vérification a aussi permis de constater que le nombre d'immigrants illégaux ne cesse de croître d'année en année. Selon Mme Fraser, « cela remet en cause l'intégrité du système d'immigration ».
C'est la deuxième fois en six ans que la vérificatrice fait état de ses inquiétudes sur la façon dont l'Agence des services frontaliers s'y prend pour contrôler les allées et venues de personnes qui sont l'objet d'un renvoi.
Cyberpresse
mercredi 30 avril 2008
1634-2008 : descendants des fondateurs du Québec, ils plaident pour leur retour en France
De Saint-Aubain de Tourouvre aux rives du Saint-Laurent
Il y a aujourd'hui 375 années en créant la « Compagnie des Cent Associés » sous la direction de Samuel de Champlain afin de favoriser le commerce avec la Belle Province et son peuplement, à partir d'un minuscule hameau de traite, nommé Québec, le cardinal de Richelieu décidait par ordonnance royale que tout Français établis au Québec, conserverait le droit de retour, la plaine possession de sa citoyenneté et de ses facultés juridiques en Amérique du Nord et dans le royaume.
par Bertrand C. Bellaigue
Cet anniversaire coïncide avec la démarche d'une citoyenne canadienne du Québec qui a introduit par la voie légale auprès de la chancellerie française une action en reconnaissance de sa nationalité française originelle.
Dans le mémoire qu'elle a présenté le 17 avril 2006, il y a exactement deux ans, Marie-Françoise Vallée, en demandant un passeport français, soulignait que, selon elle, en droit français les Québécois et autres Canadiens « originaire François » descendant des pionniers des débuts du XVIIe siècle sont toujours Français. Sa démarche a incité un nombre encore inconnu de Québécois à former une association sous le nom de « Collectif nationalité française » animé par Marie-Françoise Vallée et Gary Gagnon, descendant direct de la famille du même nom qui a quitté Tourouvre pour le Québec en 1634 et dont la maison de famille, une longère, toujours debout, se trouve sur la nationale n° 12 au carrefour de Sainte-Anne.
Me Christian Néron, son avocat, est allé puiser aux sources du droit français et a démontré dans un mémoire présenté au consulat général de France comment, en droit, le roi de France n'avait aucune capacité légale à céder le Canada - territoires et habitants - à la couronne d'Angleterre. Ainsi, comme cela fut relevé à l'époque, le Traité de 1763 n'a pas de fondement juridique en droit français, et tous les Québécois « originaires François » peuvent légitimement revendiquer la reconnaissance de leur inaliénable nationalité française ! Ce mémoire dont on mesure les conséquences considérables a été remis en son temps auprès de la Chancellerie du Consulat général de France à Québec qui a informé l'avocat de la demande de la requérante au ministère français de la justice pour examen et étude dans le courant du mois d'avril 2006.
Selon M.-F. Vallée, le Greffier en chef du Service de la nationalité des Français nés et établis hors de France l'a informée, en janvier 2007, que sa demande de passeport avait été refusée en vertu de l'article 30-3 (la règle des cinquante ans à l'extérieur de la France) du Code civil français. Cependant, il a signalé qu'en vertu des dispositions de l'article 30, « la charge de la preuve, en matière de nationalité, incombe à celui dont la nationalité est en cause » et lui a transmis la liste de tous les documents requis à titre de preuves, entre autres, celles de remonter jusqu'à deux générations en France.
La procédure suivant son cours, le conseil de M.-F. Vallée a déposé en septembre de la même année, au Consulat de France à Québec, tous les documents exigés afin de démontrer la nationalité française de la requérante, de même qu'un argumentaire sur la « possession d'état de Français ».
Les demandeurs étaient en février dernier en attente d'une décision du ministère de la Justice.
Ce cas a son importance. Il survient 380 années après la promulgation de l'ordonnance royale 1628, confirmée par celle du roi Louis XIV en 1664 pour garantir la pérennité de la nationalité française et de tous les droits qu'elle confère à tous les Français qui avaient émigré au Québec.
Loin d'être des aventuriers, des repris de justice ou des filles de joie, c'étaient de loyaux sujets de Sa Majesté, qui avaient été recrutés - pour raison d'État, celle du peuplement de la « Belle Province » - par une compagnie commerciale créée par le cardinal de Richelieu, sous le règne de Louis XIII pour le développement du commerce avec l'Amérique du Nord française et dont les activités se poursuivaient sous le règne de Louis XVI. Ce cas met en cause les traditions et les acquis juridiques français de la Royauté de droit divin à la Ve République. La question se pose : va-t-on reconnaître ces droits acquis qu'aucun texte - apparemment - ou provision d'obsolescence n'a abrogés. Tout jugement en cette matière ne manquera pas de créer une jurisprudence embarrassante pour le pouvoir.
Une autre interrogation se présente d'une manière encore plus précise, croit-on que beaucoup de Québécois aient envie de revenir à la mère patrie, compte tenu de l'importance que revêt aujourd'hui le Québec canadien en Amérique du Nord.
Ainsi commença Le Grand Voyage
Le 4 juin 1634 : un premier groupe de quarante-cinq Français vient de débarquer devant une station de traite appelée Québec dont la première occupation remonte à 1 608 par Samuel de Champlain qui explore le Canada. Propriété de la compagnie de la « Nouvelle France » qui y exploite le monopole royal français de la pelleterie, c'est un gros village, composé de maisons en rondins construites sur la rive Sud du Saint-Laurent. Ce grand fleuve a été baptisé ainsi en mai 1534 par Jacques Cartier, subventionné par François Ier, quand il a commencé à en remonter le cours, le jour commémoratif de ce saint martyr.
Une factorerie de 250 habitants
Québec, factorerie disputée entre les aborigènes Iroquois, qui en sont les occupants primaires, les Français et les Anglais qui ne vont pas cesser de se livrer à une lutte incessante dont l'enjeu sera ce territoire.
(...)
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=39273
Il y a aujourd'hui 375 années en créant la « Compagnie des Cent Associés » sous la direction de Samuel de Champlain afin de favoriser le commerce avec la Belle Province et son peuplement, à partir d'un minuscule hameau de traite, nommé Québec, le cardinal de Richelieu décidait par ordonnance royale que tout Français établis au Québec, conserverait le droit de retour, la plaine possession de sa citoyenneté et de ses facultés juridiques en Amérique du Nord et dans le royaume.
par Bertrand C. Bellaigue
Cet anniversaire coïncide avec la démarche d'une citoyenne canadienne du Québec qui a introduit par la voie légale auprès de la chancellerie française une action en reconnaissance de sa nationalité française originelle.
Dans le mémoire qu'elle a présenté le 17 avril 2006, il y a exactement deux ans, Marie-Françoise Vallée, en demandant un passeport français, soulignait que, selon elle, en droit français les Québécois et autres Canadiens « originaire François » descendant des pionniers des débuts du XVIIe siècle sont toujours Français. Sa démarche a incité un nombre encore inconnu de Québécois à former une association sous le nom de « Collectif nationalité française » animé par Marie-Françoise Vallée et Gary Gagnon, descendant direct de la famille du même nom qui a quitté Tourouvre pour le Québec en 1634 et dont la maison de famille, une longère, toujours debout, se trouve sur la nationale n° 12 au carrefour de Sainte-Anne.
Me Christian Néron, son avocat, est allé puiser aux sources du droit français et a démontré dans un mémoire présenté au consulat général de France comment, en droit, le roi de France n'avait aucune capacité légale à céder le Canada - territoires et habitants - à la couronne d'Angleterre. Ainsi, comme cela fut relevé à l'époque, le Traité de 1763 n'a pas de fondement juridique en droit français, et tous les Québécois « originaires François » peuvent légitimement revendiquer la reconnaissance de leur inaliénable nationalité française ! Ce mémoire dont on mesure les conséquences considérables a été remis en son temps auprès de la Chancellerie du Consulat général de France à Québec qui a informé l'avocat de la demande de la requérante au ministère français de la justice pour examen et étude dans le courant du mois d'avril 2006.
Selon M.-F. Vallée, le Greffier en chef du Service de la nationalité des Français nés et établis hors de France l'a informée, en janvier 2007, que sa demande de passeport avait été refusée en vertu de l'article 30-3 (la règle des cinquante ans à l'extérieur de la France) du Code civil français. Cependant, il a signalé qu'en vertu des dispositions de l'article 30, « la charge de la preuve, en matière de nationalité, incombe à celui dont la nationalité est en cause » et lui a transmis la liste de tous les documents requis à titre de preuves, entre autres, celles de remonter jusqu'à deux générations en France.
La procédure suivant son cours, le conseil de M.-F. Vallée a déposé en septembre de la même année, au Consulat de France à Québec, tous les documents exigés afin de démontrer la nationalité française de la requérante, de même qu'un argumentaire sur la « possession d'état de Français ».
Les demandeurs étaient en février dernier en attente d'une décision du ministère de la Justice.
Ce cas a son importance. Il survient 380 années après la promulgation de l'ordonnance royale 1628, confirmée par celle du roi Louis XIV en 1664 pour garantir la pérennité de la nationalité française et de tous les droits qu'elle confère à tous les Français qui avaient émigré au Québec.
Loin d'être des aventuriers, des repris de justice ou des filles de joie, c'étaient de loyaux sujets de Sa Majesté, qui avaient été recrutés - pour raison d'État, celle du peuplement de la « Belle Province » - par une compagnie commerciale créée par le cardinal de Richelieu, sous le règne de Louis XIII pour le développement du commerce avec l'Amérique du Nord française et dont les activités se poursuivaient sous le règne de Louis XVI. Ce cas met en cause les traditions et les acquis juridiques français de la Royauté de droit divin à la Ve République. La question se pose : va-t-on reconnaître ces droits acquis qu'aucun texte - apparemment - ou provision d'obsolescence n'a abrogés. Tout jugement en cette matière ne manquera pas de créer une jurisprudence embarrassante pour le pouvoir.
Une autre interrogation se présente d'une manière encore plus précise, croit-on que beaucoup de Québécois aient envie de revenir à la mère patrie, compte tenu de l'importance que revêt aujourd'hui le Québec canadien en Amérique du Nord.
Ainsi commença Le Grand Voyage
Le 4 juin 1634 : un premier groupe de quarante-cinq Français vient de débarquer devant une station de traite appelée Québec dont la première occupation remonte à 1 608 par Samuel de Champlain qui explore le Canada. Propriété de la compagnie de la « Nouvelle France » qui y exploite le monopole royal français de la pelleterie, c'est un gros village, composé de maisons en rondins construites sur la rive Sud du Saint-Laurent. Ce grand fleuve a été baptisé ainsi en mai 1534 par Jacques Cartier, subventionné par François Ier, quand il a commencé à en remonter le cours, le jour commémoratif de ce saint martyr.
Une factorerie de 250 habitants
Québec, factorerie disputée entre les aborigènes Iroquois, qui en sont les occupants primaires, les Français et les Anglais qui ne vont pas cesser de se livrer à une lutte incessante dont l'enjeu sera ce territoire.
(...)
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=39273
China: The party is over
New rules for expats in China
In little more than 100 days, this city will open its arms to an unprecedented deluge of foreigners, many of whom will be pleasantly surprised by the dizzying array of designer boutiques, painfully hip martini bars and libertine pastimes not readily associated with an authoritarian, communist country.
But just as Beijing is promising to welcome 1.5 million visitors to the Olympic Games with newfound openness, public security officials are seeking to tighten controls over daily life, including new visa restrictions that are causing mounting anxiety among the 250,000 foreign citizens who have settled in the capital in recent years. The rules, which were introduced last week with no warning and little explanation, limit new visas to 30 days, making it difficult, if not impossible, for long-term residents to hold down jobs and maintain uncomplicated lives. The restrictions are also infuriating business leaders in Hong Kong who have become used to crossing the border with ease.
"I can't begin to explain how serious this is going to be," said Richard Vuylsteke, president of the American Chamber of Commerce in Hong Kong. "A barrier like this is going to have a real ripple effect on business."
Some of the recent measures are not entirely surprising, given security concerns and the government's desire to stage a blemish-free Olympics. They include efforts to clear away street beggars and close down shops selling pirated DVDs and also a stepped-up drive to force migrant workers back to the countryside.
Then there are the attempts to get a handle on lawlessness. Over the past month the police have raided several bars and clubs suspected of harboring drug dealers, although an operation two weeks ago that netted a group of French teenagers has provoked charges of heavy-handed police tactics.
Other restrictions can seem random, like a decision Wednesday that forced the cancellation of a popular music festival a week before its start. Organizers of the eight-year-old Midi Festival said officials told them they were concerned about security during the event, which was to include more than 80 bands, many of them from abroad. They hoped to reschedule it for after the Olympics.
Then there is the unbridled speculation: One rumor making the rounds has expat parents worried that their Chinese nannies, many of whom who are in the capital illegally, will be forced to return to their rural homes during July and August.
But most of the fear and consternation has been prompted by the new visa rules, which have thousands of foreign residents scrambling for black market documents - or contemplating leaving. Residents who in the past could easily extend yearlong tourist or business visas have been instructed to reapply at Chinese embassies in their home countries; even if their applications are approved, officials are only giving out 30-day visas.
One such person, Desmond McGarry, a jazz musician who has lived here since 2002, said he would probably return to Canada, although it would mean abandoning his apartment and friends. "It's been very comfortable until now, even if we existed in a gray zone," he said. "Maybe I'll leave and try to come back in the fall when things calm down."
The new visa rules come at a time of heightened tensions in Beijing and other cities, where public anger has been directed at Western governments and overseas news organizations seen as sympathetic to Tibetan independence. Over the past week, that discontent has fueled demonstrations at the French Embassy in Beijing and at outlets of Carrefour, a French supermarket whose executives have been accused of aligning themselves with the Dalai Lama. Some foreign residents are nervously awaiting May 1, the first day of a planned Carrefour boycott.
Although the majority of foreigners say they have seen no change in the behavior of their Chinese neighbors and co-workers, some French residents complain that nationalist ire is seeping into their daily lives. One businessman who plays tennis at a Chinese sports club said acquaintances refused to join him on the court last weekend.
More ominously, the owner of a popular French restaurant here said he was denied a visa extension on Wednesday by an official who simply told him, "It's because you're French." The man, who asked that his name and business not be printed for fear of antagonizing the authorities, said he was in a panic. "My whole life is here," he said.
In the past few years China has had a fairly lax attitude toward foreign residents, many of whom live and hold down jobs without proper work visas.
Most Westerners readily acknowledge that they enjoy privileged lives, including unspoken immunity from the tangle of rules that can complicate the lives of ordinary Chinese.
That may be about to change. Last week English-language signs began appearing directing foreigners not staying in hotels to register with the police. The regulations, which are not new but are rarely enforced, promise steep fines for those who do not comply.
Because the government has not issued formal guidelines about the new visa rules, rumors and uncertainty have been rife, and travel agents say that a handful of tourists have been denied visas without evident rationale.
Cloris Yip, the manager of Smiley Travel in Hong Kong, cited the recent example of two tourists, a Swiss and a German; the Swiss citizen received a 30-day visa while his German companion was given one for five days. The men, she said, canceled their trip.
"Maybe the Chinese government is not so happy with the Germans right now," Yip said. "Maybe they think some foreigners want to protest Tibet during the Games. Either way, you cannot argue or negotiate."
Businessmen are also feeling powerless. Hong Kong executives accustomed to visiting mainland factories or construction projects every few days are now spending one day each week waiting for new visas that are only good for a single or double visit.
Asked about the restrictions, Jiang Yu, a Foreign Ministry spokeswoman, insisted that there had been no change in visa rules. "The Chinese people will welcome foreign friends in a warm, enthusiastic and open-minded way," she said at a news conference Tuesday.
Whether or not these are just temporary measures, those who depend on foreign expertise for their businesses say the impact has been real. Collin Crowell, the managing editor of City Weekend, an English-language entertainment guide in Beijing, said the new requirements were causing panic among the magazine's freelance writers. And Raluca Riquet, an event planner who is organizing art shows for the summer, said she has been struggling to find curators with valid visas.
"We'll find a solution, but it's not so easy," said Riquet, who holds dual French and Romanian citizenship. "The government really wants to control everything and everybody before the Olympics. For us foreigners, it's a really big change."
The change has been especially bracing for those who have come to enjoy the freedoms of a place once notorious for its strait-laced, authoritarian ways. In recent years, the image of Beijing as the bastion of Mao-suited cadres and impoverished students has been supplanted by a nightlife scene that rivals the world's great cities: The city is awash in dance clubs, libidinous "lady bars" and a growing recreational drug culture.
Alarmed by the hedonistic excess, the authorities have begun cracking down. One high-profile raid took place two weeks ago in the bar district of Sanlitun, where officers with automatic weapons detained a group of French youths, who spent the night in handcuffs.
"For so long, foreigners thought this was El Dorado and that they could do things they can't do in their own country," said Axel Moreaux, the owner Le Petit Gourmand, a French café. "Not so anymore. The party is over."
http://www.iht.com/articles/2008/04/23/news/23expats.php
In little more than 100 days, this city will open its arms to an unprecedented deluge of foreigners, many of whom will be pleasantly surprised by the dizzying array of designer boutiques, painfully hip martini bars and libertine pastimes not readily associated with an authoritarian, communist country.
But just as Beijing is promising to welcome 1.5 million visitors to the Olympic Games with newfound openness, public security officials are seeking to tighten controls over daily life, including new visa restrictions that are causing mounting anxiety among the 250,000 foreign citizens who have settled in the capital in recent years. The rules, which were introduced last week with no warning and little explanation, limit new visas to 30 days, making it difficult, if not impossible, for long-term residents to hold down jobs and maintain uncomplicated lives. The restrictions are also infuriating business leaders in Hong Kong who have become used to crossing the border with ease.
"I can't begin to explain how serious this is going to be," said Richard Vuylsteke, president of the American Chamber of Commerce in Hong Kong. "A barrier like this is going to have a real ripple effect on business."
Some of the recent measures are not entirely surprising, given security concerns and the government's desire to stage a blemish-free Olympics. They include efforts to clear away street beggars and close down shops selling pirated DVDs and also a stepped-up drive to force migrant workers back to the countryside.
Then there are the attempts to get a handle on lawlessness. Over the past month the police have raided several bars and clubs suspected of harboring drug dealers, although an operation two weeks ago that netted a group of French teenagers has provoked charges of heavy-handed police tactics.
Other restrictions can seem random, like a decision Wednesday that forced the cancellation of a popular music festival a week before its start. Organizers of the eight-year-old Midi Festival said officials told them they were concerned about security during the event, which was to include more than 80 bands, many of them from abroad. They hoped to reschedule it for after the Olympics.
Then there is the unbridled speculation: One rumor making the rounds has expat parents worried that their Chinese nannies, many of whom who are in the capital illegally, will be forced to return to their rural homes during July and August.
But most of the fear and consternation has been prompted by the new visa rules, which have thousands of foreign residents scrambling for black market documents - or contemplating leaving. Residents who in the past could easily extend yearlong tourist or business visas have been instructed to reapply at Chinese embassies in their home countries; even if their applications are approved, officials are only giving out 30-day visas.
One such person, Desmond McGarry, a jazz musician who has lived here since 2002, said he would probably return to Canada, although it would mean abandoning his apartment and friends. "It's been very comfortable until now, even if we existed in a gray zone," he said. "Maybe I'll leave and try to come back in the fall when things calm down."
The new visa rules come at a time of heightened tensions in Beijing and other cities, where public anger has been directed at Western governments and overseas news organizations seen as sympathetic to Tibetan independence. Over the past week, that discontent has fueled demonstrations at the French Embassy in Beijing and at outlets of Carrefour, a French supermarket whose executives have been accused of aligning themselves with the Dalai Lama. Some foreign residents are nervously awaiting May 1, the first day of a planned Carrefour boycott.
Although the majority of foreigners say they have seen no change in the behavior of their Chinese neighbors and co-workers, some French residents complain that nationalist ire is seeping into their daily lives. One businessman who plays tennis at a Chinese sports club said acquaintances refused to join him on the court last weekend.
More ominously, the owner of a popular French restaurant here said he was denied a visa extension on Wednesday by an official who simply told him, "It's because you're French." The man, who asked that his name and business not be printed for fear of antagonizing the authorities, said he was in a panic. "My whole life is here," he said.
In the past few years China has had a fairly lax attitude toward foreign residents, many of whom live and hold down jobs without proper work visas.
Most Westerners readily acknowledge that they enjoy privileged lives, including unspoken immunity from the tangle of rules that can complicate the lives of ordinary Chinese.
That may be about to change. Last week English-language signs began appearing directing foreigners not staying in hotels to register with the police. The regulations, which are not new but are rarely enforced, promise steep fines for those who do not comply.
Because the government has not issued formal guidelines about the new visa rules, rumors and uncertainty have been rife, and travel agents say that a handful of tourists have been denied visas without evident rationale.
Cloris Yip, the manager of Smiley Travel in Hong Kong, cited the recent example of two tourists, a Swiss and a German; the Swiss citizen received a 30-day visa while his German companion was given one for five days. The men, she said, canceled their trip.
"Maybe the Chinese government is not so happy with the Germans right now," Yip said. "Maybe they think some foreigners want to protest Tibet during the Games. Either way, you cannot argue or negotiate."
Businessmen are also feeling powerless. Hong Kong executives accustomed to visiting mainland factories or construction projects every few days are now spending one day each week waiting for new visas that are only good for a single or double visit.
Asked about the restrictions, Jiang Yu, a Foreign Ministry spokeswoman, insisted that there had been no change in visa rules. "The Chinese people will welcome foreign friends in a warm, enthusiastic and open-minded way," she said at a news conference Tuesday.
Whether or not these are just temporary measures, those who depend on foreign expertise for their businesses say the impact has been real. Collin Crowell, the managing editor of City Weekend, an English-language entertainment guide in Beijing, said the new requirements were causing panic among the magazine's freelance writers. And Raluca Riquet, an event planner who is organizing art shows for the summer, said she has been struggling to find curators with valid visas.
"We'll find a solution, but it's not so easy," said Riquet, who holds dual French and Romanian citizenship. "The government really wants to control everything and everybody before the Olympics. For us foreigners, it's a really big change."
The change has been especially bracing for those who have come to enjoy the freedoms of a place once notorious for its strait-laced, authoritarian ways. In recent years, the image of Beijing as the bastion of Mao-suited cadres and impoverished students has been supplanted by a nightlife scene that rivals the world's great cities: The city is awash in dance clubs, libidinous "lady bars" and a growing recreational drug culture.
Alarmed by the hedonistic excess, the authorities have begun cracking down. One high-profile raid took place two weeks ago in the bar district of Sanlitun, where officers with automatic weapons detained a group of French youths, who spent the night in handcuffs.
"For so long, foreigners thought this was El Dorado and that they could do things they can't do in their own country," said Axel Moreaux, the owner Le Petit Gourmand, a French café. "Not so anymore. The party is over."
http://www.iht.com/articles/2008/04/23/news/23expats.php
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