mardi 7 septembre 2010

Les dépressions et suicides coûtent cher au Japon

AFP

Près de 25 milliards d'euros. Voilà le coût engendré, l'an dernier au Japon, par les arrêts de travail des dépressifs et les manques à gagner dus aux personnes qui ont mis fin à leur jour, ajouté au prix des diverses allocations et coûts médicaux pour soigner les personnes souffrantes, selon une étude gouvernementale inédite publiée mardi 7 septembre.

Sur cette somme, 17,7 milliards d'euros sont des salaires et revenus qui n'ont pu être versés en raison du suicide de leurs bénéficiaires, et n'ont pu être réinjectés dans l'économie. Le taux de suicide au Japon dépasse 25 pour 100 000 habitants, soit presque le double de la moyenne mondiale, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le pays connaît une nette poussée suicidaire depuis le milieu des années 90.

lundi 6 septembre 2010

"le fait est que ces gens sont devenus des parasites "

Alors que les ministres de l’Intérieur de plusieurs pays de l’UE se réunissent le 6 septembre à Paris pour discuter de l’immigration, la politique du président français à l’encontre des Roms est critiquée en France comme à l’étranger. L'éditorialiste en chef de The Independent prend pourtant sa défense.

Mary Dejevsky

Vers la fin des vacances d'été, Nicolas Sarkozy a donné des instructions pour que les bidonvilles et les camps roms qui s'étaient multipliés aux abords des villes et des banlieues françaises soient démantelés et que leurs habitants soient regroupés et expulsés. Expulsions qui ont fait l'effet d'une bombe dans toute l'Europe. Leurs motifs ont été remis en question : Sarkozy n'essayait-il pas par hasard d'user bassement de démagogie pour détourner l'attention de sa propre impopularité ? Ne foulait-il pas aux pieds la législation – car, après tout, les Roms ne sont-ils pas des citoyens de l'Union européenne, dotés du droit de circuler librement ? Le Vatican s'en est mêlé, et les Nations unies, par le truchement de leur Comité pour l'élimination de la discrimination raciale, ont demandé à la France de faire davantage d'efforts pour intégrer les familles roms, assurer l'instruction de leurs enfants et les installer dans des logements décents.

Ce qui relève bien entendu d'un idéal louable et qui semble parfaitement juste, mais ne vous sert pas à grand chose lorsque vous êtes un citoyen français qui a passé toute sa vie en France, a payé ses impôts et s'est réveillé un beau matin pour trouver au pied de son jardin un campement du tiers-monde – disons le mot – qui grossit de jour en jour. Que sont censés faire les pouvoirs publics ? Il ne s'agit pas ici de nomades qui achètent une parcelle et profitent d'un week-end de trois jours pour s'y installer au mépris du code de l'urbanisme ; mais d'une incursion d'un genre tout à fait différent.

Une vérité crue et politiquement incorrecte

Lorsque l'Italie s'est trouvée confrontée à un problème similaire, voilà quelques années, le gouvernement a fermé les yeux sur l'apparition de milices privées très inquiétantes. Si la France n'en est pas arrivée là, c'est peut-être parce que Nicolas Sarkozy a pris le taureau par les cornes. Pour condamner son action, il faut proposer une autre solution, ce qui est très difficile à trouver. Des familles entières vivent sans sanitaires ni aucune commodité, travaillant au noir quand elles travaillent, et leur vie est cependant plus agréable et plus avantageuse en France qu'elle ne l'était, ou ne le serait, là d'où elles sont originaires. Elles n'ont aucune raison de repartir. Or, le fait est que ces gens sont devenus des parasites pour une civilisation qu'ils n'ont pas contribué à construire, ni matériellement, ni culturellement, et qu'ils ne pourraient pas reproduire pour eux-mêmes.

Telle est la vérité crue, et politiquement incorrecte. Ces expulsions pourraient bien engendrer un mouvement de va-et-vient sans fin si les expulsés tentent de revenir. Mais le contribuable français doit-il payer l'école, les services publics, la formation professionnelle des familles roms pour leur donner un niveau de vie acceptable en France ? Pourquoi la France devrait-elle faciliter leur intégration quand la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie et d'autres pays ont botté en touche ? Et si elle ne le fait pas, les Roms peuvent-ils, ou devraient-ils, être déchus de la liberté de circulation en vigueur dans l'ensemble de l'Union européenne, bien que ce soit déjà quasiment inapplicable dans la pratique ?

Mariages forcés, rapts, infirmités et crimes d'honneur

Il est malhonnête d'affirmer que l'on peut facilement faire coexister des niveaux de vie et des attentes aussi opposés et que les nouveaux venus peuvent être accueillis sereinement, ou accueillis tout court, sans lourdes dépenses et sans une énorme dose de bonne volonté. Le défi posé par les Roms n'est pas non plus un cas isolé.

Voilà environ un an, un rapport allemand a conclu que, contrairement aux prédictions, les Turcs allemands de deuxième et de troisième génération se mariaient en Turquie, provoquant ainsi une nouvelle vague inattendue de ce que l'on appelait autrefois l'immigration primaire", et freinant leur intégration. Un phénomène similaire s'observe dans les communautés pakistanaises et bengalaises en Grande-Bretagne, qui ont reproduit leur organisation villageoise dans certains quartiers des villes britanniques et vont chercher leurs conjoints "au pays".

L'idée qui veut que l'intégration n'est qu'une simple question de génération n'a pas été prouvée. La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne sont toutes trois allées chercher de la main d'œuvre à l'étranger, bon marché de préférence. Mais, en réalité, en recrutant dans les zones rurales de pays moins développés, nous avons délocalisé des villages entiers et importé des microcosmes victimes d'un retard que nous avions comblé ici. Avec l'arrivée des conjoints et des personnes à charge qu'ils peuvent légalement faire venir de leur pays d'origine, le Royaume-Uni se trouve désormais confronté à un problème de votes frauduleux, de mariages forcés, de rapts, de "crimes d'honneur" et d'infirmités physiques – comme l'a montré un récent numéro de l'émission Dispatches sur Channel 4 – causées par les mariages entre cousins germains. La tuberculose, la maladie des quartiers pauvres de l'ère victorienne, qui avait été quasiment éradiquée, fait son retour, et les traitements réclament de l'argent et des moyens en personnel que les pays riches auraient peut-être souhaité utiliser ailleurs.

Dans un sens, c'est le sempiternel épineux problème du post-colonialisme, et nos générations post-coloniales ne devraient peut-être pas lésiner sur les dépenses ; après tout, nous nous sommes servis de ces pays autrefois. Toutefois, les juxtapositions que l'on observe aujourd'hui, et qui sont le résultat de migrations transfrontalières massives, menacent de provoquer un choc des civilisations, dans lequel se confronteront non pas les religions, mais les niveaux de vie, et ce juste devant notre porte.

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/332391-pourquoi-sarkozy-raison

Britain to announce student visas crackdown

(AFP)

LONDON — Britain is to outline a crackdown on people arriving on student visas Monday as it bids to tighten its immigration system, described by a minister as "largely out of control".

Immigration Minister Damian Green said the government had inherited a system which was "largely out of control" and described the number of foreign students being let in as "unsustainable", in comments quoted by the BBC.

In a speech Monday, he is to call for "smarter immigration controls," according to extracts pre-released by the Home Office.

New Home Office research has revealed that of 186,000 foreign students granted visas in 2004, more than one-fifth were still in Britain five years later. Officials fear many may be working illegally.

The number of visas being issued to students and their dependants had risen to over 300,000 by this year, the figures added.

Green will say that Britain needs "smarter immigration controls -- controls which bear down on the numbers coming and welcome those we really need here."

He will add: "We cannot assume that everyone coming here has skills that the UK workforce cannot offer and we will not make Britain prosperous in the long-term by telling our own workers not to bother to learn new skills as we can bring them all in from overseas."

The Conservatives have promised to cut net migration from hundreds of thousands to tens of thousands annually.

vendredi 3 septembre 2010

SEXISME - Les filles se croient plus intelligentes que les garçons (BBC)

Les clichés ont la vie dure. Dès leur plus jeune âge, les filles pensent qu’elles sont plus intelligentes que les garçons. Une étude britannique montre que les représentations véhiculées par la société ont un impact réel sur les jeunes enfants et sur leur perception de leurs propres capacités.

Les chercheurs ont demandé à des enfants s’ils pensent être plus ou moins intelligents que leurs camarades du sexe opposé. Dès l’âge de 4 ans, les petites filles estiment “être plus intelligentes, plus sages et plus capable d’efforts” que les garçons du même âge. Cette perception met plus de temps à s’imposer chez les garçons, mais ils finissent aussi par l’accepter. A partir de l’âge de 8 ans, ils sont une majorité à estimer que les filles sont plus intelligentes.

Le problème de ces idées reçues est qu’elles peuvent finir par devenir “auto-réalisatrices”, notent les chercheurs, et donc à influer sur les résultats des uns et des autres.

Les chercheurs ont en effet fait passer un test à deux groupes mixtes. Au premier groupe, ils ont affirmé que les garçons ne réussissent pas aussi bien que les filles. Ils n’ont rien dit au second groupe. Dans le premier groupe, les résultats des garçons ont été significativement plus bas que ceux des filles. Les garçons du second groupe ont eu des résultats identiques à ceux des filles.

jeudi 2 septembre 2010

Le 'multi-culti' s’affiche volontiers les jours de fête mais se vit beaucoup moins au quotidien

L’échec de l’intégration à la luxembourgeoise

On aurait tendance à penser que dans le pacifique et prospère grand-duché, immigrés et autochtones vivent en harmonie. Les banlieues ne s'enflamment pas et, dans les quartiers des banques ou de l'eurocratie, on apprend vite à dire "moien" et à adopter le paisible rythme local. Pourtant, à en croire Le Jeudi, les communautés qui "cohabitent plus ou moins bien se mélangent peu. Les amis, les maris, voire les employeurs sont choisis parmi un cercle de même nationalité, langue ou culture. Plus de 90% des Luxembourgeois ont un conjoint luxembourgeois, idem pour les Portugais. Le 'multi-culti' s’affiche volontiers les jours de fête mais se vit beaucoup moins au quotidien".

Voilà pourquoi, affirme l'éditorialiste Laurence Harf, il est "difficile dans ces conditions de cerner une société luxembourgeoise", qui comprenne à la fois la "transnational upper class, l'élite bancaire et européenne, l'mmigration économique en provenance du Portugal ou d’ex-Yougoslavie et les Luxembourgeois de sixième génération". Et pourtant, raconte Le Quotidien, selon un récent sondage, face à certaines catégories, les habitants du Grand-Duché, toute origine confondue, font preuve à une inquiétante minorité d'une certaine hostilité.


http://www.presseurop.eu/fr/content/billet-de-blog/325801-l-echec-de-l-integration-la-luxembourgeoise

Au Brésil, le taux d'assassinats a augmenté de 32% en 15 ans

Le taux d'homicides au Brésil, l'un des pays les plus violents du monde, a augmenté de 32% en quinze ans, a révélé mercredi l'Institut brésilien de géographie et statistiques (Ibge), qui précise que les assassinats touchent dix fois plus les hommes que les femmes.

Le taux moyen d'homicides, qui était de 19,2 pour 100.000 habitants en 1992, a grimpé à 25,4 en 2007, soit une hausse de 32%, indique l'Ibge dans une enquête fondée sur des données du ministère de la Santé.

Le Brésil n'est cependant pas le pays le plus violent d'Amérique latine. Cinq autre pays, notamment la Colombie et le Venezuela, présentent des statistiques plus mauvaises en la matière.

AFP

mercredi 1 septembre 2010

Les effets de l’identité sociale sur l’exposition sélective à des informations concernant des endogroupes et des exogroupes

Silvia Knobloch-Westerwick & Matthias R. Hastall

Des hypothèses ont été testées dans une analyse de données secondaires tirées d’une expérience sur l’exposition sélective à des articles d’information positifs ou négatifs portant sur des individus de même âge ou d’âge différent de soi. Un échantillon de 178 jeunes adultes (18-30 ans) et de 98 adultes plus âgés (50-65 ans) ont parcouru un magazine d’information en ligne alors que leur temps de lecture était enregistré par un logiciel. Les individus plus jeunes (statut élevé, incertitude élevée) ont généralement concentré leur lecture sur les histoires concernant les individus du même âge qu’eux, préférant les nouvelles positives à propos de cet endogroupe. Les participants plus âgés (faible statut et faible incertitude) étaient plus susceptibles de sélectionner des informations négatives à propos des jeunes que des informations positives à propos de cet exogroupe ou que des informations négatives à propos de personnes plus âgées. De plus, l’exposition à des informations négatives concernant les individus plus jeunes a renforcé l’estime de soi chez les participants plus âgés.

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1460-2466.2010.01495.x/abstract