mercredi 22 juin 2011

"Non, l’immigration n’est pas une chance pour la France. C’est un mensonge entretenu depuis 30 ans."


Le député communiste André Gérin dans son blog dénonce le sabordage de son parti qui soutiendra Mélenchon pour la prochaine élection présidentielle.
 Dans ce billet, Après la désignation de Jean-Luc Mélenchon candidat du PCF, il ecrit « je ne voterai pas pour Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle en avril 2012 » car Mélenchon n’aura à cœur que "négocier un ministère avec Martine Aubry et le Parti socialiste".
Mais ce qui fait parler le petit monde de la gauche c’est la phrase : Non, l’immigration n’est pas une chance pour la France. C’est un mensonge entretenu depuis 30 ans. Oui c’est une chance pour le capitalisme financier, pour diviser, pour exploiter, pour généraliser l’insécurité sociale, exclure, ghettoïser des millions de familles et de jeunes français de la vie sociale et politique."
"La gauche a épousé les thèses du grand patronat avec ce discours irresponsable où il faudrait régulariser tous les sans-papiers, elle prône l’immigration comme le demandent Laurence Parisot et Christine Lagarde pour une main d’œuvre à bon marché.
Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, a dénoncé les déclarations d'André Gérin : « Les déclarations d'André Gérin sur l'immigration sont indignes. Elles soulèvent le cœur. Par ses luttes et ses engagements, le Parti communiste Français a toujours combattu de tels discours ».
Aprés les anathèmes lancés par la gauche dont on commence à avoir l’habitude on peut se poser une question mais ce député du PC a-t-il donc raison où du moins parle t il d'une réalité que peu d'entre nous connaisse... ?
Dénonce-t-il un fait historique, l’immigration n’a t elle eu qu’un but la baisse des salaires des Français et la destruction des mouvements ouvriers trop revendicateurs….pour le patronat de l’époque... 
Peu avant sa mort, le président Pompidou, avoua avoir ouvert les vannes de l’immigration en France à la demande des grands patrons, comme Francis Bouygues désireux de pouvoir bénéficier d’une main d’œuvre nombreuse et bon marché.

De nos jours, rien de nouveau sous le soleil, les secteurs économiques demandant une force étrangère sont de plus en plus nombreux et les forces de gauche, se sont ralliées à l’idée immigrationniste.
Et quand Gérin déclare que la gauche a abandonné la classe ouvrière il a totalement raison le rapport Terra Nova explique : "La classe ouvrière n'est plus le cœur du vote de gauche, elle n'est plus en phase avec l'ensemble de ses valeurs, elle ne peut plus être comme elle l’a été..."
Dans cet essai, on peut aussi lire " les classes populaires font partie d'un ensemble surnommé« électorat intermédiaire », composant un « no man's land incertain et instable » d’ ouvriers, d’employés, de professions intermédiaires et de classes moyennes supérieures tout en nous disant que la gauche se heurte désormais à un obstacle de taille : le nouveau Front national.
"En voie de dédiabolisation, et donc bientôt fréquentable, le FN de Marine Le Pen a opéré un retournement sur les questions socioéconomiques, basculant d’une posture poujadiste néolibérale (anti -Etat, anti fonctionnaires, anti-impôts) à un programme de protection économique et sociale équivalent à celui du Front de gauche".
Selon  un rapport qui date de 2009, et émane du Conseil d’Analyse Economique (CAE). Le CAE est un organe placé auprès du Premier ministredont on peut lire une analyse dans un article de Marianne..
 Voici un extrait :
- Elle explique d’abord qu’en économie, la notion de « pénurie » de main d’œuvre dans un secteur d’activité donné n’a pas de sens en période de chômage.
« Du point de vue de la science économique, la notion de pénurie n’est pas évidente » nous dit ce rapport, ajoutant que le « fait que certains natifs rejettent certains types d’emplois peut simplement signifier que les travailleurs ont de meilleures opportunités que d’occuper ces emplois, et donc que les salaires correspondants devraient augmenter pour qu’ils soient pourvus » (page 45).

« Autrement dit, une pénurie de main d’œuvre se forme lorsqu’un secteur n’offre pas les salaires jugés suffisants pour devenir attractif. Poursuivons le raisonnement, et alors on comprend qu’au lieu d’augmenter les salaires, le patronat a tout intérêt à créer une pénurie, qu’il comblera en allant chercher ailleurs une main d’œuvre prête à accepter des salaires plus faibles ».
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-depute-pcf-cree-la-polemique-en-96377

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